Le PDG de la firme à la pomme doit présenter ce lundi un nouveau service, baptisé iCloud, qui permettra d'écouter de la musique stockée sur internet.
Le PDG d'Apple Steve Jobs doit faire, lundi 6 juin, sa deuxième apparition publique depuis le début de son congé maladie en janvier pour présenter iCloud, un site de stockage en ligne qui pourrait notamment servir de bibliothèque musicale, et les nouvelles versions de ses systèmes d'exploitation Mac OS X et iOS. Rompant avec son habitude d'entourer ses annonces d'une aura de mystère, le fabricant informatique américain a révélé à l'avance ce que Steve Jobs, en congé maladie pour une durée indéterminée, allait présenter lors de la Conférence internationale des programmeurs informatiques (WWDC) de San Francisco
La conférence débutera à 19h, heure française. "Apple dévoilera sa nouvelle génération de logiciels, Lion, huitième édition du système d'exploitation Mac OS X, ainsi que iOS 5, la dernière version du système opérationnel" pour iPhone et iPad, a indiqué le groupe. Le mystère iCloud Apple dévoilera également et surtout iCloud, une offre de services dématérialisés
"iCloud ne fait l'objet que d'une petite ligne dans le communiqué de presse", pointe Michael Gartenberg, un analyste de la société de recherche technologique Garter
"Mais c'est ce qui suscite le plus d'intérêt car nous ne savons rien à ce sujet." Selon diverses sources, iCloud permettrait d'écouter en streaming (en flux continu) de la musique stockée sur ses serveurs, selon le principe de l'informatique dématérialisée
Cela permettrait d'éviter aux internautes d'avoir à synchroniser leurs tablettes ou baladeurs avec le disque dur d'un ordinateur. Le New York Times rapportait vendredi qu'Apple avait presque achevé ses discussions avec les principaux distributeurs de musique et avait obtenu des accords avec les quatre principales maisons de disques. Le Los Angeles Times croit lui savoir qu'iCloud sera dans un premier temps proposé gratuitement aux utilisateurs d'iTunes, la boutique en ligne d'Apple, et qu'il leur sera demandé par la suite de souscrire un abonnement entre 20 et 25 dollars par an (entre 14 et 17 euros). La concurrence déjà présente Fin mars, Amazon a lancé des services similaires, Cloud Drive et Cloud Player, qui permettent à des abonnés de stocker leurs collections musicale et vidéo sur des serveurs, d'où elle est accessible sur ordinateur ou sur des appareils fonctionnant sous le système Android de Google. Google s'est lui-même lancé sur le créneau avec son service "Google Music", qui permet aux internautes de gérer en ligne leur collection musicale, pour la jouer sur ordinateur, sur téléphone ou sur tablette
Mais Google Music ne propose pas d'acheter des morceaux, et les services d'Amazon exigent de télécharger chaque morceau, ce qui prend du temps, avant de pouvoir les écouter. Le "petit plus magique d'Apple" Michael Gartenberg s'attend à ce que le service d'Apple "fournisse de la valeur ajoutée au consommateur, se différencie de ce qui a été fait avant et trouve le moyen de prendre le marché de vitesse". "Qu'est-ce qui va fournir ce petit plus magique d'Apple qui va amener les consommateurs à l'utiliser ?" se demande-t-il, rappelant qu'Apple n'a pas été le premier sur le marché des lecteurs MP3 et des smartphones, mais qu'il a quand même conquis ces marchés. Ce spécialiste pense aussi qu'iCloud ne se résumera pas forcément à la musique
"Cela pourrait synchroniser tous mes dossiers, cela pourrait inclure la vidéo, mes dossiers professionnels", spécule Michael Gartenberg, se disant persuadé que "ce qu'on va voir sera plus qu'une nouvelle armoire numérique, un nouvel espace de stockage".







