Pour les producteurs, la création n’est plus la priorité de France Télévisions
Un bras de fer s'est engagé par communiqués interposés entre les producteurs TV et la présidence de France Télévisions, alors qu'en début de semaine, France 2 et France 3 ont annoncé des coupes dans les budgets programmes pour 2013. France 3 a toutefois démenti la suppression du magazine de vulgarisation scientifique pour la jeunesse, C'est pas sorcier, dont la fin était annoncée pour la saison prochaine.
Les associations d'auteurs et de producteurs Addoc, Groupe 25 Images, Scam, SPI, SRF et Uspa se sont donc publiquement interrogées sur le jeu engagé par Rémy Pflimlin en matière de création TV et cinéma.
Quant au choix d'arrêter « toutes les cases de diffusion d'œuvres audiovisuelles et cinématographiques de seconde partie de soirée sur France 3 du lundi au jeudi », elles le qualifie de décision prise « brutalement et unilatéralement ».
Les professionnels s'insurgent contre cette décision qui porte, selon eux, un coup à la diversité de l'offre du groupe public et à la création.
Piqué au vif par ces critiques, le président de France Télévisions a répliqué par voie de communiqué jugeant « inacceptable et irresponsable » de qualifier de « jeu » les « décisions qu'il doit prendre « lourdes de conséquences pour nos chaînes », « alors que des emplois directs et indirects sont en question ».
Rémy Pflimlin défend son action en affirmant que « les entreprises publiques » doivent contribuer « le plus possible à l'effort de redressement des comptes publics. »
« Pour ma part, j'ai résolument engagé France Télévisions dans ce chemin, après avoir porté les engagements du groupe dans la création à un niveau inédit, soit 480 millions d'euros. »
Les associations de producteurs n'entendent pas l'argument. Pour elles, « Rémy Pflimlin persiste et signe : la création ne fait pas partie de ses priorités ». Dialogue de sourds.




Reply With Quote