USA : Fuck the FCC....???
la justice américaine, en l’occurrence la cour d’appel de Manhattan, réalise qu’il n’est pas possible d’interdire de proférer ce que la FCC (l’équivalent du CSA aux Etats Unis) estime être des obscénités sans définir ce que précisément elle entend par ce terme.
Faute de quoi, il est impossible pour les cha*ines de savoir ce qui est licite ou pas...!!!!.
Dans les années 70, la FCC avait interdit toute référence au sexe, aux organes sexuels et aux excrétions. A l’époque, un juge de la cour suprême des USA avait dit qu’il ne savait pas comment définir ces termes en peu de mots, peut-être même qu’il serait impossible de les définir de manière claire mais il savait les reconnaitre quand il les entendait.......
La cour statuait sur le cas Bono, du groupe U2 qui lors des Golden Globe Awards de 2003 avait proféré « the F Word », autrement dit Fuck (baiser). La FCC avait condamné la ch*aine qui diffusait le show en direct.
En 2009, la cour suprême des USA avait indiqué que la FC avait tout à fait le droit d’interdire les jurons (« profanity ») sur les ondes nationales mais la cour avait refusé de statuer si cette interdiction allait à l’encore du premier amendement de la constitution qui garantit la liberté de parole.
La cour suprême avait alors renvoyé le dossier à la cour d’appel qui devait statuer sur ce problème.
La FCC a indiqué qu’elle étudiera la décision de la cour d’appel en sachant que la commission veut protéger les enfants et les parents tout en respectant le premier amendement.
Donc la cour d’appel estime que la FCC viole ce premier amendement car ces décisions sont anticonstitutionnelles car trop <vagues >
Il est évident que les diffuseurs et les partisans de la liberté de parole sont satisfaits.
Par contre, dans l’autre camp, on estime que la loi est suffisamment claire en interdisant de diffuser des propos indécents aux heures où les enfants peuvent les entendre.
« Trois juges ont décidé que l’on pouvait dire le mot F.. devant des enfants. Pour les parents et les familles du pays, cette décision n’est rien d’autre qu’une gifle ».
La FCC a considéré que le mot Fuck est le mot le plus vulgaire, graphique et explicite de la langue anglaise et il a donc une connotation sexuelle évidente.
Il est probable que le cas devra être étudié une nouvelle fois par la cour suprême.
L’association nationale des diffuseurs a indiqué que ses membres continueront à proposer des programmes qui reflètent la diversité des différentes communautés qui les regardent. Elle pense que tout ceci devrait relever de la responsabilité des réseaux et des stations locales. De plus, les nouvelles technologies permettent de bloquer automatiquement un programme si nécessaire (ce qu’en France on appelle le double cryptage). Tout ceci vaut mieux que les régulations imposées par le gouvernement.
Pour la Fox, «nous continuerons à nous efforcer d'éliminer jurons des retransmissions en direct, mais pour la diffusion en direct, il faut accepter qu’il y ait des malheureux cas isolés où un langage inapproprié pourrait passer.
Autre problème qui devenait de plus en plus criant : l’interdiction ne concernait que les chaînes hertziennes diffusées en clair. Les chaînes payantes du câble ne sont pas touchées. Désormais, la différence entre les deux types de chaines devient de plus en plus ténue, d’autant plus que les grands réseaux ont demandé et obtenu d’être payées par les câblo-opérateurs.
Prochainement, une autre cour d’appel devra statuer sur l’affaire « Nipplegate » avec Janet Jackson qui avait montré un sein, un cas plus simple car on est réellement dans une affaire de sexe explicite (quoi que…). Par contre, comme pour l’autre cas, la cour devrait décider si la ch*aine qui diffusait le programme en direct peut être tenu pour responsable et donc doit payer une amende.
Rédacteur : Serge Surpin




