CanalSat veut renforcer sa singularité pour recruter des abonnés
Après une année mouvementée liée à ses démêlés avec l'Autorité de la concurrence, le bouquet veut rebondir. Il lance six nouvelles chaînes et développe des offres de VOD.
Face à l'abondance des chaînes gratuites toujours plus thématisées, comment un bouquet comme CanalSat peut-il faire la différence ? « L'environnement concurrentiel de CanalSat s'est renforcé avec le développement de la TNT gratuite et des bouquets des fournisseurs d'accès à Internet, qui sont parfois perçus comme gratuits, reconnaît Maxime Saada, directeur général de CanalSat. Mais, dans ce contexte, nous avons stabilisé le portefeuille d'abonnés de CanalSat, ce qui est déjà une performance, et nous avons bien l'ambition de faire croître ce bouquet ». CanalSat revendique 4 millions d'abonnés. Pour booster son offre, le bouquet veut « investir dans l'exclusif, l'inédit, les nouveaux formats et tout ce qui distingue les télés payantes des télés gratuites », affirme son patron. Six nouvelles chaînes sont lancées sur des thématiques absentes de la télé gratuites : Golf+, qui émet depuis juillet, deux chaînes de combats (Blackbelt TV et Kombat Sport), Discovery Science, DJazz.tv et Non Stop People, qui verront le jour d'ici à novembre. Pour être présent sur les offres VOD, disponibles un peu partout, CanalSat lance un Pass Séries, inclus dans l'abonnement, pour consommer en illimité dix grandes séries américaines.
Nouvelles contraintes
CanalSat espère ainsi repartir à l'offensive après une année pour le moins chahutée. L'Autorité de la concurrence, qui a retoqué la fusion TPS-CanalSat en septembre 2011, lui a imposé en juillet dernier toute une série d'engagements à respecter pendant cinq ans. Canal+ les conteste devant le Conseil d'Etat mais doit les appliquer en attendant que l'affaire soit jugée. L'Autorité a notamment demandé à ce que les chaînes cinéma de CanalSat soient mises à la disposition des fournisseurs d'accès Internet (Bouygues, Orange...). Un coup dur pour le bouquet, dont le cinéma est le premier motif d'abonnement et qui pourrait ainsi perdre en attractivité. « Il y a un risque, avoue Maxime Saada. Nous avons tout un tas d'idées et nous pensons qu'elles seront peut être plus compliquées à mettre en oeuvre, mais nous avons l'intention de développer le bouquet et de développer le secteur des chaînes thématiques en France, qui a été largement oublié ». Pour l'heure, aucun FAI n'a réclamé les chaînes visées par l'Autorité, mais CanalSat prépare déjà ses propositions financières.




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