Repoussé de jour en jour, le feu vert du gouvernement à la fusion de Canal+ avec son concurrent TPS est finalement intervenu jeudi 31 août. Une décision à l'issue d'un véritable bras de fer entre Canal+ et ses principaux concurrents, clients et fournisseurs, au premier rang desquels les opérateurs de télécommunications et les fournisseurs d'accès à Internet.
RÉFÉRENCES
BOUQUET CANALSAT :
Date de création : avril 1996
Nombre d'abonnés : 3,5 millions
280 chaînes de télévision, radio et services dont 55 en exclusivité
Principales chaînes
Premium : Canal+ et dérivés
Cinéma : Cinécinémas
Sport : Eurosport, Sport +, Foot +
Jeunesse : Disney Channel, Canal j, Tiji, Jetix, Cartoon Network, Nickelodeon
Info : i-télé, LCI
Divertissement : MCM, MTV, 13e Rue, Planète, Comédie, Cuisine TV, Discovery, Sci-fi, Foxlive
BOUQUET TPS :
Date de création : 1996
Nombre d'abonnés : 1,75 million
Nombre de chaînes de télévision, de radio et de services : 310
Principales chaînes
Premium : TPS Star
Cinéma : TPS Cinéstar, TPS Cinéculte, TPS Homecinéma
Sport : Eurosport, Eurosport 2, TPS Foot
Info : LCI, i-télé
Jeunesse : Baby TV, Piwi, Tfou, Télétoon
Divertissement : Odyssée, Mezzo, Histoire, MTV, Ushuaïa TV
Tous, depuis décembre 2005 et l'annonce du rapprochement de Canal+ avec TPS, se sont employés à préserver au mieux leurs intérêts avant que la chaîne cryptée ait achevé de reconstituer son quasi-monopole de fait sur le marché de la télévision à péage.
La bataille la plus féroce a eu lieu sur "la fluidité des droits", précise un producteur de films. Les opérateurs de télécoms, notamment, ont pesé de tous leurs poids pour se ménager un accès aux droits de diffusion du sport et du cinéma. L'accès aux films et au football est une condition sine qua non pour alimenter leurs offres de télévisions à péage sur les réseaux ADSL et sur les téléphones mobiles.
Selon un communiqué publié jeudi, le gouvernement a finalement donné son aval à la fusion après que Canal+ a pris "59 engagements qui répondent aux risques d'atteinte à la concurrence que la fusion soulève sur de nombreux marchés", soit 20 concessions de plus que ce que proposaient Vivendi et Canal+ au départ. In fine, la chaîne cryptée a dû céder du terrain face à la mobilisation de l'industrie du cinéma et surtout face à la puissance des opérateurs de télécommunications.
Canal+ s'est notamment engagée à limiter la durée des contrats avec les producteurs de films. Dans ses propositions adressées fin juillet au ministère de l'industrie, Canal + avait proposé de limiter à trois ans ses futurs accords de fourniture de films avec les majors américaines, les fameux "output deals". La chaîne a aussi supprimé les clauses de renouvellement automatique de ces contrats. En outre, la chaîne cryptée a aussi renoncé à acquérir les droits de diffusion des films sur tous les supports. Les contrats de paiement à la séance et de vidéo à la demande (VOD) des longs-métrages seront désormais traités sur des bases non exclusives. Une victoire pour les opérateurs de télécommunication pour lesquels la VOD et le paiement à la séance sont les arguments majeurs pour développer leurs offres de télévision par ADSL et hauts débits.
La guerre de tranchée a été encore plus acharnée sur le cinéma français. Canal+ ne conclura plus d'accords cadre. Pour éviter l'inféodation des producteurs, et notamment ceux des films à succès, la chaîne cryptée devra signer des contrats film par film. Une manière pour le gouvernement "de remédier à plusieurs risques liés à la puissance d'achat de Canal Plus France".
Le gouvernement estime que "les parties ont donné un certain nombre de garanties afin de maintenir un degré suffisant de concurrence sur le marché de l'achat de droits, notamment pour le cinéma français". Canal+ s'est aussi engagé à "garantir l'absence de discrimination entre les producteurs" notamment pour être "en conformité avec l'engagement de diversités des chaînes" conventionnées par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Canal+ s'est aussi engagée à n'alimenter ses chaînes en films qu'à hauteur de 35 % sur le catalogue de sa filiale StudioCanal et sur ses droits propres. En matière de sport, l'autre vecteur majeur d'abonnements avec le cinéma, Canal + a dû limiter ses ambitions pour laisser de la place à la concurrence. A l'avenir les contrats ne pourront excéder trois ans. Toutefois, contrairement au cinéma, la chaîne cryptée n'a pas proposé de renoncer à l'exclusivité du paiement à la séance et de la VOD pour les événements sportifs. En revanche, Canal+ France ne pourra pas jouer les "grossistes" pour le compte des actionnaires du groupe, Vivendi, Lagardère, TF1 et M6, et devra remettre sur le marché les droits qu'elle n'utilisera pas.
Avec les droits de diffusion, l'autre point noir de la fusion concernait la mise à disposition des chaînes du nouvel ensemble, qui rassemblera Canal+, Canalsat, et TPS. La chaîne cryptée s'est battu bec et ongles pour interdire le dépeçage de son offre premium Canal+ le Bouquet. Les opérateurs de télécommunications voulaient offrir à leur guise l'une ou l'autre des cinq composantes de cette mini offre : Canal+, Canal+ cinéma, Canal+ sport, Canal+ décalé et Canal+ high tech. Le groupe a seulement concédé de "distribuer le service Canal+ le Bouquet sur toutes les plates-formes (satellite, câbles ADSL, TNT), qui en feraient la demande". Il a aussi accepté de "ne pas imposer la distribution couplée de Canal+ le Bouquet avec la distribution des offres multi-chaînes de la nouvelle entité". En contrepartie Canal+ a lâché du lest à la concurrence en proposant sept chaînes en distribution libre, ainsi que la mise à disposition des "distributeurs tiers", notamment les bouquets ADSL, de TF1 et M6.
Ce mini dégroupage, qui conforte les organisations du cinéma, qui craignaient une remise en cause des obligations des chaînes du Bouquet, sera composé de TPS Star, CinéStar, CinéCulte, Cinétoile, Télétoon, Piwi et Sport +. Canal+ devra aussi maintenir le statut de chaîne premium de TPS Star. La chaîne diffusera "un minimum de 75 films en premières exclusivités par an" dont "au moins 40 % de films américains issus d'output deals". En revanche, les exclusivités sportives de TPS Star devraient être revues à la baisse.
Concernant les éditeurs de chaînes indépendants, Canal+ semble n'avoir fait qu'un minimum de concessions. Canal+ "s'est engagée à maintenir au minimum à son niveau actuel la proportion de chaînes indépendantes présentes sur la plate-forme satellite fusionnée, y compris dans l'offre de base", soit 22 % en nombre de chaînes, qui devront représenter au minimum 15 % des rémunérations globales versées par les bouquets aux chaînes françaises conventionnées par le CSA.(Source:Le Monde).
L'attestation de décès de TPS vient d'être signée(ouf....plus de AES Key,le calvaire est bientôt fini...quel soulagement!)Canal et Vivendi pourront désormais agir à leur guise,plus de concurrence,monopole absolu...et un abonné(TPS)grugé,traité comme le dernier des imbéciles,qui devra choisir(Dilemme cornélien!)entre Canal et Canal!La farce commence maintenant avec l'implosion de TPS,le passage au tout seca(2 ou 3?),la mort annoncée de la K3,le tout-français crypté sur Astra(contrat oblige),le changement de cartes pour les oies de TPS qui voudront garder leur abonnement avec une augmentation substancielle du prix(C'est moi ou personne!).Une situation digne du moyen-âge féodal!Association de défense des consommateurs:réveillez-vous!
arrete de dire des conneries info http://www.satmag.fr






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