edito de télé satellite : la tete dans le sable.... Si l’on en croit tout ce que nous pouvons lire dans les quotidiens régionaux dont les zones de diffusion sont déjà touchées par le passage au tout numérique, tout ne se passe pas aussi bien que les communiqués de France T€l€ Numérique, voire ceux de la secrétaire d'État à la prospective et au développement de l'économie numérique, en poste depuis 18 mois, Nathalie Kosciusko-Morizet, ne le laissent entendre.
Les problèmes semblent bien plus importants qu’ils n’ont été estimés, voire anticipés par le gouvernement.
Il est vrai que les deux zones de tests préalables, Coulommiers et Kaysersberg, étaient très limitées et pas réellement représentatives des régions françaises qui basculent au « tout numérique ».
Les leçons qui ont été tirées de ces tests n’ont donc pas été particulièrement utiles pour appréhender toutes les difficultés que soulève le passage à la TNT, et ce non seulement pour l’habitat individuel, mais aussi, et surtout, pour l’habitat collectif.
Dans ce dernier cas, il faut bien reconnaître que les professionnels concernés, particulièrement les syndics et autres administrateurs de biens ne se sont pas précipités pour prévoir les équipements et les adaptations techniques nécessaires à la réception TNT dans les immeubles.
Comme souvent en France, on attend la dernière minute pour voir ce qui se passe et, éventuellement, réagir… Bien entendu cette attitude a contraint, d’après de nombreux témoignages publiés dans la presse, plusieurs milliers de foyers à l’écran noir pendant des jours, voire des semaines…
De plus, et c’est paradoxal, parfois, même ceux qui s’y étaient pris à temps (les meilleurs !), se sont trouvés piégés par les modifications de fréquences le jour de la bascule au tout numérique, changements prévus et organisés par les services techniques du CSA : il a fallu que les techniciens interviennent à nouveau sur les installations collectives pour les mettre à niveau !
A cela s’ajoutent les improvisations techniques des plans de fréquences et des puissances des sites d’émission, qui ont connu des modifications techniques de dernière minute sous la contrainte des dysfonctionnements de réception.
On pouvait se douter que de telles opérations, qui sont des opérations d’envergure, où tous les paramètres techniques avaient été anticipés tant par le CSA que les différents diffuseurs (TDF, Towercast…), ne se dérouleraient pas sans difficulté. Mais il apparaît que trop souvent les informations venues de la base, principalement les antennistes et autres installateurs, qui sont réellement sur le terrain, n’ont pas été prises en compte par le « sommet ».
Comme toujours, nos « élites » ont trop souvent, un mépris de la « base » : en l’occurrence c’est ce qui s’est passé ! Beaucoup de problèmes auraient pu être évités, si nos « têtes pensantes » n’étaient pas restées dans le sable.
Espérons que les régions qui ont déjà subi la bascule numérique serviront, enfin, d’exemple pour celles qui vont venir, après la pause de l’été : d’ici à la fin de cette année 2010 se succéderont la Champagne Ardenne, la Lorraine, le Centre, le Poitou Charente, la Bourgogne, la Franche-Comté et le Nord-Pas de Calais.
Rappelons que tout doit être terminé d’ici le 30 novembre 2011 !
Gilbert DRANER




