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Thread: Coupe du Monde FIFA au Brésil

  1. #121
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    Ghana: Le soldat Gyan veut repartir au combat

    Un but encaissé au bout de 29 secondes oblige à revoir tous ses plans de jeu. Quand on en prend un à la 87ème, il est quasiment impossible de réagir. C’est ce qui est arrivé au Ghana lors de son entrée en lice dans le Groupe C de la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™ face aux États-Unis. "Ce but pris dès le début nous a coupé les jambes. Il a complètement chamboulé nos plans et nous a perturbés", explique le capitaine des Black Stars, Asamoah Gyan au micro de FIFA.com." On a été au-dessus, on a bien maîtrisé le match et on a réussi à égaliser. On méritait de gagner. On était en train de pousser pour faire la différence mais ils ont mis le but de la victoire… C’est le football".

    Ce revers a durement affecté l’équipe d’Akwasi Appiah. C’est surtout la manière qui fait mal. "On est très tristes, reconnaît l’attaquant d’Al Ain (EAU). Ce n’était pas notre jour, tout simplement. On s’est créé beaucoup d’occasions mais ce n’est pas allé au fond. Le problème vient de la concentration. Les États-Unis n’étaient pas très dangereux. Ils n’ont eu que deux occasions".

    Touchés mais pas coulés
    "On va tâcher d’être plus concentrés lors du prochain match. On a le temps pour se remettre en question et on est des professionnels", poursuit l'ancien Rennais qui juge que la composition d’équipe et le dispositif n’ont pas besoin d’être bouleversés. Selon lui, la recette du succès est beaucoup plus simple : "Rester concentré et évacuer le stress". En effet, la pression du premier match est un ingrédient incontournable d’une Coupe du Monde, même quand on a atteint les quarts de finale de la dernière édition. "Il va falloir être plus sérieux pour analyser nos erreurs et bosser. Ça va être un match difficile, mais on va devoir rester plus soudés que jamais et jouer notre jeu", estime le joueur de 28 ans dans l’optique de la confrontation avec l’Allemagne, le 21 juin.

    "Franchement, ça va être difficile car l’Allemagne est la favorite de ce groupe. Elle va être en pleine confiance après sa victoire 4:0 face à un adversaire du niveau du Portugal alors que de notre côté, on a pris un coup au moral. Quoi qu’il en soit, c’est un honneur d’affronter cette équipe", annonce Gyan. "Je ne sais pas ce que ce match va donner, mais le football réserve toujours des surprises".

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  3. #122
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    Belgique: Fellaini prend les devants depuis le banc

    La saison n’a pas été facile pour Marouane Fellaini. Ses épaules pourtant larges ont eu du mal à supporter la pression suscitée par le montant de son transfert à Manchester United. Du coup, c’est sur le banc de touche des Red Devils qu'il se trouve. Mais Fellaini n’a pas l’habitude de se laisser abattre. Plusieurs fois au cours des derniers mois il aurait pu jeter l’éponge, mais jamais il n’a abandonné, même dans les moments les plus difficiles.

    Ce 17 juin à Belo Horizonte, alors que les vagues belges se brisaient sur la défense de l’Algérie, c’est lui qui est venu apporter la solution. "Je crois toujours en moi", confie-t-il à FIFA.com. "Je me suis dit que si l’entraîneur me faisait entrer, je pourrais aider mon équipe à renverser la tendance. Si mes coéquipiers arrivent à placer de bons centres, je sais que j’ai les moyens de mettre la tête. C'est ce qui s’est passé aujourd’hui. Sur trois bons centres, j’ai réussi à prendre le dessus. J’aurais presque pu marquer un hat-trick !"

    Une seule de ses têtes est allée au fond, mais ça a été suffisant pour relancer la machine belge, si efficace en qualifications. "On commençait à manquer de temps et il fallait saisir nos occasions", estime l'ancien joueur du Standard de Liège. "Au final, on méritait cette victoire. On était très nerveux au début du match et on a fait une mauvaise première mi-temps. Après la pause, tout le monde a pu voir ce qu’on a dans le ventre. On a su rester calmes, prendre les bonnes décisions et finir par décrocher un super résultat. Je suis très content, à la fois pour moi et pour l’équipe. Marquer en Coupe du Monde, c’est quelque chose d'énorme et j’ai tout de suite pensé à ma famille, qui m’a toujours soutenu pendant toutes ces années, même dans les moments les plus difficiles. C’est grâce à eux que je suis là en ce moment."

    Wilmots a tout prévu
    La tête victorieuse de Fellaini à la 70ème minute a déclenché la remontée des hommes de Marc Wilmots, scellée par un autre remplaçant, Dries Mertens. Si certains remettront en question les choix initiaux du sélectionneur, il suffit de lire ses déclarations d’avant-match pour comprendre qu’il avait une idée derrière la tête. "Pour moi, ceux qui démarrent sur le banc sont aussi importants que les autres", avait-il confié à FIFA, ajoutant que "la moitié de nos buts, en qualifications, ont été inscrits par des remplaçants". Autant dire que Wilmots n'est pas étonné par l’identité des hommes décisifs, pas plus que Fellaini. "Tout le monde a pu voir que ce sont des hommes du banc qui ont fait la différence", confirme le milieu de terrain. "Ce n’est pas une surprise tant notre groupe est homogène. Il y a les 11 qui débutent et il y a encore 12 joueurs prêts à tout donner. Aujourd’hui, c’était moi et deux autres, mais la prochaine fois, il faut s’attendre à ce que trois autres remplaçants jouent un rôle important."

    À présent que la première prophétie de Wilmots s’est concrétisée, Fellaini espère sans doute voir se réaliser une autre. Invité à commenter les difficultés de son milieu de terrain pendant la préparation pour Brésil 2014, l'entraîneur belge avait simplement répondu : "Cette Coupe du Monde va lui donner l’occasion de prendre sa revanche." La réponse de l'intéressé ? "Espérons qu’il ait vu juste ! C’est vrai que j’attendais impatiemment cette compétition. C’est ma première Coupe du Monde et c’est un vrai plaisir de pouvoir y jouer un rôle. Tous les joueurs du monde aimeraient être à ma place, donc j’essaie d’en profiter à fond."

    Pour l'instant, c'est toute la Belgique qui en profite.

  4. #123
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    L'Espagne en session de rattrapage

    L'Espagne, tenante du titre, doit battre le Chili mercredi à Rio (19h00 GMT) pour effacer la claque reçue face aux Pays-Bas et surtout conserver toutes ses chances d'accéder aux huitièmes de finale et, pourquoi pas, de conserver sa couronne. Cinq jours près leur démonstration face aux Espagnols (5-1), les Néerlandais pourraient eux devenir les premiers qualifiés pour les huitièmes de finale, en cas de succès sur les modestes australiens (16h00 GMT à Porto Alegre). Enfin, le perdant de Cameroun-Croatie sera éliminé de la course aux huitièmes.

    "Il faut oublier ce qui s'est passé. On a deux finales à disputer". En deux phrases, le milieu de terrain Andres Iniesta a résumé l'objectif de l'Espagne. Même si un nul face aux Sud-Américains ne la condamnerait pas, le meilleur moyen pour la Roja de ne pas imiter les autres tenants du titre éliminés dès le premier tour (le Brésil en 1966, la France en 2002 et l'Italie en 2010) est de remporter ses deux prochains matches. Si la modeste Australie, adversaire le 23 juin, ne semble pas un obstacle insurmontable, en revanche le Chili est capable de contrarier les plans des Espagnols, inexistants face aux Pays-Bas.

    Pour surmonter les effets de la gifle, l'Espagne, championne du monde (2010 et double championne d'Europe 2008 et 2012) a choisi une méthode à trois branches. D'abord ses joueurs, et notamment le capitaine Iker Casillas, ont choisi d'assumer la raclée face aux Pays-Bas. Le sélectionneur Vicente Del Bosque a lui apporté son soutien à ses cadres, même s'il envisage de faire quelques changements dans la composition de son équipe. Enfin, il semble que le plan de jeu ait été simplifié. Le fameux "tiki taka", à base de passes courtes et rapides, pourrait être abandonné au profit d'un football plus direct. "Il faut gagner quelle que soit la manière", soutient Iniesta, pourtant l'un des dépositaires de la méthode, qui nourrit également son club de toujours, le FC Barcelone.

    Un coup à jouer pour le Chili
    Pour le Chili, vainqueur de l'Australie (3-1) en ouverture, l'occasion est belle. La bête espagnole est blessée et les joueurs de Jorge Sampaoli peuvent lui donner le coup de grâce tout en se qualifiant pour les huitièmes de finale. "Si on peut les éliminer ce serait une bonne chose, avance le sélectionneur. Eux, ils jouent une finale pour ne pas quitter le Mondial, nous on joue une finale pour se qualifier".

    Les dégâts provoqués chez les Espagnols seront scrutés avec attention par les Néerlandais, qui affronteront un peu plus tôt l'Australie. Et s'ils font preuve du même sérieux et de la même envie que face à l'Espagne, l'addition s'annonce salée pour les modestes "Socceroos". En fait, le principal adversaire des Néerlandais est peut-être... eux-mêmes, tant cette équipe cultive historiquement une certaine propension à imploser sous le poids des egos.

    Enfin, le Mondial retourne dans la moiteur tropicale de Manaus, à quatre heures d'avion et 2850 km de Rio. Après l'Angleterre et l'Italie, le 14 juin, ce sont la Croatie et le Cameroun qui se frotteront aux conditions de jeu particulières à proximité de la jungle amazonienne (30°c et taux d'humidité voisin de 80%). Coup de chaud interdit car le perdant sera éliminé de la course aux huitièmes de finale et réduit au rôle d'arbitre lors des derniers matches de la première phase, le 23 juin.

  5. #124
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    Belgique: Un banc de poisons

    La Belgique a fait la différence grâce à son banc mardi face à l'Algérie (2-1), le sélectionneur Marc Wilmots ayant fait entrer trois poisons pour la défense des Fennecs, Marouane Fellaini, Dries Mertens et Divock Origi, tous précieux à Belo Horizonte (groupe H). Alors que les Diables Rouges ne trouvaient pas la clé pour ouvrir le coffre algérien, les trois remplaçants ont fait la différence, comme l'avait espéré le sélectionneur.

    Avant le match, "sur le tableau du vestiaire, j'avais écrit +le banc fera la différence+ et cela s'est vérifié", pouvait se féliciter l'entraîneur belge. "Depuis que j'ai pris l'équipe en charge (il y a deux ans), j'ai remplacé le 'moi' par le 'nous'. Ce sont 23 joueurs qui nous permettrons d'avoir des résultats", avait-il dit la veille du match. Wilmots avait beau jeu mardi soir de vanter une tactique qui a permis d'user les Algériens durant une heure avant que les entrants belges fassent la différence. Le sélectionneur savait aussi sans doute, dans son for intérieur, que son équipe n'était pas passée loin de la déroute après l'ouverture du score par Feghouli.

    Autant que leur fraîcheur, c'est le style de jeu des joueurs entrants qui a modifié le cours du match. D'où cette interrogation de journalistes belges: pourquoi s'être privé à l'entame de match de la puissance et du jeu de tête de Fellaini et de la vitesse d'Origi et Mertens ?

    Januzaj, Mirallas, Defour....
    "Je ne regrette pas de leur avoir préféré Dembélé, Lukaku et Chadli. Cette tactique consistant à user les Algériens avec des joueurs capables de conserver le ballon était la bonne", a rétorqué l'entraîneur. "Ensuite, c'est vrai, j'ai décidé de mettre de la puissance avec Fellaini". Et le joueur de Manchester, qu'on avait vu frustré et très nerveux sur le banc en première période, n'a pas tardé à plaider sa cause une fois sur le terrain en égalisant d'un tête magistrale.

    "Fellaini est l'un des meilleurs joueurs de tête en Europe. Il a apporté beaucoup, notamment dans l'impact physique. Il a tellement dominé son sujet sur les ballons aériens que mes joueurs étaient incapables de s'opposer à lui", a constaté Vahid Halilhodzic, sélectionneur des Fennecs. "Manchester devrait faire signer le Fellaini version Belgique", a twitté ironiquement après le match l'Anglais Gary Lineker pour saluer la grosse prestation du Belge qui a vécu une première saison délicate à United.

    Origi, bien plus mobile que Lukaku (très décevant mardi), et Mertens ont ensuite achevé de mettre la défense algérienne au trente-sixième dessous, le joueur de Naples inscrivant le but décisif. "Il y a une telle concurrence dans l'équipe que les remplaçants veulent profiter de la moindre minute pour se montrer", expliquait Wilmots, en se réjouissant d'avoir vu d'autres joueurs "très chauds sur le banc, à l'image de Mirallas, Januzaj ou Defour qui auraient très bien pu eux aussi faire la différence". La Belgique a donc de la ressource et un banc qui pourrait lui permettre d'aller loin dans le tournoi. Dans le groupe H, Russes et Sud-Coréens sont prévenus.

  6. #125
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    Attention les Bleus, l'élan suisse arrive

    L'équipe de France vit toujours sur l'élan né du barrage retour contre l'Ukraine (3-0); la Suisse, elle, compte sur celui qu'elle s'est créé en renversant de justesse l'Equateur, vendredi face aux Bleus dans le Mondial-2014. Certes, remporter son premier match dans une Coupe du monde ne garantit en rien la qualification pour les huitièmes de finale, il suffit pour la "Nati" de se souvenir de son échec à les atteindre au Mondial-2010 malgré son exploit d'entrée de jeu contre les champions d'Europe espagnols (1-0), suivi par une défaite contre le Chili (1-0) et un 0-0 face au Honduras.

    Mais battre le concurrent direct pour l'une des deux premières places dans un tel scénario est forcément entraînant. "C'est merveilleux de gagner à la dernière minute, cela libère des énergies positives et c'est très bon pour le moral de l'équipe", avait ainsi commenté à chaud le sélectionneur de la "Nati", Ottmar Hitzfeld, à l'issue de ce succès à l'arraché contre les Andins (2-1) qui menaient pourtant au score à la mi-temps.

    Le scénario est idéal. "L'équipe vit sur l'émotion vécue contre l'Equateur, reconnaît le milieu Behrami. On ne pense pas trop à la France, qui est l'équipe la plus forte, et donc on est tranquille, on vit encore sur cette émotion". "Ces trente dernières secondes ont donné quelque chose d'incroyable à l'équipe, insiste-t-il. Si on avait perdu, on était mort, avant de jouer contre l'équipe la plus forte. Quand on travaille comme ça et qu'on gagne, on a encore plus de force pour faire mieux".

    Tripes, coeur
    La confiance est désormais palpable dans le camp suisse. Les entraînements se faisaient de manière déjà décontractée avant l'entrée en lice à Brasilia. Mais il flotte dans l'air une nouvelle insouciance. Conséquence directe ou pas du match, toujours est-il que l'encadrement a accepté de mettre quatre joueurs dont Behrami à la disposition des médias mardi, sur la plage devant leur hôtel, dans une ambiance bon enfant mêlant journalistes, supporters suisses et vacanciers. Et l'entraînement du jour, initialement ouvert à la presse le premier quart d'heure seulement, l'a finalement été entièrement.

    "Le but de Seferovic lance notre campagne de la plus belle des manières. L'équipe de Suisse est partie !", s'était déjà félicité lundi le défenseur central Djourou. "On est plus décontracté, on est en confiance, c'est positif, abonde mardi l'auteur du but, entré à la 75e minute. C'était très bon pour nous, on sait qu'on est bien, tout est plus facile désormais".

    L'élan, c'est cette force qui propulse quand on est dos au mur et/ou quand on sort les tripes. Et c'est ce qu'a fait Behrami sur l'action qui allait mener à la victoire: dans sa propre surface, il se jette dans les pieds d'un Equatorien et lui chipe le ballon, se projette vers l'avant, chute sur une obstruction d'un autre adversaire mais se relève et, l'arbitre laissant intelligemment jouer, trouve Rodriguez dont le centre au cordeau est repris victorieusement par Seferovic. "Il y a des moments dans un match où c'est le coeur qui doit parler", assure le milieu de Naples aux cheveux peroxydés.

    Après ce tacle, "il mène à lui seul ce contre, relève le gardien Benaglio. Cette seule action souligne bien que Valon est quelqu'un qui ne renonce jamais". L'élan, ça peut aller loin.

  7. #126
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    Côte d'Ivoire: La loi du clan chez les Eléphants

    Les joueurs ivoiriens partagent un lien très fort. "Nous nous connaissons tous depuis longtemps. Nous formons une vraie famille", explique le défenseur de Liverpool Kolo Touré. Il règne en effet une ambiance décontractée et sympathique au sein du camp des Éléphants depuis le début de la Coupe du Monde de la FIFA 2014™. "Pour beaucoup, nous avons grandi ensemble. Nous nous côtoyons depuis l'enfance et, aujourd'hui, nous sommes devenus des hommes."

    En arrivant à Recife, sur la côte septentrionale du Brésil, les Ivoiriens ne se sont pas mis immédiatement au travail. Le sélectionneur Sabri Lamouchi ne les a pas réunis pour une séance de tableau noir, un entraînement improvisé ou une causerie. Aisément identifiables dans leurs survêtements orange, les joueurs ont pris le temps de se reposer dans le salon de leur hôtel.

    Didier Drogba en profite pour poser pour les supporters. Le sourire vissé aux lèvres, l'attaquant de Galatasaray se rend disponible, tout comme Yaya Touré, le frère de Kolo. Le triple Joueur Africain de l'Année reste sur une saison impressionnante avec Manchester City, et consacre aujourd'hui du temps aux autres. "Il règne une atmosphère particulière dans cette équipe chaque fois que nous nous retrouvons", explique Drogba, ancien lauréat de la Ligue des champions de l'UEFA. Tandis qu'il nous parle, ses coéquipiers s'affairent autour de lui. Certains demandent de la glace ou les codes WiFi, comme n'importe quels clients. Serge Aurier reste adossé au mur. Le benjamin de l'équipe plaisante avec Salomon Kalou et Gervinho.

    Même attitude, même mentalité
    On évoque la possibilité d'aller se promener sur la plage de Recife. Quelques-uns émettent des objections, mais se laissent bien vite convaincre. Les joueurs finissent par obtenir gain de cause. Ils laissent les tracas aux responsables de la sécurité. "C'est vrai, nous sommes comme une grande famille", confirme Kalou, attaquant de Lille. "Jeunes ou moins jeunes, nous sommes tous sur la même longueur d'ondes. Nous nous entendons très bien." À 33 ans, Kolo Touré dispute certainement sa dernière Coupe du Monde. "Ça peut sembler étrange mais, quand nous sommes ensemble, j'ai l'impression de retrouver des frères. C'est une ambiance très différente de celle que je connais en club", raconte l'ancien défenseur d'Arsenal. "Nous sommes tous issus du même pays. Nous avons la même attitude et la même mentalité."

    Tous les titulaires jouent dans les grands championnats européens. Pour la plupart, ils sortent à peine d'une saison très éprouvante. Après dix mois de lutte au plus haut niveau, ils ont enfin l'occasion de se ressourcer en présence de visages familiers, de vieux amis ou même de véritables frères, dans le cas des Touré. Pour autant, les Ivoiriens ne sont pas venus en vacances au Brésil. "Nous avons peut-être l'air détendus, mais nous ne sommes pas ici pour plaisanter", prévient Drogba. "Nous allons travailler dur pour réaliser nos objectifs. Nous jouerons pour gagner ensemble. Nous sommes totalement concentrés sur ce but."

    Conserver l'unité
    La preuve, les joueurs de Lamouchi prennent les choses très au sérieux dès qu'ils se trouvent sur le terrain d'entraînement. Un centre raté d'Aurier provoque une volée de commentaires acerbes. Le jeune homme est visiblement très exigeant avec lui-même. Une mauvaise passe est immédiatement critiquée par les vétérans, quel qu'en soit l'auteur. Les tacles se font sans retenue. Tout le monde retient son souffle lorsque Tioté envoie Yaya Touré rouler sur la pelouse, mais le capitaine ivoirien se relève sans un mot.

    La courte victoire (2:1) enregistrée face au Japon à l'Arena Pernambuco témoigne de l'état d'esprit qui règne chez les Éléphants. Entré en jeu à la 62ème minute, Drogba n'a pas perdu son temps à exprimer son mécontentement. On ne l'a pas vu grimacer ou poser les mains sur les hanches. Il s'est immédiatement rué à l'assaut du but adverse. Il a harcelé la défense japonaise pour ouvrir des espaces à Gervinho et Wilfried Bony. Il s'est mis au service du groupe, de la famille. Resté sur le banc jusqu'au coup de sifflet final, Kolo Touré a été le premier supporter ivoirien. À l'issue de la rencontre, il a embrassé tous ses partenaires, avant de crier sa joie dans le tunnel qui mène aux vestiaires.

    À l'abri des regards indiscrets, les Ivoiriens se sont laissés aller. De l'extérieur, on a pu entendre les bruits caractéristiques d'une réunion de famille. "Il faut conserver cette unité sur le terrain", assure Kolo Touré, une expression heureuse sur le visage. Bientôt, il faudra faire face à la Colombie. "Pour le moment, nous allons nous détendre. Mais dès notre prochaine sortie, nous aurons retrouvé tout notre sérieux."

  8. #127
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    Côte d'Ivoire: Les Eléphants veulent y croire

    Victorieuse contre le Japon d'entrée de jeu, la Côte d'Ivoire, à sa troisième participation d'affilée à une Coupe du monde, espère battre la Colombie jeudi pour "être tranquille" au plus vite et se hisser, pour la première fois de son histoire, en 8e de finale. "Je ne suis pas un rêveur, mais ca ne m'empêche pas d'être ambitieux et déterminé": Sabri Lamouchi, le jeune coach des Eléphants, a tenu un langage tout en contrôle, mardi, devant la presse, à l'image des prestations que fournissait cet international français quand il était joueur.

    "Mais si nous gagnons contre la Colombie, je ne peux pas empêcher les gens de rêver", a-t-il ajouté, bien conscient des énormes attentes à Abidjan suscitées par le succès convaincant face aux Japonais, qui menaient pourtant au score. Il aura suffi que Didier Drogba, meilleur buteur de la sélection (65 buts) entre pour que le cours du match bascule en deux minutes, par Bony (64) puis Gervinho (66).

    L'ex-attaquant de Marseille et Chelsea a-t-il donc a la fois un effet sur ses partenaires et sur ses adversaires? "Chez les adversaires je ne sais pas mais ce que je sais, c'est que Didier est plus qu'un capitaine, concède Lamouchi. Il a un rôle déterminant, il profite de sa grande expérience, c'est un grand professionnel et un grand compétiteur, les jeunes en profitent".

    Une victoire en 2010
    Tombée dans le "groupe de la mort" en 2006 en Allemagne et éliminée dès la phase de poule, la Côte d'Ivoire s'incline contre l'Argentine et les Pays-Bas mais remporte sa première victoire face à la Serbie-et-Monténégro (3-2). Quatre ans plus tard, en Afrique du Sud, malgré leurs 4 points (une victoire 3-0 face à la Corée du Nord et un nul 0-0 contre le Portugal), les Eléphants s'arrêtent aussi en poule, battus au passage par le Brésil.

    Face à la Colombie, qui a battu la Grèce (3-0) au premier match, celui de jeudi est-il déjà une finale? "Ca ne peut être une finale que s'il y a un vainqueur, auquel cas la qualification sera acquise pour un des deux, souligne Lamouchi. Mais même si le résultat n'est pas favorable, le dernier match peut être encore qualificatif. Il ne faut donc pas se concentrer sur l'enjeu mais sur le match".

    Reste que dans l'entourage des Eléphants, qui s'entraînent dans le calme à l'Oscar Inn de Aguas de Lindoia, un domaine luxueux à plus de 150 km au nord de Sao Paulo, l'objectif est clair: "On veut être tranquille dès jeudi et pour cela, on va battre la Colombie", confie un membre important de la délégation.

    Un effectif au complet
    "On a une idée des qualités de l'équipe de Colombie, souligne l'attaquant Salomon Kalou. Mais on a nos atouts et dans ce genre de matches, il faut jouer ensemble, comme on l'a fait à la fin du match contre le Japon, et il faut aller à fond". Légèrement touchés face au Japon, le milieu de terrain de Hanovre, Didier Ya Konan, et le latéral gauche de Stuttgart, Arthur Boka, sont opérationnels.

    La Colombie de son côté, même privée de sa star Falcao, a réussi des débuts parfaits avec des buts d'Armero (5), Gutierrez (58) et Rodriguez (90+3), face à des Grecs vite dépassés. C'est surtout de l'impact physique des Africains que les Sud-Américains se méfieront, explique le milieu de terrain Fredy Guarin: "Physiquement, ils sont très forts. C'est une équipe qui se bat sur chaque balle et compte sur sa puissance pour essayer de nous battre. Mais avec nos armes, la qualité de passe et de contrôle de balle, nous pouvons gagner".

    "Nous avons notre plan. Nous devrons être très intelligents, ne jamais perdre le contrôle du match mais surtout garder confiance en ce que nous faisons", a ajouté le joueur de 27 ans, qui évolue à l'Inter Milan.

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    Algérie: Des Fennecs frileux

    L'Algérie qui a défendu avec abnégation avant de s'incliner (2-1) face à la Belgique mardi, a oublié d'attaquer, n'osant jamais se découvrir, ce qu'elle devra faire lors des prochains matches si elle ne veut pas quitter ce Mondial au terme de la phase de poules. Un but sur penalty signé Feghouli (25e) au terme de sa seule phase offensive valable et c'est tout ! C'est peu. Les Fennecs, terriblement timides, n'ont en fait pas osé, n'ont pas fait preuve de cette audace que le sélectionneur Vahid Halilhodzic avait réclamée la veille en conférence de presse.

    "Pour réussir face aux Belges, il faudra de l'audace. Je veux voir des joueurs conquérants", avait lancé "coach Vahid" la veille du match. On a vu tout le contraire sur le terrain du Mineirao de Belo Horizonte où les Algériens ont avant tout pensé à défendre en oubliant d'utiliser leurs atouts offensifs pourtant considérés comme les points forts de l'équipe.

    Dans le dur physiquement
    "Le plan était d'éviter de donner l'opportunité aux Belges de faire des contre-attaques, car c'est leur force, ils ont des joueurs rapides et talentueux. On a bien fermé les espaces pendant 70 minutes", constatait le capitaine des Verts, Madjid Bougherra. "Nous n'avions pas uniquement quatre défenseurs, mais un vrai rideau défensif qui commençait de la zone adverse. Il faut reconnaître que les Belges ont eu des difficultés pour s'approcher de mon but", expliquait le gardien Rais M'Bolhi, oubliant un peu vite que les Diables Rouges s'étaient créé une demi-douzaine d'occasions en seconde période.

    Dans le dur physiquement en fin de match, les Algériens étaient condamnés dès lors que les Belges possédaient davantage de ressources et surtout un banc capable d'apporter de la fraîcheur et de la vitesse avec Fellaini, Mertens et Origi. "Je n'avais pas moi sur mon banc des joueurs capables d'apporter quelque chose de spécial comme c'était le cas pour Marc Wilmots", se plaignait Vahid Halilhodzic. Ses remplaçants apprécieront.

    Appel à la révolte
    En faisant sortir Soudani pour le remplacer poste pour poste par Slimani, puis en sortant le remuant Mahrez pour renforcer son milieu de terrain avec Lacen, l'entraîneur bosnien n'a de fait pas modifié le visage de son équipe. Un visage qui devra être tout autre dimanche face à la Corée du Sud. "Malgré la défaite, il y a du positif à retirer de notre match face aux Belges, assurait Madjid Bougherra. Nous possédons une équipe solidaire et on a tout de même fait douter la Belgique qui est l'une des meilleures formations européennes du moment".

    On se console comme on peut. Car les Fennecs qui avaient quitté la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud sans marquer un seul but pourraient voir ressurgir ce spectre en s'entêtant à défendre. "Jouer une Coupe du monde, c'est prendre du plaisir. Or mardi, les joueurs n'ont pris aucun plaisir. Ils n'ont pas joué, regrettait l'ancien international Ali Benarbia dans la presse algérienne mercredi. Les joueurs doivent prendre conscience que lors de ce Mondial, les équipes frileuses n'obtiennent que des désillusions".

    Et l'ancien joueur du PSG d'appeler à la révolte face à la Corée: "Il y a un sélectionneur, c'est une chose. Mais les joueurs sur le terrain sont assez grands pour prendre leurs responsabilités quand ils sentent que la tactique du coach va leur coûter cher", a-t-il déclaré dans des propos repris par le site internet du magazine sportif Le Buteur.

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    France: Valbuena, Little Big Man

    Mathieu Valbuena s'est vu confier les clés du jeu offensif de la France au Mondial par Didier Deschamps, après le forfait de Franck Ribéry et la non-sélection de Samir Nasri, et donne encore raison au sélectionneur, lui qui n'a jamais déçu en Bleu. Les derniers seront les premiers. Valbuena, c'est l'histoire d'un joueur qui n'a l'air de rien, qu'on ne repère pas du premier coup, mais qui au final se fait une place et devient incontournable.
    "Mathieu est un maillon indispensable" de l'équipe, confirme d'ailleurs Guy Stéphan l'adjoint de Deschamps.

    "Il joue dans une position où il n'a pas toujours joué. Didier lui laisse beaucoup de liberté pour dézoner, pour animer le jeu, mais il sait qu'il doit se replier sur un côté à la perte du ballon. Il a une facilité à jouer entre les lignes avec un centre de gravité très bas. Il a une complicité avec les autres joueurs, grâce notamment au redoublement de passes et en plus, il est généreux dans l'effort. Ça fait beaucoup pour un petit bout d'homme", synthétise Stéphan.

    Voilà pour les qualités footballistiques dont fait preuve sur un terrain Valbuena. Mais à celles-ci, il convient d'ajouter la persévérance, certainement une des plus précieuses. Car rien n'a été facile pour Valbuena. De ses débuts en amateur à Langon, jusqu'à ce qu'il devienne le dépositaire du jeu français durant cette Coupe du monde, en passant par son histoire mouvementée à Marseille, où il est arrivée en 2006 et qu'il devrait quitter à l'occasion du mercato.

    Une histoire où l'on retrouve déjà Nasri et Ribéry, alors leaders technique de l'OM et qui s'évertuèrent à longtemps bizuter Valbuena, selon son autobiographie parue en 2012. Et Deschamps à partir de 2010, avec lequel l'incompréhension a fini par faire place à la confiance en trois années de collaboration.

    Transcendé en Bleu
    Durant ses années marseillaises, le natif de Bruges, d'abord frêle, a appris à muscler son jeu sous son 1,67 mètre, mais ce sont ses buts remarqués contre Liverpool ou Dortmund en Ligue des champions qui ont démontré sa capacité à encore élever son niveau de jeu. "Depuis son plus jeune âge, il a toujours été comme ça. Dès qu'il y a des grands rendez-vous, des gros matches, il aime ça, il aime cette pression", explique le milieu Rio Mavuba qui l'a côtoyé au centre de formation de Bordeaux.

    En Bleu, la pression il l'a toujours connue, mais le maillot l'a toujours transcendé à chacune de ses 35 sélections (5 buts, 11 passes décisives). Peu importe si Laurent Blanc ou Deschamps lui préféraient d'autres joueurs, comme Nasri -encore et toujours lui-, qui fit tout pour s'imposer comme le patron en marchant notamment sur ses plates bandes un soir de match amical contre la Finlande en octobre dernier. Mais qui, un mois plus tard, se fourvoya dans le vide de Kiev en barrage aller.

    Le retour du 19 novembre, ponctué de l'exploit homérique (3-0) contre l'Ukraine, a définitivement installé Valbuena dans le rôle de meneur de jeu des Bleus et c'est le torse toujours plus bombé, les cheveux toujours plus gominés qu'il assume désormais pleinement ce statut. A 29 ans...

    Au soir de la victoire contre la Norvège en préparation, où il a illuminé le jeu français avec trois passes décisives, Deschamps pouvait être satisfait de son choix, même tardif. "Il a été très bien avec nous depuis deux ans. Il est arrivé avec un grand sourire, beaucoup d'envie et sur le terrain ça se voit, ça se ressent. Il a été au niveau de ce qu'il a fait depuis deux ans avec ce maillot bleu-blanc-rouge." La persévérance paye toujours. Et petit à petit, on devient un peu plus grand...

  11. #130
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    France: Evra, le show permanent

    Cloué au pilori après le fiasco de Knysna, Patrice Evra n'a pas changé et a gardé ce franc-parler qui lui a causé tant de mésaventures par le passé même si c'est désormais avec un statut de "grand frère" qu'il aborde le Mondial avec les Bleus. Les apparitions du défenseur de Manchester United (33 ans, 59 sélections) en conférence de presse sont rares mais valent à chaque fois le détour. L'arrière gauche des Bleus n'était plus venu devant les médias français depuis novembre 2012, c'est dire l'excitation qui a gagné la presse en apprenant le menu du jour proposé par l'encadrement. Elle n'a pas été déçue.

    Le moment n'était pas anodin, quatre ans quasiment jour pour jour après la grève de l'entraînement au Mondial-2010 en Afrique du Sud (20 juin), qui a plongé les Bleus dans la plus grave crise de leur histoire et fait du capitaine Evra, suspendu 5 matches par la Fédération française de football, un pestiféré. Du temps s'est écoulé après ce véritable drame national en mondovision mais Evra l'assure: il n'a "pas changé", avant de concéder que le port du brassard lui avait "bouffé de l'énergie" et qu'il avait à l'époque "pris (s)on rôle trop à coeur" pour finir par endosser seul une responsabilité collective. "Maintenant je donne toujours tout pour les autres mais je reçois de l'énergie en retour", a-t-il expliqué.

    "Je m'aime tout le temps"
    Pour le reste, il n'était pas venu pour faire un quelconque mea culpa. Bien au contraire: "Je m'aime tout le temps! C'est un peu arrogant, mais que ce soit dans les moments difficiles, ou les moments de joie, je n'aime pas critiquer ma personne. Le même +Pat+ de 2010 ou le même +Pat+ de 2014, je les kiffe tous les deux!". Ses coéquipiers sont visiblement du même avis et chaque bleu interrogé ne cesse de louer le rôle de "leader" et de guide du Mancunien. Cette Coupe du monde serait-elle une entreprise de réhabilitation d'Evra après des années d'incompréhension avec le public?

    Selon l'ancien Monégasque, le décalage entre son image à l'extérieur du groupe et celle qu'il renvoie à l'intérieur n'existe qu'"auprès des médias". "J'ai rencontré plusieurs supporteurs français et ils ont toujours été positifs avec moi, a-t-il ajouté. Si les médias veulent donner cette image de moi depuis la dernière Coupe du monde, il n'y a pas de problème. Je ne lis pas la presse, Internet. Le plus important pour moi c'est ce que pensent les joueurs, le staff, les supporteurs de l'équipe de France. Que je passe pour un bad boy auprès des médias, ça ne me touche pas."

    Sa dernière sortie n'était d'ailleurs pas passée inaperçue. En octobre 2013, Evra avait de nouveau brouillé son image en critiquant violemment quatre consultants audiovisuels dont deux anciens internationaux illustres, Bixente Lizarazu et Luis Fernandez. Mais la FFF n'a pris aucune sanction à son égard. "Je donne à manger à certaines personnes, ce n'est pas parce qu'il y a une caméra que je vais devenir quelqu'un d'autre, a-t-il poursuivi. Je reste Pat même si ma franchise peut faire la Une des journaux et que les journalistes s'attendent à ce que je lance des grenades. Si un journaliste me pique, je sais comment lui répondre. Je ne joue pas un jeu."

    Et de se lancer dans un plaidoyer pour le maillot bleu et la France, lui dont les larmes lors de la Marseillaise ayant précédé le premier match des Bleus en Afrique du Sud avaient été occultées par le chaos qui allait suivre. "On joue tous pour le même pays et depuis le France-Ukraine (3-0 en barrage retour, le 19 novembre, ndlr), il y a la fierté de porter ce maillot. Il faut que les Français soient fiers de nous, c'est le mot d'ordre et la priorité, c'est que les supporteurs se disent qu'on respecte le maillot", a-t-il affirmé.

    Mais plus question de penser au capitanat. "Le capitaine c'est Hugo Lloris, il faut respecter ça, a-t-il commenté. Je l'ai été en 2010 et je le suis à Manchester, ça me suffit. Ce n'est pas parce que je n'ai pas le brassard que je ne remplis pas mon rôle dans le vestiaire ou sur le terrain. C'est beau d'être capitaine mais ce n'est pas la priorité." La cicatrice de Knysna semble en tout cas refermée pour Evra qui avoue être comme "un gosse" au Brésil où il est pour l'instant incontestable au poste d'arrière gauche, en attendant l'émergence définitive de Lucas Digne (21 ans).

    L'évocation de la chasse à la taupe lancée au plus fort de la crise en Afrique du Sud provoque ainsi chez lui un large sourire. "On était dans une telle bulle qu'on cherchait des taupes. C'était un grand moment mais je ne l'ai toujours pas trouvée", a-t-il reconnu dans un grand éclat de rire.

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