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Thread: Coupe du Monde FIFA au Brésil

  1. #131
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    Les Suisses veulent créer les points faibles des Bleus

    Les Suisses doivent "créer" les points faibles de l'équipe de France en la "défiant dans le jeu", vendredi à Salvador dans le Mondial-2014, a estimé mercredi leur sélectionneur-adjoint Michel Pont. "Il est extrêmement difficile de trouver des points faibles à l'équipe de France, c'est la première fois que ça m'arrive depuis treize ans (qu'il est en poste, ndlr) quand je visionne leurs matches depuis l'Ukraine", a dit l'adjoint d'Ottmar Hitzfeld en conférence de presse à Porto Seguro.

    "Elle est très bien organisée, compacte, fait des sacrifices individuels, des replacements, qui font partie de la volonté des joueurs, a-t-il analysé. Les points faibles, nous devons les créer, en sautant sur la moindre occasion. Se planquer à dix derrière en attendant que ça se passe n'est pas la solution, il faut qu'on arrive à les défier dans le jeu". "Il faut se mettre au niveau des Français dans le jeu, réussir à dérégler cette magnifique machine mise en branle contre l'Ukraine, les faire douter par le jeu, je ne crois pas qu'on pourra le faire par l'impact physique, a-t-il ajouté. Il faut faire circuler le ballon, les faire courir et les faire douter de leur emprise sur le jeu, qui a été totale depuis l'Ukraine, même contre les Pays-Bas (en amical le 5 mars, 2-0, ndlr)".

    Michel Pont fête ses 60 ans jeudi. "Mon rêve est de battre la France, ce serait le plus beau cadeau, et ensuite aller le plus loin possible, a-t-il avancé. Je suis convaincu que si on sort du groupe, on est capable d'aller très loin". La Suisse a battu in extremis l'Equateur (2-1) dimanche, avant que la France ne dispose du Honduras (3-0), dans le groupe E.

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  3. #132
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    France: La méthode Deschamps

    Le renouveau de l'équipe de France et l'état d'esprit irréprochable qui y règne à l'occasion du Mondial trouvent leurs origines dans la méthode du sélectionneur Didier Deschamps. Décryptage.

    Gestion des hommes
    Proche de ses joueurs et à l'écoute de son groupe, Deschamps privilégie le dialogue pour déminer une situation ou relancer un élément en perdition. Karim Benzema n'a pas caché que les discussions avec le sélectionneur lui avaient permis de se remettre en question et de briser le cercle infernal dans lequel il était enfermé pour devenir enfin l'arme fatale des Bleus en attaque. Il s'est engagé dans la même entreprise pour canaliser la trop grande énergie de Paul Pogba et aider la future star de l'équipe de France à maîtriser ses nerfs. Deschamps sait de quoi il parle puisqu'il a occupé le même poste (milieu) et évolué durant 5 saisons dans le même club (Juventus Turin) que le champion du monde des moins de 20 ans. En se passant de Samir Nasri, pourtant l'un des meilleurs joueurs français, il a su acheter la paix sociale et éviter d'éventuels conflits internes durant la Coupe du monde. Là aussi, c'est après des échanges avec plusieurs Bleus influents qu'il s'est résolu à écarter le sulfureux Mancunien. Les évènements qui ont suivi cette annonce et les tweets injurieux de la compagne de Nasri n'ont fait que valider ce choix a posteriori, avant qu'il ne se décide à porter plainte, histoire de marquer son autorité avant le début du stage de préparation. L'autre décision emblématique de son mandat participe de la même logique: en faisant d'emblée une distinction nette entre les 23 heureux élus et les 7 réservistes, il a tenu compte de précédents fâcheux pour ne pas pourrir l'ambiance durant la préparation et ne pas nourrir de rancoeurs ou d'aigreurs.

    Gestion tactique
    L'expertise tactique de Deschamps se lit à travers son palmarès de joueur, le plus beau de l'histoire du football français, et une reconversion plus que réussie en tant qu'entraîneur. Selon Michel Platini, la chance a toujours accompagné "DD" durant sa carrière. Mais il y a sans doute beaucoup plus que cela, plutôt une science innée de la victoire. Tout n'a pas été rose depuis sa nomination en juillet 2012. Et 2013 a même failli être l'année de toutes les désillusions. Mais Deschamps a démontré son savoir-faire au cours de deux rendez-vous cruciaux: en octobre 2012 quand le repositionnement tactique opéré à la mi-temps d'Espagne-France a ouvert la voie vers le premier fait d'armes de son mandat (1-1), puis cette soirée du 19 novembre 2013 déjà entrée dans l'histoire des Bleus. Surclassée par l'Ukraine à Kiev en barrage aller (2-0), l'équipe de France était dos au mur et l'avenir de Deschamps assez hypothétique mais il a su rectifier le tir en changeant d'hommes et de stratégie pour aboutir à l'exploit au retour au Stade de France (3-0). Le socle et l'équipe-type des Bleus au Brésil sont nés ce soir-là.

    Gestion de la communication
    Raymond Domenech, en guerre permanente avec la presse, abusait de provocations et de petites phrases inutiles, Laurent Blanc ne goûtait pas forcément le contact avec les médias. C'est tout le contraire avec Deschamps dont la décontraction et l'humour servent de remparts à toute polémique. Mais il sait aussi se fermer pour ne pas alimenter de controverse. Depuis le déclenchement de l'affaire Ribéry et les échanges d'amabilités entre le médecin des Bleus Franck Le Gall et celui du Bayern Munich, le célèbre Hans-Wilhelm Müller-Wohlfahrt, le sélectionneur se refuse ainsi à tout commentaire sur le sujet, ce qui ne l'empêche pas d'en plaisanter avec les journalistes. A un reporter qui se faisait insistant sur la question, il n'a pas hésité à répliquer qu'il n'était "pas un bon relanceur". Et d'enchaîner avec humour: "Moi, j'étais plutôt un tacleur, et je n'en ratais pas beaucoup. Si tu veux éviter de te faire tacler..."

    Deschamps-Stéphan : un duo qui marche
    Si Deschamps semble à l'aise dans son costume de sélectionneur, sa complicité avec son fidèle adjoint Guy Stéphan y est pour quelque chose. Les deux hommes se sont d'abord croisés à l'Euro-2000 où Stéphan officiait en tant que N.2 de Roger Lemerre. Il se sont ensuite retrouvés sur le banc de Marseille (2009-2012) pour ne plus se quitter. "C'est quelqu'un de fédérateur, un gagneur, à l'écoute, a expliqué Stéphan mardi. Il analyse et prend les décisions au moment où il faut les prendre. A Marseille, il y a eu beaucoup de hauts et aussi des moments difficiles, ça renforce des liens. On est amené à se voir plusieurs fois dans la journée, je nourris sa réflexion et je lui donne plein d'éléments pour lui permettre de prendre une décision."

  4. #133
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    France Mavuba : "On sait qu'on va réussir à 23"

    Le milieu de terrain remplaçant de l'équipe de France, Rio Mavuba, a affirmé mercredi qu'"il faut se préparer comme si on devait jouer", car "on sait qu'on va réussir à 23", à l'occasion du Mondial au Brésil.

    Espérez-vous encore bouleverser la hiérarchie au milieu de terrain ?
    Déjà avant d'être un objectif personnel, c'est un objectif collectif. Toujours. Après évidemment, je suis compétiteur, j'ai envie de jouer un maximum, même si on voit qu'il y a une équipe-type qui se dégage. Et nous, nous sommes là justement pour pousser les titulaires à être encore meilleurs. Et s'ils ont un coup de moins bien, on sait qu'il faut répondre présent derrière. Il faut se dire ça à chaque match. On ne sait jamais... On ne le souhaite pas, mais un joueur peut se blesser. Donc à chaque fois, il faut se préparer comme si on devait jouer. On est tous concernés, on a un objectif commun et on sait qu'on va réussir à 23. Les 11 tous seuls ne suffiront pas.

    Vous abordez en pleine confiance le match contre la Suisse. Sera-t-il le plus difficile du groupe E ?
    Il y a un climat de confiance mais pas d'euphorie. On est assez réaliste, on a bien débuté la compétition, mais rien n'est fait. Ca va être un match compliqué, la Suisse est une belle équipe, elle fait figure de favorite dans ce groupe. Ce sera un vrai test. Sans vouloir manquer de respect au Honduras, la Suisse est l'équipe la plus importante du groupe. Si ça se passe bien ça va nous donner plus de confiance. Après, l'Equateur aurait pu faire match nul contre la Suisse. On reste vigilant, même si on a peur de personne.

    Qu'avez-vous ressenti en entrant sur le terrain contre le Honduras, pour votre premier match en Coupe du monde ?
    C'était un moment assez particulier. Forcément t'as envie de rentrer, de faire un match au moins. Là de le faire ce jour-là, la fête des pères... J'ai eu une émotion vraiment forte, une pensée pour mes proches. J'ai savouré, ça restera un moment fort de ma carrière.

  5. #134
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    Espagne: Casillas et Xabi Alonso, symboles d'une fin de règne

    L'Espagne a encore été lâchée par deux stars, Iker Casillas, à nouveau passé au travers contre le Chili, et Xabi Alonso, loin de son niveau, mercredi à Rio de Janeiro au Mondial-2014. San Iker crucifié dans le temple du football. Xavi et Gerard Piqué remplaçants après leur premier match catastrophique contre les Pays-Bas (5-1), deux autres poids lourds ont précipité la chute de la grande Espagne au Maracana.

    Pour Casillas (33 ans, 156 sélections), il s'agit de la seconde "trahison" d'affilée, après ses énormes erreurs contre les "Oranje". S'il ne peut pas se reprocher grand-chose sur le premier but, marqué à bout portant par "Edu" Vargas, il a seulement boxé le ballon sur le coup franc d'Alexis Sanchez, offrant le second but à Charles Aranguiz. Il était mal placé au moment de la frappe et le pas de côté pour rejoindre le ballon l'a empêché de s'en saisir.

    L'erreur n'est pas aussi spectaculaire que les buts offerts aux Néerlandais, mais le grand Iker aurait fait mieux. Et il aurait aussi peut-être eu un peu plus de réussite. Casillas a été abandonné par la chance qui l'avait accompagné jusqu'ici tout au long de sa carrière, jusqu'à la dernière finale de Ligue des champions, où la victoire du Real Madrid a masqué sa piètre performance personnelle. Le capitaine, qui a soulevé les trois derniers grands trophées internationaux, les Euro-2008 et 2012, la dernière Coupe du monde, a confirmé son déclin, après une saison et demie sur le banc du Real Madrid. José Mourinho et Carlo Ancelotti l'avaient senti, en donnant "sa" place au Real Madrid à Diego Lopez en Liga.

    La perte de balle d'Alonso
    Si Vicente Del Bosque a osé laisser Xavi et Piqué sur le banc, il n'a pas voulu désavouer son capitaine, qui avait demandé "pardon" pour son premier match de la Coupe du monde. Sort cruel, Casillas a coulé le jour-même où il battait le record de présence d'un Espagnol en Coupe du monde en disputant son 17e match, doublant un autre gardien légendaire, Andoni Zubizarreta (16). Et pendant ce temps-là, le modeste Claudio Bravo brillait dans les buts chiliens. Casillas pourrait le retrouver car le portier de la Real Sociedad a signé... au FC Barcelone.

    Xabi Alonso (32 ans, 112 sélections) figurait parmi les rares Espagnols à surnager au premier match, où il avait transformé son penalty, mais il a lui aussi rendu les armes au Maracana. L'ex-lieutenant impeccable de "l'Invincible Armada" a précipité l'ouverture -superbe- du score des Chiliens, venue d'un ballon qu'il avait perdu (20). Il avait prévenu avant le match qu'il fallait "prendre plus de risques", mais pas ceux-là!

    Le reste de la première période était à l'avenant. Il a envoyé dans les airs une bonne occasion (24) et pris un jaune pour un tacle en retard sur Mauricio Isla, après un nouveau ballon perdu sur un mauvais contrôle (41). Et quand il a réussi quelque chose, Xabi Alonso a tiré sur le gardien Claudio Bravo sur la meilleure occasion espagnole (15). Hormis ces épisodes du match, Xabi n'a pas joué son rôle habituel de récupérateur et de filtre devant sa défense. En début de match, on l'a même vu aligné avec ses arrières centraux. Ultime camouflet, Xabi Alonso n'est même pas revenu sur la pelouse après la mi-temps, remplacé par Koke, un joueur plus offensif pour tenter de renverser le score. Une sortie par la petite porte.

  6. #135
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    Côte d'Ivoire: Lamouchi : "Il faudra gagner les duels au milieu"

    Sabri Lamouchi, sélectionneur de la Côte d'Ivoire, a estimé mercredi que le deuxième match du groupe C contre la Colombie, à Brasilia jeudi, se jouera au milieu de terrain où il faudra "remporter les duels". "Cette opposition contre la Colombie sera complètement différente de celle contre le Japon, a expliqué Lamouchi devant la presse. Il y aura deux styles complètement opposés, on sait que ce sera un match difficile, un match où on n'aura pas forcément beaucoup d'espace, un match où il faudra gagner les duels au milieu pour pouvoir imposer son jeu."

    "Il nous faudra faire moins d'erreurs techniques que ce que nous avons fait contre le Japon et être surtout attentifs et concentrés dès le départ, ce que nous n'avons pas fait contre le Japon, poursuit le coach des Eléphants. Si la Colombie est 8e au classement mondial, ça justifie quand même quelque chose." Ismael Tioté, milieu de terrain ivoirien, sait que les supporteurs colombiens seront plus nombreux que les Ivoiriens dans le stade, mais ne s'en inquiète pas: "Tous les Ivoiriens sont des joueurs professionnels, ils ont l'habitude de jouer devant des grands publics à l'extérieur en championnat donc on sait qu'il y aura plus de supporteurs colombiens que d'Ivoiriens mais je pense que dans notre tête, on est préparé à ça et le plus important, c'est de faire le boulot sur le terrain."

  7. #136
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    Espagne: Après le naufrage, la nouvelle vague ? © Getty Images 18 juin 2014AFP

    Après six années passées le vent en poupe, la génération dorée espagnole a finalement sombré mercredi avec une élimination précoce au Mondial-2014, ce qui va peut-être pousser la "Roja" à faire table rase pour qu'émergent des jeunes comme Thiago Alcantara, Koke ou Isco. L'Espagne doit désormais changer de cap: les triomphes à l'Euro-2008, au Mondial-2010 et à l'Euro-2012 ont sans doute retardé le rajeunissement d'une équipe dont plusieurs cadres sont apparus hors du coup au Brésil, comme Xavi (34 ans), Xabi Alonso (32 ans) et le gardien et capitaine Iker Casillas (33 ans).

    Mais malgré l'énorme ras-de-marée de son élimination au premier tour de la Coupe du monde, l'avenir n'est pas si sombre pour la "Seleccion", qui dispose d'un vivier de jeunes talents assez incomparable pour préparer l'Euro-2016 en France. "Nous avons une relève. Notre sélection des moins de 21 ans est fabuleuse. Je n'ai pas peur de l'avenir", soulignait Del Bosque la semaine dernière, juste avant l'entrée en lice de l'Espagne. De fait, cette nouvelle génération frappe à la porte depuis l'été dernier et sa victoire en finale de l'Euro des moins de 21 ans face à l'Italie (4-2), qui a laissé entrevoir de belles promesses. Dans la lignée de son aînée avec un milieu de terrain très technique composé de Thiago Alcantara (Bayern Munich), Koke (Atletico Madrid), Isco ou Asier Illarramendi (Real Madrid), cette "Rojita" disposait de joueurs brillants et évoluant déjà au plus haut niveau européen.

    Certains d'eux comptent déjà plusieurs sélections avec les A, comme Thiago ou Koke, présentés comme les héritiers de Xavi. Mais soit à cause d'une blessure (Thiago, Jesé), soit par choix du sélectionneur (Isco, Alberto Moreno...), Koke et le gardien David de Gea sont les seuls à avoir intégré le groupe des 23 pour le Mondial.

    "Faire les choses avec calme"
    C'est qu'on ne déboulonne pas si facilement un groupe de joueurs aussi emblématiques: sur les 23 noms choisis par Del Bosque, 16 étaient déjà présents lors du sacre mondial de 2010. Comme après le Mondial-2006, lorsque le sélectionneur Luis Aragones avait évacué la génération Raul pour permettre à celle de Xavi, Andres Iniesta et consorts de grandir, l'Espagne est à la croisée des chemins.

    "La fin d'une génération unique", titrait mercredi soir le site internet du quotidien madrilène Marca. En fonction de ce que décideront les plus âgés quant à leur avenir international, il va falloir rebâtir. Avec le même sélectionneur ? Del Bosque a assuré cette semaine qu'il ne comptait pas "s'accrocher" à la fonction, mais il possède un contrat jusqu'en 2016 et une expérience sans égale dans le football mondial. "Il faut faire les choses avec calme. Nous aurons le temps de décider des choses les plus adaptées pour le football espagnol et cela vaut aussi pour mon cas personnel", a réagi mercredi l'intéressé après la défaite face au Chili (2-0).

    Quelle que soit l'identité du sélectionneur en septembre au début des qualifications pour l'Euro-2016, il pourra s'appuyer sur une base de joueurs très expérimentés et pourtant encore jeunes: Cesc Fabregas (27 ans), Sergio Busquets (25 ans), Sergio Ramos (28 ans), Gerard Piqué (27 ans), Jordi Alba (25 ans) ou Javi Martinez (25 ans). Andres Iniesta (30 ans) est pour sa part dans un entre-deux mais sa finesse technique et son expérience en font un incontournable trait d'union pour l'avenir.

    Enfin, on pourrait voir débarquer sous peu en sélection les milieux de l'Athletic Bilbao Ander Iturraspe et Ander Herrera, les attaquants d'Everton Gerard Deulofeu et de Barcelone Cristian Tello ou les jeunes pousses du Real Madrid Jesé, Alvaro Morata et Dani Carvajal, qui ont remporté la Ligue des champions cette saison. De quoi disposer d'une équipe largement compétitive pour repartir à l'abordage.

  8. #137
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    Belgique: Hazard veut donner raison au patron

    "Eden a le potentiel pour devenir l’un des cinq meilleurs joueurs au monde. Il a toutes les qualités nécessaires." Les mots de Marc Wilmots ont quelque peu détonné, à la veille de l’entrée en lice de son équipe, dans le concert habituel des déclarations aseptisées d’avant-match. Ils tranchaient également avec le ton général de la conférence de presse du sélectionneur belge, prudent au moment d’évoquer la "génération dorée" des Diables Rouges et leurs chances d'aller au bout. Wilmots n’est pas le premier technicien à parler d’Eden Hazard dans des termes aussi élogieux. Parfois critique la saison dernière à l’égard de son milieu offensif, le manager de Chelsea José Mourinho a tout de même dit de lui qu’il était "probablement le meilleur jeune joueur au monde". Beaucoup de jeunes talents pourraient s’enorgueillir de tels commentaires. Hazard les a pourtant accueillis avec une légère pointe de gêne. Lorsque FIFA.com lui a rapporté les propos dithyrambiques de son entraîneur, le milieu belge a joué la carte de la modestie.

    "Il a vraiment dit ça ?", s’étonne l’ancien Lillois. "Je n’aime pas vraiment parler de moi de cette façon et très franchement, je ne pense pas le mériter actuellement. Pour être considéré comme l’un des cinq meilleurs joueurs au monde, il faudrait d’abord que j’inscrive davantage de buts. Il faudrait presque marquer à chaque match, comme le font saison après saison les tout meilleurs, Messi et Ronaldo. Ces deux joueurs ont placé la barre très haut. C’est gentil de la part du coach de dire des choses pareilles, mais je ne partage pas forcément son avis."

    Rester en tête
    Les compliments de Wilmots ont retenu l’attention, mais il a également délivré quelques conseils à son jeune protégé. Il attend notamment de lui qu’il "enlève le frein à main". L'intéressé reconnaît volontiers qu'il n'a pas su complètement relever le défi face à l’Algérie. Aussi altruiste que précise, sa passe décisive sur le but de la victoire n’a pas sauvé une prestation globalement moyenne. "Ça n’a pas été évident", reconnaît-il. "C’était compliqué pour les milieux et les attaquants, surtout en première mi-temps. Il nous a manqué l’espace nécessaire pour exploiter nos qualités. Mais le jeu s’est ouvert lorsque Marouane Fellaini a égalisé. On a enfin pu montrer ce que l’on pouvait faire aussi bien individuellement que sur le plan collectif. J’espère que l'on pourra continuer sur cette voie lors des prochains matches."

    "Je peux évidemment faire mieux, comme le reste de l’équipe", poursuit le joueur des Blues. "Ce n'est qu’un début. On a assuré l’essentiel en remportant ce premier match que l'on savait capital. On ne peut pas demander beaucoup plus. Dans une compétition comme celle-ci, une victoire d’entrée est déjà un grand pas vers la qualification. On est bien placés, en tête de notre groupe, et on fera tout notre possible pour y rester."

    Talent et caractère
    Même si les Belges n’ont pas montré leur meilleur visage face aux Fennecs, la façon dont ils ont su retourner la situation a renforcé leur statut d’outsiders et montré qu'ils avaient un caractère à la hauteur de leur talent. "On a fait preuve de belles ressources mentales", se félicite Hazard. "L’Algérie a su nous pousser dans nos retranchements, mais il est important de savoir s’adapter dans ces situations et de rester calme, sans céder à la panique. C’était essentiel pour nous et on a su le faire de belle façon. Les joueurs sortis du banc ont également beaucoup apporté, c’est ce qu’on attend d’eux", poursuit-il. "On sait que ce groupe ne manque pas de qualités. C’est bon pour la confiance de savoir qu’il y a une telle qualité en réserve. On aura besoin de tout le monde si l’on veut atteindre notre objectif et peser réellement dans la compétition."

    Et si les esprits sont déjà tournés vers le Maracanã, ce n’est pas pour la finale, mais plutôt le prochain match du Groupe H, face à la Russie. Les Belges auront alors l’occasion de se qualifier pour les huitièmes de finale. "Tout est nouveau pour nous", insiste Hazard. "Il est difficile pour tout le monde de prédire jusqu’où ira la Belgique. On est une jeune équipe talentueuse, c’est vrai. Mais c’est notre première expérience en Coupe du Monde et qui sait ce qui peut arriver ? Personne, même pas nous, ne peut répondre à cette question. Mais notre victoire contre l’Algérie nous a permis d’emmagasiner de la confiance." Suffisamment pour que le jeune milieu de terrain soit enfin à la hauteur des compliments de son entraîneur ?

  9. #138
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    Suisse: Des gardes, des cadres, des X..

    Trois paires jouent un rôle primordial dans l'équipe de Suisse, qui affronte la France dans le Mondial-2014 vendredi à Salvador: celles des récupérateurs, des jeunes prodiges du milieu et des cadres de la défense.

    Les "Gardes suisses"
    Beaucoup de choses rapprochent les deux éléments expérimentés de l'entrejeu, Gökhan Inler et Valon Behrami: à 29 ans, ils évoluent à Naples tous deux, avec un profil de milieu défensif ou relayeur, à l'aise d'une surface à l'autre. Un temps brouillés, ils ont officiellement enterré la hache de guerre. Inler (74 sélections, 6 buts), choisi comme leader par Ottmar Hitzfeld dès sa prise de fonctions en 2008, a récupéré le brassard de Frei en 2011 et assume son rôle sur le terrain et en dehors. Il a disputé tous les matches de qualifications au Mondial-2014. Behrami (49 sélections, 2 buts) a une revanche à prendre dans sa troisième Coupe du monde après sa blessure en 2006 et son carton rouge en 2010. C'est bien parti: c'est lui qui a sonné la révolte contre l'Equateur (2-1) en récupérant le ballon d'un tacle dans sa surface, puis en se relevant d'une chute consécutive à une obstruction pour faire l'avant-dernière passe décisive du but de la victoire.

    Les cadres arrières
    Mine de rien, Stephan Lichtsteiner (64 sélections, 5 buts) est devenu au fil des années l'un des arrières droits les plus réguliers d'Europe, au gré d'une progression continue, du Grasshopper Zurich à la Juventus en passant par Lille et la Lazio. Le latéral, titulaire depuis six ans, parvient à trouver l'équilibre entre tâches défensives et goût du débordement. Son expérience et sa gentillesse à toute épreuve lui permettent d'encadrer les jeunes. "L'équipe a beaucoup changé, moi avec mes 30 ans je suis quand même déjà vieux, vieux!, a-t-il confié à l'AFP. Comme les autres anciens je peux essayer d'aider, s'ils le demandent, mais je pense que nos jeunes sont assez forts. Comme leader, parfois, il peut m'arriver de réveiller les gens qui ne sont pas prêts au haut niveau". Diego Benaglio (30 ans, 58 sélections) avait écoeuré l'Espagne d'entrée de jeu au Mondial-2010 qu'elle allait remporter, malgré sa défaite initiale contre la Suisse (1-0). Le monde découvrait ce gardien, qui avait dû s'exiler à Funchal, sur l'île de Madère, pour sortir du rôle de doublure joué au Grasshopper et à Stuttgart. Si la Suisse a cette réputation de coffre-fort, c'est en grande partie grâce à son N°1, qui a participé à la saison historique de Wolfsburg, champion d'Allemagne en 2009.

    La "Génération X"
    Xherdan Shaqiri (22 ans) et Granit Xhaka (21), tous d'eux d'origine kosovare, sont les représentants les plus brillants de la nouvelle génération balkano-suisse, pétrie de talent. Shaqiri (34 sélections, 9 buts), star du groupe surnommée le "Messi des Alpes", dispose d'une technique, d'une faculté de dribbler et d'une explositivé au-dessus du lot, servies par un gabarit trapu qui le rend puissant. "Il peut faire la décision à tout moment, souligne Behrami. Les Equatoriens l'avaient compris et défendaient presque toujours à deux sur lui. Je pense qu'il peut encore monter en puissance". Le milieu offensif ou ailier sort d'une saison hachée par les blessures au Bayern Munich, où il n'a pas encore conquis une place de titulaire dans la concurrence très relevée. Mais c'est le successeur annoncé de Ribéry. Xhaka (27 sélections, 4 buts) "est un distributeur du jeu très intelligent, il joue vite, il est fiable défensivement, il presse et sait jouer dans les combinaisons", décrit Ottmar Hitzfeld, le comparant au Schweinsteiger qu'il a lancé au Bayern. Placé en meneur de jeu, le jeune gaucher de Mönchengladbach n'est cependant pas aussi offensif que son N°10 pourrait laisser croire, et il marque peu de buts. Mais il est "indispensable", soutient Behrami: "La qualité de son replacement n'a pas de prix".

  10. #139
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    La France au révélateur suisse

    L'équipe de France va savoir ce qu'elle a réellement dans le ventre en se frottant à la Suisse, son adversaire le plus coriace dans le groupe E, avec comme objectif de faire un grand pas vers la qualification en 8e de finale, vendredi à Salvador de Bahia. Le large succès acquis face au Honduras (3-0) lors du premier match a permis aux Bleus de surfer sur leur petit nuage et de maintenir la dynamique enclenchée le 19 novembre en barrage retour face à l'Ukraine (3-0). L'ambiance est au beau fixe au sein d'une formation invaincue depuis cette soirée magique et qui se met tout d'un coup à rêver d'un retour au premier plan de la scène internationale.

    Il reste toutefois à matérialiser ces belles dispositions contre une nation de valeur. La Suisse, 6e au classement Fifa, est le test qu'il faut pour juger du potentiel des Bleus et imaginer le destin qui pourrait être le leur au Brésil. Comme un symbole, cette rencontre intervient quatre ans jour pour jour après la grève de l'entraînement à la Coupe du monde en Afrique du Sud qui avait plongé l'équipe de France dans la plus grave crise de son histoire. Autant dire qu'un succès serait le plus beau pied de nez à ce lourd héritage et prouverait que la page est bel et bien en passe d'être définitivement tournée.

    Plus prosaïquement, trois nouveaux points rapprocheraient les Tricolores du prochain tour. Les calculs sont simples: le billet pour les 8e serait assuré si les troupes de Didier Deschamps battent les Suisses et que l'Equateur ne s'impose pas contre le Honduras.

    Objectif quarts
    Les Bleus ne seraient alors plus qu'à un match de l'objectif fixé par le président de la Fédération française de football Noël Le Graët: atteindre les quarts de finale. Même si le rang de la "Nati" au classement Fifa paraît très flatteur, la méfiance est de mise dans le camp français. Cela fait 22 ans que les Suisses n'ont pas dominé les Bleus, mais cette fois ils ont les armes pour les secouer, malgré une entame de compétition poussive et une victoire arrachée dans les arrêts de jeu face à l'Equateur (2-1).

    Le sélectionneur allemand des Helvètes Otmar Hitzfeld l'assure: cette équipe est plus forte que celle qui il y a quatre ans avait surpris les futurs champions du monde espagnols au 1er tour (1-0). Autour du madré Stephan Lichtsteiner (30 ans, Juventus Turin) gravitent la jeune garde incarnée par Xherdan Shaqiri (22 ans, Bayern Munich) et trois champions du monde des moins de 17 ans en 2009, dont deux d'entre eux ont été décisifs contre l'Équateur: l'arrière gauche Ricardo Rodriguez, double passeur, et Haris Seferovic, buteur à la dernière seconde.

    Varane-Sakho, le test
    Mais la France ne manque pas d'atouts. Outre l'élan qui la porte psychologiquement depuis novembre, elle a trouvé en Karim Benzema, parfaitement secondé par Mathieu Valbuena à la création, l'attaquant et le leader technique capable de la porter loin en l'absence de Franck Ribéry. Son doublé contre le Honduras (8 buts sur ses 7 dernières rencontres avec les Bleus) a prouvé qu'il était dans la forme de sa vie. Si le Parisien Yohan Cabaye est incertain (adducteur droit), les Bleus semblent parés au milieu avec Blaise Matuidi et Paul Pogba, surtout si ce dernier parvient à canaliser une fougue et un tempérament qui ont failli lui coûter un carton rouge dimanche. La jeune charnière centrale Varane (21 ans, 7 sélections)-Sakho (24 ans, 20 sélections) va en revanche passer au révélateur. Les deux défenseurs n'ont pas eu trop de travail face aux Honduriens mais ils seront cette fois beaucoup plus sollicités. Inexpérimentés mais plein de promesses, ils sont, à l'image de cette équipe de France, encore à la recherche de certitudes.

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    Suisse: Les ingrédients d'une sauce qui a pris

    La Suisse, qui affronte la France vendredi à Salvador dans le Mondial-2014, est sortie du néant pour devenir une équipe compétitive grâce à un projet de formation, une méthode de management et une valorisation de sa diversité. Après les vaches maigres des trente dernières années du XXe siècle, la "Nati" est revenue à la table des grands: depuis 2004, elle a participé à cinq phases finales sur six d'Euros et de Mondiaux. Actuelle 6e au classement Fifa, l'équipe d'Ottmar Hitzfeld n'a perdu que 4 fois lors de ses 30 derniers matches, battant notamment l'Allemagne et le Brésil.

    FORMATION
    La renaissance commence en 1995 lorsque, pour son centenaire, la fédération (ASF) lance la professionnalisation de la formation. Köbi Kuhn, un de ses concepteurs, prend les rênes de la "Nati" en 2001 "pour permettre aux jeunes pousses formées de mettre leur nez dans l'équipe A", explique Michel Pont, sélectionneur adjoint depuis 13 ans et ainsi grand témoin de ce redressement. La nouvelle génération suisse vient de là, formée footballistiquement mais aussi dans un "état d'esprit", explique Pont, c'est-à-dire "être à la disposition des fans, de la fédération et des sponsors, pour que l'équipe nationale ne représente pas un consortium de privilégiés mais les Suisses et ses régions". Le foot français, considéré comme "un grand frère", a inspiré le foot helvétique, selon lui: "On a beaucoup travaillé dans la formation pour s'approcher du niveau français, l'écart s'est rétréci dans les individualités, même si on en a beaucoup moins que l'équipe de France. Mais nous restons avec nos petits moyens, nos 8 millions d'habitants, c'est Paris (le bassin parisien, ndlr), on n'a pas le même réservoir de joueurs".

    MANAGEMENT
    "On a affaire à des ego au-dessus de la moyenne, il faut jouer avec ça pour leur faire comprendre que s'il veulent bien nourrir cet ego, il faut utiliser le groupe", détaille Pont. "On se renforce et on se contruit sur les conflits", souligne-t-il, pour faire progresser la "tolérance et l'ouverture d'esprit". Sans doute une allusion à la récente brouille entre les deux cadres gökhan Inler et Valon Behrami... Le sélectionneur Ottmar Hitzfeld joue aussi un rôle décisif dans la psychologie du groupe. "Il me parle tranquillement, il m'écoute beaucoup aussi, et la tranquillité qu'il m'a donnée est magnifique, ça ne m'est pas souvent arrivé dans ma carrière", relève Behrami. "C'est viscéralement un perfectionniste, il a envie de maîtriser tout ce qu'il peut, et donc il se maîtrise aussi, ce qui lui donne un côté austère de l'extérieur, alors qu'il est chaleureux et plein d'empathie", décrit encore Pont.

    DIVERSITE
    Ottmar Hitzfeld est Allemand et tout se fait dans sa langue au sein d'un groupe aussi polyglotte que le pays, formé de plusieurs communautés géo-linguistiques. "Nous avons une sélection extrêmement riche en langues, origines, religions, couleurs, cela représente une grande force", estime Pont. Les joueurs ont une tendance naturelle à se regrouper par communautés, mais cette tendance s'est estompée. "J'ai un souvenir très fort du premier rendez-vous de la sélection (de l'ère Kuhn, ndlr) en 2001 dans un hôtel à Zurich, raconte l'adjoint. Il y avait quatre groupes distincts qui ne se mélangaient pas, on pouvait dessiner la carte suisse avec ces groupes formés dans le hall! Le premier travail a été de les rassembler pour en faire une force et non une faiblesse". "On a toujours été confrontés à une problématique de mentalités différentes, poursuit-il. En 2001, on avait davantage de Portugais, d'Espagnols et d'Italiens, des générations venues de l'immigration économique. Puis il y a eu la génération de la vague d'immigration balkanique après la guerre en Yougoslavie". Ces Behrami, Xhaka et autres Shaqiri "ont ce côté 'peur de rien' des garçons écorchés vifs par ce qu'il s'est passé dans le pays de leurs parents, ce qu'ils en ont entendu, analyse-t-il encore. Ils vont mettre la tête là où on met le pied, ils sont moins clean et polis, ce fameux complexe suisse sur lequel on travail depuis le départ".

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