Celle qu'on avait appelée abusivement « taxe Google » n'entrera sans doute jamais en vigueur. Ce prélèvement de 1 % sur « l'achat de services de publicité en ligne », voté par le Parlement fin 2010 au moment de l'adoption du budget 2011, a été supprimé par l'Assemblée nationale le 10 juin. Ce retrait doit encore être confirmé par le Sénat.
L'objectif de cette taxe était de « rétablir la neutralité fiscale du marché publicitaire […]. Internet constitue le seul segment de marché à n'être pas taxé d'une façon ou d'une autre ». Il s'agissait de faire contribuer les géants de l'Internet (Yahoo!, Google, Amazon…) aux rentrées fiscales françaises. En pratique, la taxe aurait touché les annonceurs, « compte tenu de la localisation hors de France des principaux vendeurs d’espaces publicitaires en ligne, tels que Google ».
Le gouvernement lui-même s'était retrouvé gêné aux entournures par cette taxe. François Baroin, ministre du Budget, avait obtenu qu'elle ne s'applique pas avant juillet, et non dès janvier. Dans un communiqué, l'Interactive Advertising Bureau (IAB) France – qui conseille annonceurs et agences en matière de communication numérique – se réjouit de la disparition annoncée de cette taxe, qui « constitue une réelle menace pour la préservation et le développement du modèle de l’Internet reposant sur un principe redistributif » de la publicité en ligne.







