Egypte/droits de l'Homme: un procès pour diffamation ajourné au 26 juin
AFP | 22-05-10
Le procès de deux militants des droits de l'Homme et d'un blogueur accusés de diffamation s'est ouvert samedi au Caire, avant d'être ajourné au 26 juin à la demande de la défense, a-t-on appris de source judiciaire.Gamal Eid, directeur du Réseau arabe pour les informations sur les droits de l'Homme (RAIDH), Ahmad Saif al-Islam, responsable du Centre Hicham Moubarak pour les droits de l'Homme, et le blogueur Amr Gharbeia sont également poursuivis pour chantage et mauvaise utilisation d'internet.
L'affaire remonte à février 2007, quand MM. Eid et Saif el-Islam, qui sont également avocats, avaient accusé, dans un communiqué notamment mis en ligne par M. Gharbeia, le juge Abdel Fattah Mourad d'avoir plagié dans un livre des parties entières d'un rapport du RAIDH, a indiqué dans un communiqué l'organisation Human Rights Watch.
Le juge avait alors contre-attaqué en portant plainte, accusant notamment les deux avocats d'avoir menacé de le dénoncer s'il ne leur donnait pas d'argent, selon HRW.
M. Eid, l'un des avocats des droits de l'Homme le plus en vue d'Egypte avec M. Saif al-Islam, a affirmé samedi à l'AFP que les accusations de M. Mourad étaient "fausses".
"Nous avons répété aujourd'hui devant le tribunal que ces accusations n'étaient pas fondées", a-t-il dit.
Dans son communiqué, HRW fustige les lois "subjectives" sur la diffamation en Egypte, "qui sont devenues un moyen puissant d'étouffer le journalisme d'investigation et de museler les critiques".
"Le procureur n'aurait jamais dû renvoyer cette affaire devant la justice", a estimé Joe Stork, un responsable d'HRW, qui note que les accusés défendent de longue date les droits de l'Homme en Egypte.
"En poursuivant ces hommes sur des chefs d'accusation bidon, le gouvernement égyptien ne fait pas seulement du tort à ces trois hommes, mais aussi à tous les gens qu'ils aident.







