OVH vient d'annoncer que la justice n'avait pas imposé à l'hébergeur de fermer le site Wikileaks. Sollicité par trois fois, la Justice a rejeté plusieurs requêtes lui demandant de statuer s'il était légal ou non d'héberger une partie du site Wikileaks, indique Octave Klaba sur le forum d'OVH
Dans ce post, le dirigeant d'OVH, indique que 3 requêtes ont été présentées successivement devant les Tribunaux de Grande Instance de Lille et de Paris. Suite aux déclarations d'Eric Besson, OVH a souhaité requérir l'avis des juges sur la légalité du site Wikileaks. "Nous n'avons pas fait la procédure en référé, car elle demande qu'une partie assigne en justice une autre partie. Ensuite seulement le débat contradictoire peut avoir lieu et le juge peut se prononcer. Comme Ovh n'est ni pour ni contre ce site, nous n'avons pas à assigner notre client", a expliqué Octave Klaba.
Une première requête, jugée incomplète, a été rejetée par la Tribunal de Grande Instance de Lille.
Le Tribunal de Grande Instance de Paris, aurait refusé de se prononcer estimant qu'un débat contradictoire était nécessaire dans le dossier Wikileaks.
Octave Klaba indique également qu'aucune notification de contenu illicite ne lui a été transmis. Enfin, le patron d'OVH rappelle que dans le cas de Wikileaks, OVH n'est pas directement l'hébergeur du site. "Contractuellement Ovh assure la prestataire technique pour des hébergeurs c'est à dire la fourniture d'un serveur, de l'électricité, du refroidissement, les bâtiments pour la sécurité physique et la connexion Internet", précise Octave Klaba.





