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Thread: Bon à savoir SUITE 14

  1. #191
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    Les enjeux de la fusion de l'Arcep et du CSA

    Le gouvernement souhaite "un rapprochement" afin de réguler les contenus des télévisions connectées. Des voix s'élèvent contre un futur "ORTF 2.0".

    Face à l'essor de la télévision connectée à internet, le gouvernement planche sur une révision de la législation et envisage une fusion, ou du moins un "rapprochement", des autorités de régulation de l'audiovisuel et des télécoms.
    La télé connectée - qui en plus des programmes classiques permet de profiter de vidéos à la demande (VOD), des sites de vidéos (YouTube, Dailymotion) et d'une navigation web - représente près d'un tiers du parc des téléviseurs français, selon le cabinet NPA Conseil. Un chiffre qui pourrait doubler d'ici un an.
    Mais cette rencontre entre la télévision et internet ne se fait pas sans friction. Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) est le gendarme des diffusions hertziennes (la télévision), alors que dès qu'un programme passe par une ligne téléphonique (internet), la régulation incombe à l'Autorité de régulation des communications électroniques (Arcep). Avec la télé connectée, cette réglementation se voit bousculée. Plusieurs règles comme la signalétique pour la protection des mineurs, les règles de financement du cinéma français ou vis-à-vis de la publicité, ne s'appliquent pas aux contenus sur internet.
    Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a donc demandé à trois de ses ministres - Arnaud Montebourg (Redressement productif), Aurélie Filippetti (Culture) et Fleur Pellerin (Economie numérique) - de réfléchir dans les trois mois à un "rapprochement entre le CSA et l'Arcep". "La diffusion des programmes audiovisuels acheminés par voie hertzienne est assortie d'une régulation des contenus destinée notamment à en assurer la qualité et la diversité, alors que les contenus diffusés via internet font l'objet d'une régulation plus limitée et parfois inadaptée", souligne Matignon.
    Des "différences de finalité"
    L'idée de rapprocher la régulation des "contenus" avec celle des "contenants" remonte à la fin années 1990. Lors de l'apparition de l'internet, le CSA espérait que la régulation lui reviendrait, mais elle a été confiée en grande partie à l'Arcep, qui avait succédé en 2005 à la jeune Autorité des télécom (ART) née en 1997. Depuis, ces deux autorités administratives indépendantes jalousent leurs prérogatives respectives. Un tel rapprochement, voire une fusion, devra se faire par une loi.
    Officiellement, CSA et Arcep sont tous deux "heureux" d'apporter leur pierre à l'édifice de cette réflexion. Mais les intérêts divergent déjà. Le CSA se verrait bien prendre le dessus en cas de fusion. L'Arcep craint, elle, une mise au pas gouvernemental après les reproches adressés par Arnaud Montebourg contre une autorité qui fait "des choix politiques en lieu et place du politique".
    "Le CSA apportera son concours en insistant notamment sur les exigences de qualité des programmes audiovisuels, la préservation de l'exception culturelle française, la meilleure utilisation des fréquences et la satisfaction des attentes du public", a assuré Michel Boyon, président du CSA.
    L'Arcep juge utile "de mener une réflexion globale sur la régulation de l'audiovisuel, des télécoms et de l'internet". Pour autant, l'autorité fait valoir qu'il faut "garder à l'esprit les différences de finalité, d'intensité et de modalité entre la régulation des réseaux, celle des programmes audiovisuels et le régime applicable aux autres contenus acheminés sur ces réseaux".
    Qu'importe. Michel Boyon avance plusieurs hypothèses et des "possibilités multiples" : "On peut imaginer notamment une fusion avec deux collèges et un seul président, deux institutions avec chacune un président ou bien une présidence unique, deux autorités distinctes mais avec des prises de décisions coordonnées ou conjointes..." Matignon souligne que cette mission "s'appuiera sur les positions de l'Arcep et du CSA et sera coordonnée avec celle conduite par Pierre Lescure sur l'acte II de l'exception culturelle".
    "Le CSA régulant internet, ce serait l'ORTF 2.0"
    En attendant, des voix s'élèvent contre l'éventualité d'une fusion. "Le danger est que l'on applique les modèles de régulation du CSA à Internet", note Jérémie Zimmermann, porte-parole de la Quadrature du net, interrogé par Silicon.fr. "Le CSA régule la diffusion de contenus de façon centralisée. Tenter d'imposer le même type de règles à la multitude d'acteurs, commerciaux ou non, qui constituent le réseau décentralisé qu'est internet, dans lequel chacun peut consulter, mais également publier des contenus, est une aberration", lance-t-il. Avant d'ajouter : "Le CSA régulant internet, ce serait l'ORTF 2.0."
    Les détracteurs d'une fusion des deux autorités s'élèvent surtout contre les prises de positions du CSA. Fin avril, Michel Boyon a ainsi déclaré dans "la Croix" qu'"on ne peut pas indéfiniment faire coexister un secteur régulé, celui de l'audiovisuel, et un secteur non régulé, celui d'internet". De quoi laisser craindre à la mise en place de législations plus restrictives pour le web. "Le président du CSA s'est prononcé en faveur de la mise en œuvre du filtrage des contenus afin de protéger les modèles économiques des chaînes de télévision", critique Jérémie Zimmermann. "C'est une aberration !"
    Face à la crainte de voir naître un gendarme du net répressif, Fleur Pellerin se veut rassurante dans "les Echos" : "Nous sommes opposés à la surveillance généralisée et au filtrage. La question n'est pas de limiter la liberté d'expression et les capacités d'innovation liées à la neutralité du net." Les craintes de filtrage et de censure ne sont pour autant pas apaisées, et ce "rapprochement" des deux instances promet des débats houleux, à l'image de ceux sur le téléchargement illégal.




    - Le CSA dispose d'un budget de 38 millions d'euros par an avec un effectif de 308 personnes.



    - L'Arcep affiche un budget de 23 millions d'euros et 167 employés.

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  3. #192
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    "Angry Birds Space" fait un clin d'oeil à la NASA sur la planète Mars

    Les nouvelles aventures des volatiles vengeurs s'apprêtent à sortir sur iOS et Android par le biais de la mise à jour Red Planet de l'appli Angry Birds Space.

    Le jeu, connu pour sa collaboration avec la NASA, fait un clin d'oeil aux missions de l'agence spatiale américaine en cachant trois "rovers" et "landers" Curiosity dans ses vingt niveaux.
    La NASA loue Angry Birds Space pour avoir vulgarisé le concept de microgravité auprès des joueurs. "C'est une excellente façon de présenter les merveilles de la planète aux petits et aux grands d'une manière ludique et divertissante", explique David Weaver de la NASA.
    Angry Birds, parce qu'il est très répandu et portable, a certes un avantage sur ce point par rapport à d'autres jeux vidéo tout aussi fascinant avec des thèmes similaires, comme le titre PC de construction aérospatiale Kerbal Space Program et le kit de création de système stellaire Universe Sandbox.
    Plus d'infos sur Angry Birds Space - Red Planet, sur le blog Rovio (en anglais) : rovio.com/en/news/blog/211

  4. #193
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    Levée de voile sur le nouveau Home Design 3D

    Dès le 4 septembre, l'application d'aménagement d'intérieur Home Design 3D va être proposée dans une nouvelle version. A retrouver sur AppStore pour iPhone et iPad.

    L'application d'aménagement intérieur Home Design 3D et sa nouvelle interface sera proposée gratuitement dès le 4 septembre pour tous les possesseurs de la version Gold, et le 18 septembre à l'ensemble de ses utilisateurs.
    Désormais, ils vont pouvoir partager leurs projets depuis l'application ou le nouveau site internet mis en ligne à la sortie.
    Autre nouveauté : les projets vont pouvoir être hébergés sur le Cloud et accessibles à partir d'un iPhone ou d'un iPad. Les utilisateurs auront la possibilité de naviguer entre les supports.
    Enfin, cette application d'aménagement intérieur proposée par l'éditeur Anuman Interactive s'ouvre aussi à l'extérieur.

  5. #194
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    Un manuel pour maîtriser les futures tablettes Windows 8

    A quelques semaines de leur arrivée sur le marché, les futures tablettes tournant sous Windows 8 font déjà l'objet d'un guide utilisateur complet, intitulé tout simplement Tablette Windows 8.

    Destiné à un public aussi bien débutant qu'initié, cet ouvrage, coécrit par deux ingénieurs système et formateurs Windows, traite chaque fonctionnalité au moyen d'étapes numérotées, toujours accompagnées de captures d'écran pour illustrer leurs écrits.
    De la configuration du système à la synchronisation avec SkyDrive, en passant par la navigation sous Internet Explorer 10 ou l'utilisation de sa boîte e-mail, Tablette Windows 8 recense tous les usages des tablettes sous la plateforme mobile de Microsoft.
    Le nouveau système d'exploitation de Microsoft sortira officiellement le 26 octobre prochain. Dans la foulée devraient également être commercialisées les premières tablettes compatibles, dont la Surface, de Microsoft.
    (Tablette Windows 8, de Sylvain Caicoya et Jean-Georges Saury, MA Editions, 15€)

  6. #195
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    Enquête dans l'envoûtant Hong Kong de "Sleeping Dogs"

    Un jeu d'action réussi qui met en scène un flic infiltré dans la mafia hongkongaise à grand renfort de courses-poursuites et de kung-fu.

    La réponse au très américain "Grand Theft Auto" ("GTA") est chinoise. En tout cas pour son action. "Sleeping Dogs" plonge le joueur dans la peau de Wei Shen, hongkongais exilé aux Etats-Unis pour devenir flic. Il revient à sa ville natale pour infiltrer les triades via ses amis d'enfance. Mais avant d'espérer s'introduire dans les hautes sphères de la pègre locale, l'agent Shen devra faire ses preuves et prouver sa fidélité en commettant des crimes.
    Si l'enquête s'avère bourrée de rebondissements, la véritable réussite de "Sleeping Dogs" tient plus dans son ambiance que dans son scénario. Dans un Hong Kong à la fois envoûtant et répugnant, on se sent l'acteur d'un film d'action asiatique avec au programme arts martiaux, fusillades et courses-poursuites.
    A la manière du maître "GTA", la ville a sa propre vie, parallèle au joueur. Les gens s'affairent à ranger leur linge, arroser leur place, vendre des brochettes sur le bord de la rue... Tous les lieux, du temple religieux au marché, sont animés. La cité donne l'impression d'une incroyable fourmilière. On se prend même à déambuler, sans but précis, juste pour apprécier l'ensemble, de la ruelle crasseuse au centre économique chic. Cette vie est soutenue par des graphismes aboutis malgré quelques bugs de temps à autres, et par une bande-son simplement parfaite.

    La pléthore de missions amène à réaliser de nombreuses actions. L'occasion de gagner des points qui permettront d'améliorer ses aptitudes mais aussi de s'acheter de nouveaux items (vêtements, boissons énergisantes, etc.).Le tout avec un large sentiment de liberté, même si Hong Kong n'atteint pas la taille des villes de "GTA".
    Pour ce qui est de la jouabilité, débutant ou non, on prend vite en main le flic infiltré. Le système de combats permet d'enchaîner en quelques touches les prises de kung-fu, mettant K.O. les ennemis aux alentours. La mise en scène pousse le héros à utiliser les éléments du décor comme armes d'appoint pour des coups dévastateurs. Les têtes s'encastrent dans des ventilateurs ou des poubelles, les corps sont projetés sur des voitures... La violence est récurrente et jouissive. Dommage toutefois que les fusillades, très classiques et sans réel intérêt, ne soit pas à la hauteur de ces chorégraphies d'arts martiaux. Il faut également compter sur des ennemis au QI d'un bol de nouilles, n'attaquant qu'à tour de rôle, rendant le jeu assez facile.
    Les plus
    - La mise en scène des combats de rue- L'ambiance de Hong Kong- Jouissif et variés
    Les Moins
    - L'intelligence des ennemis ras-les-pâquerettes- Une recette éculée
    Note : 4/5
    Disponible sur Playstation 3, Xbox 360 et PC.
    A partir de 18 ans.
    La bande-annonce de "Sleeping Dogs" :

  7. #196
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    Stanford, paradis pour génies

    Dans le cadre idyllique de l'université, tout est fait pour imaginer les innovations de demain. Bienvenue dans l'une des universités les plus cotées au monde. Reportage

    Une voiture sans chauffeur ? On en parle depuis très longtemps, mais sur le campus de Stanford cette idée est presque une réalité. Et elle a déjà un nom de code. "On l'a baptisée X-1", indique John Kegelman, 25 ans, en master de mécanique, croisé sur le campus en train de travailler sur le prototype. "Nous tentons de mettre au point des modèles électroniques pour que l'auto conduise automatiquement."
    Un projet financé par Nissan et Audi qui pourrait un jour concurrencer la Google Car, capable de se rendre d'un point A à un point B toute seule. Le jeune homme à la carrure de rugbyman se dit surtout inspiré par Elon Musk, ancien de Stanford et cofondateur de Paypal, de Tesla Motors, constructeur de voitures de sport électriques, et de Space X, qui envisage le tourisme spatial. À Stanford, la stimulation inter-élève, et intergénérationnelle, est très palpable. "Certains projets d'étudiants font rêver et le virus de l'entreprenariat contamine tout le monde", avoue-t-il devant son prototype de voiture du futur.
    Shelley, la voiture de course qui se conduit toute seule :

    Le Français Jérôme Bonnet, lui, est arrivé à Stanford après son doctorat pour étudier la biologie de synthèse. À 34 ans, il cherche à "programmer" des cellules vivantes, à la manière d'une puce informatique, pour qu'elles réalisent des actions définies. De quoi entrevoir des résultats inouïs qui pourraient déterminer une réalité future bien différente de celle du monde actuel en permettant notamment des thérapies plus efficaces, des médicaments moins chers, des biocarburants...
    Cet esprit d'innovation est présent partout ici, encouragé par la façon inédite d'aborder l'enseignement. Quand Facebook a décidé de proposer aux informaticiens la liberté de créer des applications, Stanford a spécialement créé des "classes Facebook" pour répondre aux besoins du réseau social. "Il fallait créer une application virale pour le site", se souvient Romain David, entrepreneur de 30 ans et récemment diplômé en économie. "Nous devions trouver une idée de projet, puis le coder. Nous étions à l'intersection de la programmation informatique et de la psychologie."
    À Stanford, l'impression de voir des jeunes gens s'affairer à imaginer des projets innovants, futuristes ou utopistes, est très prégnante... Après tout, les anciens d'ici ont constamment ouvert des voies et révolutionné les façons de percevoir le monde. Même si le cinéma n'a retenu que le fait que Mark Zuckerberg soit passé par Harvard pour y créer Facebook, Stanford n'est pas en reste : Jerry Yang et David Filo, des modèles pour les geeks du monde entier, y ont élaboré Yahoo ! en 1994. Comme modèles et anciens élèves de Stanford sont aussi cités Sergey Brin et Larry Page, fondateurs de Google, ou Kevin Systrom et Mike Krieger, fondateurs de l'application de photos Instagram (récemment rachetée par Facebook pour un milliard de dollars).
    Au gré d'une déambulation dans les couloirs du département d'ingénierie, on tombe même sur une reproduction du garage dans lequel William Hewlett et David Packard, alors étudiants, ont débuté en 1939 leur multinationale HP. Et créé par la même occasion le mythe de la Silicon Valley... Preuve que malgré une histoire récente (la faculté a été fondée en 1891, soit plus de deux siècles après Harvard), Stanford a imposé sa marque dans les sciences, l'informatique ou, plus généralement, dans les mythologies de la culture numérique contemporaine. Steve Jobs, même s'il n'a pas étudié à Stanford, reste le modèle ultime. Et le discours qu'il a prononcé ici en juin 2005 demeure un leitmotiv pour tous : "Il faut rester insatiables, rester fous."
    Des étudiants transdisciplinaires

    Insatiable, Kevin Xu l'est. Ce jeune New-Yorkais rêve d'entreprenariat. "Quand on arrive à Stanford, on n'a pas forcément l'objectif de créer son entreprise. Mais à force de côtoyer des étudiants qui ne rêvent que de start-up, je me suis dit 'pourquoi pas moi ?' Et maintenant, j'ai mille idées !", lance-t-il avec enthousiasme. D'origine chinoise, il affirme s'être "toujours bien senti à Stanford". L'archétype de l'Américain blanc aisé (le Wasp) n'est qu'un cliché sur un campus où plus de la moitié des étudiants est d'origine asiatique, hispanique, afro-américaine ou amérindienne. De même, la mentalité des jeunes reste décontractée. Pas de traces de dédain, mais une bonhommie contagieuse qui étonne chez ces brillants esprits.
    À 58 kilomètres au sud de San Francisco, le contraste est saisissant. Aucun tag ou chewing-gum au sol, mais une pelouse coupée au millimètre. "La première fois que j'ai mis les pieds ici, j'ai été impressionné par ce campus gigantesque", confie Christophe Loth, 25 ans, étudiant français. "C'est une sorte de paradis pour les études", résume Diane Wong, 20 ans, en biologie. "Tout est parfaitement entretenu, les ressources incroyables, les étudiants bichonnés." On croise des flots d'étudiants, d'enseignants tous vêtus du look californien – T-shirt, short et tongs. "L'habit ne fait pas le moine et on ressent un énorme respect entre profs et élèves. Mais il est vrai que la proximité peut être déroutante", explique Romain David. Il est en effet d'usage de déjeuner avec ses professeurs après une simple demande par e-mail.
    À la fondation de l'université, Jane et Leland Stanford ont fait le choix d'une formation laïque, multidisciplinaire et avec un fort lien avec le monde professionnel. "Stanford se distingue par son intégration des recherches universitaires au monde industriel", note Eric Benhamou, directeur d'un fonds d'investissement et membre du conseil d'administration de la faculté. L'université est un écosystème aux disciplines multiples où des étudiants en informatique peuvent prendre des cours d'économie ou de droit. En touillant la sauce, on obtient des personnes capables à la fois de créer des opportunités commerciales et des produits."
    La faculté défend l'objectif de former des étudiants "en forme de T", c'est-à-dire avec la profondeur d'un domaine d'étude particulier, mais avec l'ampleur de plusieurs disciplines. Ce qui la distingue de sa concurrente directe : la faculté du MIT, autre centre névralgique de l'invention des technologies du futur, mais où les étudiants restent ultraspécialisés, notamment en informatique et en sciences.
    Le syndrome du canard

    "Stanford est un lieu à part du reste des États-Unis, une bulle magique", note Romain David. "Ici, les gens sont doués pour équilibrer études et relaxation, ou du moins faire croire qu'ils y arrivent, même lorsqu'ils sont angoissés", raconte Claire Negiar, 19 ans, en master d'informatique. Les étudiants font tout pour préserver les apparences. On appelle ça le "syndrome du canard". Vu de la berge, l'animal paraît tranquille alors qu'en réalité il s'affaire à nager en remuant ses pattes à toute allure. Car bien avant les figures fractales ou la dualisation lagrangienne, ce que maîtrise tout étudiant est l'art du camouflage. La pression de la réussite règne ici en maître. "Mais la plupart s'en sortent bien", rassérène Claire.
    La journée type commence à 8 heures : l'étudiant organise son emploi du temps selon ses désirs, mais en général, il sort de classe à 15h30. Ensuite, c'est séance de travail en groupe à la bibliothèque. Antonio's Nut House, vétuste bar à deux pas du campus, est le lieu de rendez-vous après le travail. Dans un brouhaha continu, on trinque à la bière, mange une cuisine mexicaine peu chère et s'époumone devant une finale de NBA Miami-Oklahoma. Le jukebox crache un morceau de Guns N'Roses. Vers 21h30, la fin du match sifflée, le calme revient, les étudiants retournent à leurs homeworks.
    Les festivités sur le campus sont peu fréquentes. "L'alcool circule comme si l'on pouvait boire à partir de 18 ans et l'administration ferme les yeux", raconte avec malice Claire Negiar. "Pour les drogues, la consommation se fait très discrète, souvent dans des chambres isolées." Certaines soirées sont organisées par les fameuses fraternités qui gardent à Stanford une influence limitée. "Elles ne sont pas essentielles à la vie sociale, à l'inverse d'autres facs, mais permettent de rencontrer des gens", note Kevin Xu, membre des Alpha Kappa Psi, confrérie plébiscitée par les futurs hommes d'affaires.
    La famille Stanford se perpétue à travers son fort réseau d'anciens. Du fait de la proximité de la Silicon Valley, nombre de fondateurs ou de PDG du secteur des nouvelles technologies répondent présents pour donner des conférences et partager leur expérience. Ces illustres de la vallée, cultivés par l'université comme modèles de réussite, le rendent bien. Sur les 4,1 milliards de dollars du budget total de la faculté, 20% proviennent de dons. "Il y a une sorte d'obligation morale à aider son université", explique Eric Benhamou.
    Les élèves couronnés de succès apposent leur nom sur les bâtiments du campus, contre rémunération. Jerry Yang, William Hewlett, David Packard ont sauté le pas. Pour graver son patronyme sur une enceinte, il faut compter entre 20 et 50 millions de dollars. "C'est une fierté", affirme Eric Benhamou. Chaque département cultive son réseau via des réunions au maximum tous les cinq ans. "C'est surtout utile professionnellement", explique Romain David. "Dès que l'on pose une question par e-mail, pour un recrutement par exemple, en moins de dix minutes on reçoit un soutien."
    Un accélérateur de start-up

    Mais la proximité entre Stanford et les entreprises pose des questions de conflit d'intérêts, notamment pour le directeur lui-même. John Hennessy, 59 ans, siège ainsi aux conseils d'administration de Google et de Cisco Systems, et s'engage dans plusieurs sociétés de capital-risque ayant investi dans YouTube, Twitter ou Zynga. Le "Wall Street Journal" s'inquiète de voir le même John Hennessy favoriser ce genre d'entreprises au conseil de dotation de l'université. "Je ne suis qu'un associé limité", réplique-t-il. Face à ces inquiétudes, professeurs comme élèves se veulent rassurant d'une même voix : "Cela ne se ressent jamais mais nous restons vigilants."
    La machine Stanford entraîne la création de multiples sociétés, facilitée par des initiatives offertes aux étudiants. Le programme Start X, par exemple, propose un accompagnement gratuit des projets, encadrés de mentors comme le cofondateur de LinkedIn, Konstantin Guericke. "Start X encourage ces jeunes à développer leur projet et surtout aiguiser leur esprit d'entrepreneur en expérimentant et en résolvant leurs problèmes", explique Alexa Lee, chargée de la communication de cet accélérateur de start-up.
    Et cet esprit d'entreprenariat n'est pas réservé aux seuls ingénieurs en informatique. Anaïs Saint-Jude, docteur en littérature, a constaté une désaffection des formations en sciences humaines. Un désintérêt expliqué par le fort taux de chômage à la sortie. Elle a créé le programme BiblioTech qui met en relation ces doctorants et la Silicon Valley. "Les sciences humaines n'ont plus la cote et doivent s'adapter au monde des affaires", résume-t-elle. "Il faut réussir à intégrer ces personnes dans les entreprises, en marketing ou dans l'administration."
    "Il y a une véritable culture de l'expérience", confirme Jérôme Bonnet, chercheur en biologie de synthèse de 34 ans. "Ici, l'échec est à célébrer pour son apprentissage. Les étudiants sont plus responsabilisés qu'en France, avec la liberté de tester et d'explorer." De quoi confirmer la maxime de l'université : "Le vent de la liberté souffle."
    Vers un Stanford français ?
    "Il est très difficile de comparer le système français et le système américain", analyse Jérôme Bonnet. "L'université française publique vise à former tout le monde, avec une égalité d'accès. Stanford est privée et entreprend de former les meilleurs esprits." Mais cette faculté privée a un prix : 40.000 dollars par an pour les frais d'inscription, et l'addition monte à 57.000 dollars avec les livres, le logement et les soins. "On ne coûte pas plus cher qu'une autre université américaine, toutes coûtent chères", plaide Dan Strober, responsable de la communication de Stanford. Dans sa brochure, la fac reconnaît "un coût significatif", mais renvoie vers un programme de bourses qui adapte le tarif aux revenus des parents.
    "Stanford est un investissement puisqu'à la sortie on trouve plus facilement un emploi", justifie la jeune Lazara Ramos, 18 ans, étudiante en enviroSaclaynnement. "De ma classe, la majorité des étudiants avaient un boulot avant même leur diplôme", confirme Romain David. Encore PDG de Google, Eric Schmidt avait déclaré que le géant du web cherchait d'abord ses ingénieurs du côté des diplômés de Stanford. Les étudiants du monde entier sont attirés par cette renommée. Sur les 34.000 élèves, 8 % sont étrangers.
    Reste à savoir si un tel écosystème pourrait s'importer en France. C'est tout le pari du campus du plateau de Saclay visant à créer une Silicon Valley à la française, avec l'implantation d'écoles d'ingénieurs et d'entreprises d'ici à 2025. Jean-Louis Gassée, ancien directeur d'Apple Europe, doute : "Cela fait vingt-sept ans que je vis ici, vingt-sept ans que des ministres me demandent comment faire pour recréer cet écosystème en France. Il faut surtout du temps, que les politiques ne prennent pas à cause d'échéances électorales."
    En attendant la réalisation d'un tel projet, la fuite des cerveaux se poursuit, et beaucoup s'envolent pour Stanford. "Les conditions de travail, l'environnement stimulant, les à-côtés plaisants... Je viens d'arriver et je n'ai déjà plus envie de partir", conclut Lazara Ramos avec ardeur. "Cette fac, c'est un camp de vacances où l'on apprend plein de trucs géniaux !"




    Ils sont sortis de Stanford



    William Hewlett et David Packard, fondateurs de HP
    Sergey Brin et Larry Page, fondateurs de Google
    Jerry Yang et David Filo, fondateurs de Yahoo
    Herbert Hoover, ancien président des États-Unis
    John Bryson, ministre du Commerce de Barack Obama
    Ehud Barak, ancien premier ministre d'Israël
    Michael Cunningham, écrivain américain
    John McEnroe, champion de tennis
    Tiger Woods, champion de golf
    Sigourney Weaver, actrice








    La deuxième meilleure université


    Stanford est la deuxième meilleure université au monde, derrière Harvard, selon le classement établi par l'université de Shanghai. Dans le détail, Stanford se positionne comme la meilleure en sciences informatiques, troisième en chimie, quatrième en mathématiques, sixième en physique, sixième en économie, sixième en sciences sociales, et treizième en médecine. Stanford récolte également les médailles d'argent des classements du "Times" ou de "Newsweek" des meilleures universités mondiales. Seul le palmarès de l'école des mines de Paris place la faculté américaine en treizième position.




    Retrouver le reportage de Boris Manenti "Stanford, paradis pour génies" publié dans le magazine "Obsession" offert avec "le Nouvel Observateur" du 23 août 2012.
    Les photos ont été réalisées pour "Obsession" par Alessandra Sanguinetti. Née à New York en 1968, Alessandra Sanguinetti est membre de l'agence Magnum depuis 2007. Elle travaille principalement pour la presse ("New York Times Magazine", "Life", etc.) mais est aussi l'auteur de plusieurs livres dont "The adventures of Guille and Belinda" (éd. Nazraeli Press, 2010). Son travail a fait l'objet de nombreuses expositions, notament au musée d'art moderne de New York et ses oeuvres sont présentes dans plusieurs collections dont le musée des beaux arts de Boston ou le Centre international de la photographie de New York. Alessandra Sanguinetti a obtenu de nombreux prix et bourses dont le prix Découverte des Rencontres d'Arles en 2006.

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    Samsung condamné à verser plus d'un milliard de dollars à Apple

    La justice américaine a condamné le groupe sud-coréen pour violation de brevets sur certaines fonctions de ses téléphones portables et tablettes numériques.

    Apple a remporté vendredi 24 août dans un procès géant en Californie une importante victoire contre son concurrent sud-coréen Samsung, condamné à lui verser plus d'un milliard de dollars pour des violations de brevets liés aux populaires iPad et iPhone.
    Samsung a immédiatement prévenu que ce n'était "pas le mot de la fin", ni dans cette affaire, ni dans les batailles menées devant d'autres tribunaux à travers le monde. Le groupe a d'ores et déjà annoncé samedi qu'il allait déposer un recours en vue de renverser cette décision. "Et si nous n'obtenons pas gain de cause, nous ferons appel de cette décision", a indiqué le groupe dans un communiqué.
    Le procès, le plus grand de ce type depuis des années aux Etats-Unis, était particulièrement suivi vu ses conséquences potentielles pour le marché en pleine ébullition des tablettes informatiques et des smartphones. Après trois semaines d'audiences, durant lesquelles des dizaines de témoignages d'experts et des centaines de pages ont été apportés au dossier, puis trois jours de délibération, les jurés ont donné en bonne partie raison au groupe à la pomme, qui accusait son concurrent sud-coréen d'avoir copié son téléphone iPhone et sa tablette iPad.
    Un montant "monstreux"
    Samsung a été condamné à lui payer 1,05 milliard de dollars. Un montant "monstrueux et sans précédent", selon Brian Love, professeur à l'université de Santa Clara, même s'il est loin des quelque 2,75 milliards que réclamait Apple.
    Le groupe sud-coréen a parallèlement vu rejetées ses propres accusations envers son concurrent. Samsung estimait en effet qu'Apple avait aussi violé plusieurs de ses brevets, en particulier dans les technologies d'internet sans fil (wifi), mais les jurés ne l'ont pas suivi.
    "Les consommateurs sont les perdants" du procès, a déploré Samsung dans un communiqué. Le jugement de vendredi "va conduire à moins de choix, moins d'innovation, et potentiellement des prix plus élevés", a-t-il averti, regrettant "que la législation sur les brevets soit manipulée pour donner à un groupe un monopole sur les rectangles avec des coins arrondis".
    Violation volontaire
    Apple et Samsung sont en conflit pour des affaires de brevets devant la justice de plusieurs pays, mais jusqu'ici aucun des deux groupes n'avait pu vraiment réclamer la victoire. Plus tôt vendredi, ils avaient encore été renvoyés dos à dos par un tribunal sud-coréen qui les avaient jugés tous les deux coupables. Les sanctions avaient toutefois été symboliques, avec des compensations financières modiques, de quelques dizaines de milliers de dollars, et une interdiction de vente pour des produits depuis longtemps sur le marché.
    Cette fois-ci, "c'est une victoire énorme, écrasante pour Apple", estime Brian Love. "Tous ses brevets ont été jugés valides, et tous sauf un violés par la plupart des produits de Samsung."
    Raison supplémentaire de satisfaction pour le groupe américain: les jurés de la Silicon Valley ont estimé que Samsung avait "volontairement" violé la plupart de ses brevets, "ce qui signifie que la juge (Lucy) Koh a maintenant toute discrétion de tripler les indemnités accordées", explique-t-il.
    Des produits retirés ?
    Pour Jeff Kagan, un analyste spécialisé dans les technologies, "la question suivante est de savoir si Samsung sera capable de continuer à utiliser les technologies" incriminées "ou s'il devra retirer ses appareils du marché". "Dans ce type d'affaires dans le passé, généralement le perdant peut continuer à vendre ses appareils, mais doit payer des royalties au gagnant", a-t-il souligné.
    Mais dans un marché surchauffé comme l'est actuellement celui des tablettes et des téléphones, Samsung a beaucoup à perdre, même d'un simple délai dans la commercialisation de ses produits.
    Samsung, numéro 1 sur le marché des téléphones
    Apple est jusqu'ici incontournable pour les tablettes, où il a été le premier à se lancer, avec une part de marché de près de 70%. Sur 25 millions de tablettes vendues au deuxième trimestre, 17 millions étaient des iPad, selon des données du cabinet IDC. Samsung est son premier concurrent, mais loin derrière avec seulement 2,4 millions d'unités.
    Les positions sont inversées sur le marché des téléphones, où Samsung est clairement numéro un. Le groupe sud-coréen a ainsi écoulé 50,2 millions de téléphones au deuxième trimestre, près de deux fois plus que les 26 millions d'iPhone vendus sur la même période, toujours selon IDC.
    Le marché est toutefois de plus en plus concurrentiel. Google et Microsoft viennent ainsi de se lancer dans les tablettes, et une avalanche de lancements sont encore annoncés pour cet automne, parmi lesquels de nouvelles versions de l'iPhone et de l'iPad.

  9. #198
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    Samsung chute en bourse après sa défaite contre Apple

    Conséquence malheureuse du procès perdu contre Apple, l'action de Samsung a chuté de 6,81 % à la bourse de Séoul.

    L'action de Samsung était en baisse de 6,81% lundi 27 août au début de la séance à la bourse de Séoul, après son procès perdu face à Apple.
    Apple a remporté vendredi dans un procès géant en Californie. C'est une importante victoire contre Samsung, condamné pour des violations de brevets liés aux populaires iPad et iPhone.
    "Le contexte de la perte (...) est bien pire qu'attendu", y compris le montant de dommages et intérêts infligé à Samsung, a commenté Song Myung-Sup, analyste à Hi Investment and Securities.
    1,05 milliards de dollars
    Samsung a annoncé samedi qu'il allait déposer un recours après son procès perdu contre. Le géant sud-coréen a été condamné à verser plus d'un milliard de dollars à son rival américain pour violation de brevets.
    Le procès, le plus grand de ce type depuis des années aux Etats-Unis, était particulièrement suivi vu ses conséquences potentielles pour le marché en pleine ébullition des tablettes informatiques et des smartphones.
    Après trois semaines d'audiences, durant lesquelles des dizaines de témoignages d'experts et des centaines de pages ont été apportés au dossier, puis trois jours de délibération, les jurés ont donné en bonne partie raison au groupe à la pomme, qui accusait son concurrent sud-coréen d'avoir copié son téléphone iPhone et sa tablette iPad. Samsung a été condamné à lui payer 1,05 milliard de dollars.

  10. #199
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    Samsung, sonné, aimerait rassurer tout le monde

    Malgré la lourde amende qui lui a été infligée à l'issue du procès contre Apple, le géant sud-coréen promet de continuer la lutte avec "acharnement".

    Après sa défaite face à Apple devant la justice californienne, Samsung cherche lundi 27 août à rassurer actionnaires, employés et consommateurs, malgré la lourde amende infligée au groupe sud-coréen et la menace d'une interdiction de ses produits qui plombent son titre à Séoul.
    Le numéro un mondial a annoncé samedi qu'il allait déposer un recours après son procès perdu contre Apple lors duquel il a été condamné à lui verser plus d'un milliard de dollars pour violation de brevets.
    L'action Samsung décroche
    Dans un message à ses employés, publié sur un blog, le groupe s'est dit "très déçu" par le verdict mais a promis une lutte acharnée contre son concurrent américain, y compris devant d'autres tribunaux dans le monde où les deux firmes se livrent bataille autour des mêmes litiges technologiques.
    Conséquence malheureuse du procès perdu, le titre Samsung dévissait lundi de 7,76%, à 828 euros à la Bourse de Séoul. Les actions des autres fabricants asiatiques de téléphones multifonctions utilisant comme Samsung le système d'exploitation Android de Google, victime collatérale de la procédure, étaient également en repli lundi, à l'image du sud-coréen LG et du taïwanais HTC.
    1,05 milliards de dollars
    Après trois semaines d'audiences, les jurés du tribunal de San José, en Californie, ont partiellement fait droit aux demandes du groupe à la pomme, qui accusait Samsung d'avoir copié son téléphone iPhone et sa tablette iPad. Samsung a été condamné à lui payer 1,05 milliard de dollars (environ 840 millions d'euros).
    Pour la plupart des analystes interrogés, les réparations financières infligées au sud-coréen ne constituent pas un problème majeur. Jeff Kang, analyste chez Daishin Securities, souligne ainsi que le bas de laine de Samsung est estimé à 14 milliards d'euros.
    "Les bénéfices de Samsung devraient atteindre 7.500 milliards de wons au troisième trimestre. Un milliard de dollars, ce n'est pas un problème pour lui", abonde James Song, de Daewoo Securities.
    Samsung obligé de retirer ses appareils du marché ?
    Mais le procès, le plus grand de ce type depuis des années aux Etats-Unis, était surtout suivi vu ses conséquences potentielles pour le marché en pleine ébullition des tablettes informatiques et des smartphones.
    Pour Jeff Kagan, un analyste spécialisé dans les technologies, "la question suivante est de savoir si Samsung sera capable de continuer à utiliser les technologies" incriminées "ou s'il devra retirer ses appareils du marché". Une décision de la justice américaine en ce sens est attendue le 20 septembre.
    Le cas échéant, les performances de Samsung s'en ressentiraient dès le quatrième trimestre, affirme Song Myung-Sup, analyste chez Hi Investment and Securities. Mais le mal serait limité. La plupart des produits visés sont en effet depuis plusieurs mois sur le marché et la durée de vie "commerciale" d'un téléphone excède désormais rarement les 18 mois.
    "Nous avons confiance"
    Pour Song Myung-Sup, cela représenterait environ 5% des produits Samsung en circulation. Samsung a en revanche fort à perdre si son nouveau Galaxy S3, fleuron de sa gamme, devait être frappé d'interdiction aux Etats-Unis. Une perspective qui explique le plongeon du titre lundi, selon Song Myung-Sup, mais à laquelle nombre d'analystes ne croient pas.
    "Il est improbable que qui que ce soit puisse confondre les Galaxy avec l'iPhone à partir de maintenant", estime l'analyste. Samsung, rappelant ses victoires judiciaires en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas, en Allemagne et en Corée du Sud, où un tribunal a renvoyé vendredi les deux constructeurs dos à dos, s'est dit confiant dans le jugement des consommateurs.
    "Nous avons confiance dans le fait que les consommateurs et le marché se rangeront du côté de deux qui préfèrent l'innovation au contentieux", a-t-il déclaré.

  11. #200
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    La tablette Nexus 7 disponible sur Google Play à partir de 199?

    Développée par Asus et Google, la Nexus 7 a été mise en vente via la plateforme Google Play le lundi 27 août dans ses versions 8Go (199€) et 16Go (249€).

    Attendue début septembre, la première tablette estampillée Google est donc disponible plus tôt que prévue sur Play (https://play.google.com/store/devices), dans la boutique en ligne de Google.
    Google annonce que la tablette est également en précommande chez Fnac, Darty, et Boulanger en version 16Go pour une disponibilité le 3 septembre. Elle sera également disponible chez l'opérateur SFR à cette même date.
    La Nexus 7 est la première tablette de la ligne Nexus de Google. Il s’agit d'une tablette 7 pouces (1280 x 800 pixels), équipée d'un processeur à quatre-coeurs et fonctionnant sous le tout nouveau système d'exploitation Android Jelly Bean.
    Elle permet d'accéder aux téléchargements de films, livres ou applications disponibles sur Google Play et vient ainsi concurrencer directement, aux États-Unis du moins, le Kindle Fire.
    De son côté, Apple pourrait également venir s'attaquer à ce segment du marché, en annonçant sa première tablette 7 pouces lors de sa prochaine keynote, prévue le mercredi 12 septembre.
    La Nexus 7 est disponible depuis le mois de juillet aux États-Unis et en Grande-Bretagne.

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