La TMP (Télévision Mobile Personnelle) selon le standard DVB-H a échoué en Italie. L'opérateur TIM jette l'éponge. Vodafone devrait suivre. Les clients ont préféré se tourner vers des clés 3G. Au final, tout le monde devrait être heureux avec la redistribution des fréquences libérées par la TMP.

(Source EuroTMT) C'est officiel: la télévision mobile de l'opérateur mobile italien TIM va s'éteindre d'ici le 31 décembre prochain. Ses résultats étaient catastrophiques en termes d'audimat. L'opérateur italien, qui avait signé un contrat avec le groupe audiovisuel Mediaset, propriété de la famille Berlusconi, a préféré jeter l'éponge. TIM devait verser 14 millions d'euros par an à Mediaset auxquels s'ajoutaient les frais de diffusion, soit au total 140 millions d'euros.

L'opérateur Vodafone devrait prendre une décision identique d'ici 2011. C'est en effet l'an prochain que le contrat signé entre Vodafone et Mediaset pour une période de cinq ans arrivera à échéance. D'où la décision de Vodafone d'attendre quelques mois pour éviter de payer des pénalités inutiles. Le contrat « clé en main » signé par les deux opérateurs leur permettait d'utiliser les fréquences de Mediaset et son réseau pour transmettre un service audiovisuel selon la technologie DVB-H.

De son côté, l'opérateur mobile 3Italia, qui avait participé à l'aventure de la télévision mobile, avait joué les nababs en rachetant carrément toutes les fréquences de la chaine Canale7 pour la somme de 220 millions d'euros. Une opération d'une telle envergure que dans l'immédiat, 3Italia préfère offrir un service gratuit à ses abonnés et ne pas éteindre sa télévision. Quant à l'opérateur Wind, il a toujours refusé de se lancer dans la télévision mobile, et il ne doit pas par conséquent se poser de questions.

En décidant d'emprunter le chemin de la TMP selon le standard DVB-H, les opérateurs mobiles italiens avaient commencé par dresser des plans faramineux sur la comète. Du coté de 3Italia par exemple, l'administrateur délégué Vincenzo Novari estimait à 7 millions le nombre d'utilisateurs d'ici 2011 et un chiffre d'affaires de 3 milliards d'euros en Italie. Hélas pour les opérateurs, ces résultats n'ont jamais été atteints.

A qui la faute ? Aux opérateurs qui s'étaient contentés en 2006 de transvaser les programmes de télévision sur les mobiles sans oser inventer de nouveaux contenus? Ou d'Internet qui va toujours plus loin en termes de vitesse et d'offres et permet donc de livrer des contenus via les réseaux 3G traditionnels ? Le fait est que la clientèle s'est vite fatiguée et a préféré s'offrir des petites clefs USB servant de modems 3G pour naviguer sur internet. Du coup, les opérateurs mobiles se disent aujourd'hui qu'il vaut mieux investir sur ...