La Hadopi dénonce "les fausses affirmations" d'un site qui prétend défendre les internautes
AFP | 04-09-10
La Haute autorité pour la protection des droits sur internet (Hadopi), en charge de la lutte contre le téléchargement illégal, a dénoncé samedi "les fausses affirmations répandues par un supposé service de recours", Sos-hadopi.fr, qui doit être lancé dans les prochains jours.Sos-hadopi.fr "est un service d'assistance technique et juridique qui propose d'aider les internautes face au +délit de négligence caractérisée+ instauré par la loi Hadopi", affirment ses créateurs sur Facebook.
Il s'agit de Renaud Veeckman, qui avait lui-même déposé la marque Hadopi, Jérôme Bourreau-Guggenheim, ancien responsable du Pôle Innovation Web de TF1 licencié pour avoir critiqué la loi Hadopi, et Christophe Berhault, responsable du site de partage de musique YoosMedia.
Sos-hadopi.fr affirme que l'internaute soupçonné de téléchargement illégal "sera obligé d'installer un logiciel dit de sécurisation, véritable spyware censé consigner l'ensemble de ses activités numériques".
Sos-hadopi.fr, qui stigmatise "une atteinte violente à la vie privée", se présente comme "une réponse légale aux +dérives+ de la Hadopi, qui permet aux internautes "de prouver leur innocence sans avoir recours à l'installation de ce logiciel espion".
La Hadopi affirme pour sa part dans un communiqué qu'il s'agit d'affirmations "totalement mensongères" et dénonce "les amalgames effectués par les promoteurs de ce service commercial".
La loi "n'entraîne aucune obligation d'installation par les internautes d'un logiciel particulier pour +prouver leur innocence+", souligne-t-elle. "A aucun moment l'internaute n'est présumé +coupable+ dans la procédure de réponse graduée mise en oeuvre par l'Hadopi", ajoute-t-elle.
"Les affirmations consistant à dire +vous allez être obligé d'installer un logiciel espion pour prouver votre innocence+, c'est faux de A à Z", a déclaré à l'AFP Eric Walter, secrétaire général de la Hadopi.
"On induit en erreur le grand public et on lui fait peur, alors qu'il n'y a pas lieu", a-t-il ajouté.




