Après des mois de suspense, Free s'installe parmi les opérateurs français de téléphonie mobile.
Free dévoile ce mardi 10 janvier son offre de téléphonie mobile, très attendue depuis que Xavier Niel le patron d'Iliad - maison mère de l'opérateur -, a promis dès 2008 de "diviser par deux la facture des Français".
Free, qui dispose déjà d'une base de près de 4,8 millions d'abonnés internet, est très attendu sur le créneau du quadruple-play (internet, télévision, fixe et mobile). Le fournisseur d'accès à internet a par ailleurs fait monter la pression en communiquant habilement et de manière innovante sur son offre, avant même son lancement.
Après des semaines de rumeurs et de spéculations tous azimuts, l'opérateur avait indiqué dès lundi que les inscriptions à Free Mobile était désormais possibles "à compter du mardi 10 janvier 2012 à 9H30", en première page d'un site créé pour l'occasion.
Depuis vendredi, une note est par ailleurs apparue sur l'écran télévisé des abonnés à la box internet de Free, la freebox, les invitant à faire les premières démarches en vue de changer d'opérateur... pour les offres Free Mobile.
La concurrence aux abois
L'entreprise de Xavier Niel arrive sur un marché mature, où la concurrence est déjà vive.
Les tarifs de la téléphonie mobile avaient d'ailleurs déjà fortement baissé avant même l'arrivée de Free. Orange, Bouygues Telecom et SFR l'avaient même anticipé en lançant ces derniers mois des offres non seulement moins chères mais répondant mieux à la segmentation du marché.
Le PDG d'Orange, Stéphane Richard, a ainsi assuré la semaine dernière dans la presse que son groupe avait "tout un arsenal de ripostes commerciales prêtes pour répondre très rapidement aux offensives" de Free. Il s'est également dit prêt à jouer sur les prix de ses offres si nécessaire.
De plus, les coûts d'infrastructure ne sont pas négligeables: "de l'ordre d'un milliard d'euros", selon un expert du secteur. A titre de comparaison, Free avait débarqué dans l'internet à ses débuts, alors qu'il s'agissait "d'un marché jeune où il y avait de la place pour l'innovation", relève un autre analyste.




