300 M€ de revenus pour la catch-up TV en 2015




Le marché français de la télévision de rattrapage devrait générer un chiffre d'affaires de 300 M€ d'ici à 2015, ce qui signifie que le secteur sera multiplié par 4,5 entre 2011 et 2015.
C'est ce qui ressort d'une étude publiée par NPA Conseil et intitulée Le marché de la catch-up TV en France : stratégies, enjeux et valorisation.
Selon NPA, cette croissance sera due principalement au « déploiement d'une offre publicitaire à forte valeur ajoutée sur l'écran TV (IPTV, TV connectée) et les écrans nomades (smartphones, tablettes).»
Peu à peu, les annonceurs vont se révéler de plus en plus intéressés par la télévision de rattrapage : en cinq ans, le marché de la catch-up TV s'est en effet fortement structuré, grâce à un déploiement à toutes les chaînes de la TNT et à un nombre conséquent de chaînes thématiques payantes.
A l'origine cantonnée à l'univers PC, la télévision de rattrapage s'est aussi étendue massivement à la télévision via l'ADSL et la télé connectée, ainsi qu'aux autres écrans.
Enfin, le nombre de programmes disponibles a augmenté de façon significative, et notamment sur les offres des chaînes historiques TF1 (MYTF1), France Télévisions (Pluzz), M6 (M6 Replay) et Arte (Arte+7).
Malgré la mise en place d'un cadre réglementaire favorable et fondé sur des accords entre diffuseurs et producteurs, NPA pointe toutefois une faiblesse de la télévision de rattrapage : l'absence d'offre cinéma.
Pourtant, la société précise que le public est bien là : 14 millions de personnes utilisent la télévision de rattrapage, ce qui représente une progression de 31 % en un an.
Le nombre moyen de programmes consommés s'élève à 10 programmes par mois et par utilisateur en 2011.
« Cette année, près du quart des consommations de TV de rattrapage sont réalisées sur l'écran TV » conclut NPA Conseil.