Advertise Here
Advertise Here
Advertise Here
Advertise Here
Page 23 of 40 FirstFirst ... 131821222324252833 ... LastLast
Results 221 to 230 of 394

Thread: Coupe du Monde FIFA au Brésil

  1. #221
    Strict but fair Andrushenka's Avatar
    Join Date
    28-12-2005
    Location
    Heart of Europe
    Posts
    54,665
    Uploads
    120
    Likes
    2,675

    Brésil: Fred et la moustache du buteur

    Retrouve-t-on le sens du but avec la moustache ? A en croire Fred: "Oui". Après deux matchs sans marquer et des prestations transparentes, il a suffi qu'il ne se rase plus sous les narines pour qu'il retrouve son nez et l'odeur du but contre le Cameroun. Fred veut même faire enregistrer une nouvelle technique: "Sur l'action, David Luiz envoie un missile et je marque du visage. Moi, je dis que c'est un but de la moustache", rigole l'ancien Lyonnais qui a pris conseil auprès d'un expert. Neymar a confié en conférence de presse: "Je lui ai dit: +Ne te la rase pas et tu vas marquer avec la moustache+".

    Fred a confirmé l'anecdote. Plaisanterie mise à part, il suffit de voir l'explosion de joie et la rage sur la visage de l'attaquant après son but pour comprendre la pression qui reposait sur ses épaules et la délivrance ressentie en faisant trembler les filets. Car Fred a été un fantôme lors des matchs contre la Croatie (3-1) et le Mexique (0-0), à tel point qu'on pouvait se demander si le Brésil jouait à 10. Une situation qui n'était pas que de son fait: il a touché très peu de ballons, ses partenaires ne le trouvant pas ou peu. "Il joue souvent dos au but, les partenaires s'appuient sur lui. Il est au marquage", rappelle Luiz Felipe Scolari, qui apprécie autant son travail défensif que son opportunisme et son jeu sans ballon.

    Fred premier défenseur
    "Nous avons une bonne défense car notre premier défenseur c'est Fred", souligne David Luiz. Alors qu'il était plutôt un monolithe avancé contre la Croatie et le Mexique, Fred a souvent laissé Neymar, auteur d'un doublé, lui passer devant sur le terrain, pour le plus grand bénéfice des deux joueurs et du Brésil. Fidèle à sa philosophie une fois qu'il a adopté un joueur, Felipao a continué à l'aligner. "J'ai souffert de ne pas marquer pendant ces deux matchs. J'ai été critiqué, ce qui est normal, mais je veux remercier le groupe et le staff pour leur confiance", affirme Fred.

    A 31 ans, 34 sélections et 17 buts, il est un des six joueurs à déjà avoir disputé un Mondial, mais le sien remonte à 2006 en Allemagne (1 but). Il était alors un jeune joueur qu'on pensait voir devenir un grand avant-centre. Mais son passage à Lyon a été quelque peu décevant et aucun autre club européen ne l'a recruté.

    Buteur sans dribble
    Renard des surfaces, il ne dribble presque jamais mais marque souvent de la tête ou des pieds sans contrôle. Loin du brio d'un Ronaldo ou Romario. D'ailleurs, Dunga ne l'avait pas retenu pour le Mondial en Afrique du sud, et il ne faisait pas partie des plans de Mano Menezes. Pourtant, "Felipao" a fait de l'avant-centre de Fluminense son titulaire absolu dans un compartiment de jeu où il est vrai, une fois n'est pas coutume, le Brésil n'a pas légion de choix. Lors de la Coupe des Confédérations, Fred avait aussi connu des retards à l'allumage, avant de devenir le meilleur buteur du tournoi: "C'était un peu pareil, j'avais passé deux matchs sans marquer. Je pense que j'ai marqué au bon moment (contre le Cameroun) parce que maintenant viennent les grands matchs, et je sais que je vais continuer à marquer", espère-t-il. "C'est maintenant qu'il faut être décisif. Ce premier but m'a donné le moral".

    Fred estime que l'équipe, qui a bien pressé contre le Cameroun, "a retrouvé l'esprit de la Coupe des Confédérations, et avec cet esprit on peut conquérir le titre. Nous avons retrouvé notre football collectif". Fred se méfie du Chili, que le Brésil rencontrera en 8es de finale: "Le Chili a pratiqué un des meilleurs football du Mondial. On les a déjà joués et on est passé par des moments difficiles", dit-il en français, avant de préciser: "On joue chez nous et on va tout faire pour être le plus agressif possible".

    Quant à la moustache, Fred compte l'arborer pendant tout le Mondial: "Je ne l'enlève que si mes coéquipiers la rasent!"

  2. Advertise Here
  3. #222
    Strict but fair Andrushenka's Avatar
    Join Date
    28-12-2005
    Location
    Heart of Europe
    Posts
    54,665
    Uploads
    120
    Likes
    2,675

    Nigeria: Kanu : "Le Nigeria sera en demi-finale"

    Nwankwo Kanu entretient une relation étroite avec la Coupe du Monde de la FIFA™. L'ancien attaquant du Nigeria a participé à trois éditions de l'épreuve, réparties sur trois décennies. Sous son impulsion, les Super Eagles ont réalisé la meilleure performance de leur histoire en 1998. Douze ans plus tard, l'ancien buteur d'Arsenal tirait sa révérence en Afrique du Sud. "Tout le monde veut représenter son pays en Coupe du Monde", confiait-il l'an dernier dans un entretien accordé à FIFA.com. "En fait, l'objectif est triple : participer, se faire remarquer et gagner." L'ancien joueur de l'Ajax Amsterdam et de l'Inter Milan est actuellement au Brésil pour suivre le parcours du Nigeria. Les Super Eagles ont d'ores et déjà atteint leur premier but. Il leur reste maintenant à se rapprocher du deuxième, voire du troisième. FIFA.com l'a rencontré après la victoire (1:0) sur la Bosnie-et-Herzégovine à Cuiaba pour recueillir ses impressions.

    Que pensez-vous de la performance du Nigeria face à la Bosnie-et-Herzégovine ?
    Nous avions bien joué contre les Iraniens, mais ils sont restés en défense. Les Bosniens voulaient gagner. Ils ont pris davantage de risques, ce qui nous arrangeait. C'était une bonne chose pour nous.

    Pensez-vous cette équipe capable de prendre le point qui lui manque contre l'Argentine pour valider son billet pour les huitièmes de finale ?
    Oui. Le Nigeria progresse à chacune de ses sorties. Notre succès face à la Bosnie va nous apporter un regain de confiance et d'ambition. Je suis donc convaincu que nous sommes en mesure d'obtenir un résultat positif contre l'Argentine.

    Êtes-vous satisfait de voir un ancien international comme Stephen Keshi diriger les Super Eagles au Brésil ?
    Oui, nous sommes tous derrière lui. Nous savons de quoi il est capable. Il a déjà prouvé sa valeur en Coupe d'Afrique des Nations, mais il se trouve à nouveau sur le devant de la scène. Je suis content de voir quelqu'un comme lui, un ancien capitaine, à la tête de l'équipe nationale. Il a connu la Coupe du Monde en tant que joueur. Aujourd'hui, il est de retour sur le banc.

    Vous avez joué à ses côtés en sélection au début de votre carrière. Quel souvenir gardez-vous de lui ?
    On l'appelait Big Boss ! C'était lui le patron, celui qui prenait toutes les décisions. Nous, nous étions jeunes. Nous le respections. À l'époque, il avait déjà beaucoup de charisme. Depuis sa nomination à la tête de l'équipe nationale, il a prouvé qu'il n'avait rien perdu de ses qualités de meneur.

    Le groupe présent au Brésil est relativement jeune. Peut-on dire que le Nigeria est une équipe en devenir ?
    Quand Keshi est arrivé, il a expliqué qu'il fallait construire un groupe. Dans la foulée, nous avons gagné la Coupe d'Afrique et, maintenant, nous sommes en Coupe du Monde. Je pense que l'on peut dire que le travail est déjà bien avancé.

    Prenez-vous du plaisir à suivre le Nigeria dans cette compétition ?
    C'est génial ! Est-ce que nous serons là jusqu'au bout ? Je le crois, car nous atteindrons au moins les demi-finales.

  4. #223
    Strict but fair Andrushenka's Avatar
    Join Date
    28-12-2005
    Location
    Heart of Europe
    Posts
    54,665
    Uploads
    120
    Likes
    2,675

    France: Les Bleus ont rendez-vous avec la légende

    Irrésistible depuis le début du Mondial, la France a un dernier petit effort à fournir mercredi (17HOO locales, 20H00 GMT, 22H00 françaises) dans le mythique Maracana de Rio de de Janeiro contre l'Equateur afin de valider son billet pour les 8e de finale et décrocher la 1re place du groupe E. Un résultat nul ou une victoire contre l'Equateur devrait lui permettre de se prémunir d'un éventuel duel face à l'Argentine de Messi. Avec 2 succès en 2 rencontres, 8 buts inscrits et seulement deux encaissés, les Bleus n'ont théoriquement pas grand-chose à craindre et il faudrait une catastrophe monumentale pour qu'ils échouent aux portes du Top 16. Didier Deschamps ne fait qu'exhorter ses joueurs à "ne pas s'enflammer" alors que leurs prestations en ont fait des terreurs du tournoi, voire des favoris en puissance. Mais le danger mathématique est tellement minime qu'ils peuvent aborder tranquillement cet ultime rendez-vous du 1er tour avant de basculer dans l'inconnue des matches à élimination directe.

    L'objectif est surtout de maintenir l'élan des premiers jours passés au Brésil et de se montrer digne du légendaire Maracana, la perspective de le retrouver le 13 juillet pour la finale étant un rêve que personne n'ose encore envisager à voix haute malgré les louanges qui s'abattent de tous côtés sur cette équipe. Dans cette enceinte chargée d'histoire où il y a 37 ans la bande à Platini avait signé son acte fondateur en tenant tête à la Seleçao brésilienne (2-2) de Rivelino, la France doit se montrer à la hauteur de l'événement et de son nouveau statut.

    Une défense remaniée
    Traditionnellement, les 3e rencontres d'un premier tour sont toujours l'occasion de faire participer les suppléants à la fête. Celui-ci ne dérogera pas à la règle même si, sur le papier, rien n'est encore joué. Deschamps est soumis à plusieurs contraintes. Outre la suspension de Yohan Cabaye, qui l'obligera à changer de "sentinelle" devant la défense, il doit gérer les menaces qui pèsent sur Patrice Evra et Paul Pogba, déjà avertis. Le sélectionneur est également tributaire de l'état de santé de Raphaël Varane, victime d'une gastro-entérite dimanche, et du physique de Mamadou Sakho, blessé à une cuisse (petite élongation) contre la Suisse (5-2), vendredi. Ce qui devrait le pousser à modifier, au moins en partie, sa charnière centrale. Le joueur du Real Madrid a de fortes chances de passer son tour pour revenir en forme optimale pour les 8e de finale, ce qui ouvre la voie à une titularisation de Laurent Koscielny, l'une des principales victimes du naufrage des Tricolores au barrage aller en Ukraine (2-0, le 15 novembre). Devenu N.3 dans la hiérarchie des défenseurs centraux, le Gunner a l'occasion de se racheter.

    Pour Sakho, le flou persiste. Deschamps a beau avoir déclaré samedi que l'ancien Parisien serait "peut-être juste" pour affronter l'Equateur, ce dernier semble avoir récupéré puisqu'il a repris normalement l'entraînement lundi à huis clos. Autre inconnue: le degré d'ouverture aux remplaçants habituels que se permettra le sélectionneur. Seule quasi-certitude, Karim Benzema devrait être conservé aux avant-postes. L'attaquant du Real Madrid s'est pour l'instant imposé comme l'une des grandes vedettes de cette Coupe du monde et les Bleus ne peuvent plus s'en passer. Avec 3 buts et des actions de classe à la pelle, Benzema rayonne et il aurait été injuste de lui faire manquer la visite du Maracana. La légende lui tend les bras.

  5. #224
    Strict but fair Andrushenka's Avatar
    Join Date
    28-12-2005
    Location
    Heart of Europe
    Posts
    54,665
    Uploads
    120
    Likes
    2,675

    Colombie: Quintero sort encore du lot

    À peine 20 ans et 168 centimètres de pur talent : Juan Quintero s'est fait connaître de la planète football à l'été 2013, en marquant le plus beau but de la Coupe du Monde U-20 de la FIFA, Turquie 2013. Un an plus tard, il a encore franchi un palier pour devenir l'un des joueurs les plus prometteurs du football mondial. Il a signé ses grands débuts à Brésil 2014 par un but décisif. Au micro de FIFA.com, il affirme avoir l'impression de jouer ce Mondial à domicile. "Il est vrai que ça s'est parfaitement bien passé pour moi. Je voulais absolument entrer en jeu. Sur le plan personnel, le fait d'avoir marqué me rend très fier, même si le plus important, c'est que mon but et cette victoire nous ouvrent les portes des huitièmes de finale", résume le milieu de terrain colombien, entré en jeu en deuxième période contre la Côte d'Ivoire. Il a inscrit le deuxième but des Cafeteros, vainqueurs 2:1 contre les Éléphants.

    Sa réalisation de l'intérieur du pied fut de toute beauté. "J'ai réussi à marquer un joli but. Je suis content de ma performance, mais il faut rester humble car mon but n'aurait pas été possible sans la frappe de James Rodriguez et la belle passe de Teo Gutierrez. Mais il est vrai que ça reste une joie incroyable", reconnaît le milieu de terrain. Grâce à cette victoire, la Colombie a fait d'une pierre deux coups, s'ouvrant les portes des huitièmes de finale, tout en réussissant à enchaîner deux victoires consécutives pour la première fois de son histoire en Coupe du Monde de la FIFA™. À chacune de ses deux sorties dans ce Mondial, la sélection colombienne a produit un football enthousiasmant, au point qu'on en oublierait presque l'absence de Falcao, blessé. "Cette équipe possède une grosse personnalité et sait souffrir quand il le faut. Nous l'avons montré contre la Côte d'Ivoire par exemple. C'est un adversaire très difficile à jouer et cette victoire a donné confiance à tout le groupe", poursuit-il.

    Faire encore mieux
    À Brasília, l'Estádio Mané Garrincha chatoyait de jaune, tant les supporters colombiens étaient nombreux en tribune. Le 24 juin à Cuiabá, pour le match contre le Japon lors de l'ultime journée du Groupe C, la même chose devrait se produire. Cette ferveur inspire Quintero, comme tous les Cafeteros. "On a vraiment l'impression de jouer chez nous, à Barranquilla. Les supporters sont inconditionnels et cela nous met dans de bonnes dispositions. Nous jouons pour notre peuple et nous voulons lui offrir le plus de bonheur possible", assure le milieu du FC Porto. Avec leur place garantie en huitièmes de finale, les Colombiens pourraient être excusés d'avoir la tête ailleurs au moment d'affronter le Japon. Mais il n'en est rien. "Non, nous ne voulons pas penser à ça. Nous avons gagné nos deux premiers matches, nous sommes qualifiés, mais il reste une rencontre de groupe à disputer. L'enjeu de ce match est la première place. C'est tout ce qui nous intéresse pour l'instant", affirme Quintero.

    "C'est vrai que nous jouons bien, mais je crois sincèrement que nous pouvons faire mieux. Nous voulons jouer un football plus solide et nous allons essayer d'y arriver peu à peu. Quand nous connaîtrons notre adversaire des huitièmes de finale, alors nous pourrons penser à ce match, avec l'objectif d'atteindre les quarts, et ainsi de suite. Toujours avec confiance", conclut le talentueux milieu de terrain.

  6. #225
    Strict but fair Andrushenka's Avatar
    Join Date
    28-12-2005
    Location
    Heart of Europe
    Posts
    54,665
    Uploads
    120
    Likes
    2,675

    Mexique: Chicharito, un an et un jour plus tard

    Lors du match entre le Mexique et la Croatie, le quatrième arbitre annonce l’entrée en jeu de Javier Hernandez à la 62ème, soit 12 minutes plus tôt que lors des deux premières rencontres du Tri. Pénètre alors sur le terrain le troisième meilleur buteur de l’histoire de la sélection aztèque avec 36 réalisations à son actif. À cet instant, l'attaquant de Manchester United traîne un boulet bien embarrassant pour un joueur de son statut : une stérilité d’un an et un jour en sélection nationale. Son dernier but pour le Mexique, le joueur de 26 ans l’a justement marqué au Brésil, face au Japon, dans le cadre de la Coupe des Confédérations de la FIFA.

    Chicharito se plonge alors dans un match cadenassé où le score est encore bloqué à 0:0. Vingt minutes plus tard, dans une Arena Pernambuco de Recife qui a pris des faux airs d’Estadio Azteca, il inscrit le troisième but de la soirée. Après la rencontre, il a évoqué avec FIFA.com cette fin de match ainsi que sa mauvaise série en équipe nationale.

    Plus qu’un but
    Le retour en grâce de Hernández se produit sur un corner, tout comme l’ouverture du score mexicaine dix minutes plus tôt. Le ballon s’envole et l’attaquant s’élève lui aussi dans les airs pour un saut pas comme les autres. Dans sa tête, il voit défiler beaucoup d’images qu’il rangera définitivement dans le placard des mauvais souvenirs en voyant le brazuca franchir la ligne de but. "Je me suis libéré d’un poids", confirme le goleador. "Je sors d’une année très délicate. Les joueurs marchent à la confiance et j’en ai cruellement manqué. Peu de gens ont cru en moi tout au long de cette année", ajoute-t-il dans un sourire où se lisent à la fois le bonheur et le souvenir de ses 366 jours de vaches maigres. "Ce but, je le dédie plus particulièrement à mon grand-père, qui va bientôt fêter ses 85 ans et qui a fait l’effort de venir jusqu’ici. Je le dédie aussi à tous ceux qui sont à mes côtés dans les bons et les mauvais moments", ajoute-t-il. "Je pense à ma famille et à mon épouse. Ils savent que c’est dans les moments les plus compliqués que je mets les bouchées doubles", précise l’ancien pensionnaire de Chivas de Guadalajara.

    Après avoir donné dans le registre émotionnel, l’attaquant aztèque repose les pieds sur terre, même si ce succès pourrait être interprété comme une douce invitation au rêve. "On est très heureux, mais il faut prendre cette victoire avec sérénité, humilité et simplicité. Même si elle est très importante, il ne faut y voir qu’une étape de plus vers notre objectif. Pour écrire l’histoire, il va falloir battre les Pays-Bas et continuer à grimper les marches que nous nous sommes fixées au début de la compétition", rappelle celui qui tenait le rôle de joker de luxe chez les Red Devils cette saison.

    Le modèle Van Persie
    Certes, Hernandez est resté muet pendant longtemps, mais ce 23 juin, son entrée en piste a agi comme un déclic pour les siens. Car même quand la réussite le fuit, ses faux appels créent des espaces dont se régalent ses coéquipiers. "J’aime jouer au foot, j’aime prendre plaisir sur le terrain... J’ai souvent été complimenté pour certains matches où je n’ai pas frappé une seule fois au but. C’est ça qui est beau dans le football. Les buts ne font pas tout. Oui, il faut marquer, mais il faut aussi se mettre au service de l’équipe et se sacrifier pour les coéquipiers", explique-t-il. Maintenant que les Groupes A et B ont livré leur verdict, il est acté que le Mexique affrontera les Pays-Bas en huitième. Depuis le début de la compétition, les Oranjes se distinguent par la puissance de feu de leur attaque, dans laquelle brille un certain Robin van Persie. En tant que coéquipier du capitaine néerlandais à MU, Chicharito est bien placé pour en parler. "C’est un super avant-centre. Il possède une technique remarquable qui fait de lui un attaquant de classe internationale, l’un des plus rapides au monde. Je lui ai appris beaucoup de choses et je me suis beaucoup enrichi à son contact." Hernandez a mis un terme à une longue traversée du désert et le temps est venu de passer au défi suivant : aider le Mexique à enfin passer le cap des huitièmes de finale.

  7. #226
    Strict but fair Andrushenka's Avatar
    Join Date
    28-12-2005
    Location
    Heart of Europe
    Posts
    54,665
    Uploads
    120
    Likes
    2,675

    France: Sissoko lancé à pleine vitesse

    Didier Deschamps avait tout prévu. Dans un milieu de terrain peuplé comme un hall de gare contre la Suisse, le sélectionneur de la France a sacrifié le talentueux Paul Pogba pour Moussa Sissoko, au style plus discret et moins spectaculaire. Résultat, une éclatante victoire 5:2, grâce entre autres à l’apport du milieu de terrain, entré dans la Coupe du Monde de la FIFA au même rythme qu’il mène sa carrière depuis ses débuts au centre de formation de Toulouse : à grande vitesse. "Comme nous nous le sommes dit au début de la compétition, nous partageons tous le même objectif et le sélectionneur sait qu’il peut attendre la même chose de chacun des 23 membres de l’effectif", explique à la FIFA le joueur de Newcastle, remplaçant lors du premier match contre le Honduras. "Chacun est préparé à entrer sur le terrain n’importe quand. Je n’étais pas titulaire lors du premier match, je l’étais au deuxième, mais je me prépare de la même manière dans les deux cas, pour répondre présent le jour J."

    Le milieu tricolore a répondu aux attentes de Deschamps, imposant sa puissance son endurance et son pressing haut pour perturber les relances suisses. "Nous avons su marquer dans le premier quart d’heure, et nous avons inscrit deux buts en l’espace de 30 secondes. Ça leur a fait très mal, et ça nous a parfaitement lancés", se souvient-il, à propos de l’entame réussie des Bleus, qui menaient déjà 3:0 à la pause. Mis sur les bons rails, les Tricolores sont restés sur la voie du succès après le repos, Sissoko multipliant les trajets dans un sens pour prêter main forte à ses défenseurs, et dans l’autre pour participer au festival offensif.

    Resté à quai
    A l’origine du quatrième but, il se paie même le luxe d’inscrire le cinquième d’un plat du pied parfaitement placé. "Un première participation à la Coupe du Monde et un premier but, je ne peux pas être plus heureux", assure celui qui, à 24 ans, a ouvert son compteur-buts en Bleu pour sa 19ème sélection. "Ce sont les moments dont on rêve quand on joue au football, et je suis heureux de les partager avec cette équipe-là." Ce train bleu, lancé à pleine vitesse vers le deuxième tour de Brésil 2014, Sissoko y est monté en août 2010, grâce à Laurent Blanc, le cheminot de l’époque, mais il n’accroche pas le bon wagon pour l’UEFA EURO 2012. Rappelé par Didier Deschamps deux ans après, en octobre 2012, l’ancien Toulousain est désormais dans son élément dans un compartiment français métamorphosé depuis la qualification en barrage. "Nous améliorons régulièrement notre niveau depuis le deuxième mach contre l’Ukraine", assure le Magpie, en référence au succès 3:0 après la défaite 0:2 à l’aller. "Depuis, nous avons pris conscience que nous avons les qualités pour accomplir quelque chose de grand, c’est ce que nous sommes en train de montrer au monde."

    Un parcours qui rappelle celui de Sissoko lui-même, de sa région parisienne natale aux pelouses brésiliennes. Né de parents maliens, il rêve de rouler dans les rails de son idole Mahamadou Diarra, et le train de banlieue le mène au centre de formation du TFC, où il apprend le métier dans les grandes lignes, débute en première division en 2007 et devient la locomotive de l'équipe de France Espoirs. "Venir d’un quartier défavorisé, voir les parents travailler, être issu d'une famille nombreuse, pour moi c'est une force", raconte-t-il à l’époque. "C'est ce qui fait que j'ai quelque chose en plus, en ayant toujours la rage en moi, en ayant toujours envie d'aller plus haut."

    Train d’enfer
    Il fera un trajet de six ans sous le maillot violet avant d’emprunter l’Eurostar pour la Premier League. Il entre en gare de Newcastle en janvier 2013 et passe sans encombre le passage à - haut - niveau. Auteur des deux buts qui offrent la victoire aux Magpies face à Chelsea pour son premier match à domicile, Sissoko justifie l’annonce faite à son arrivée : "L'Angleterre est faite pour moi, elle correspond à mon style de jeu. J'ai saisi cette chance et je suis très content d'être dans le pays du football." Une description qui s’applique aussi au Brésil, où il poursuit son trajet vers les sommets. Prochaine station, l’Equateur le 25 juin, et la possibilité d’assurer la première place du Groupe E. "Nous avons joué deux bons matches, avec beaucoup de buts, de combinaisons, de bonnes phases défensives et de belles actions offensives", juge Sissoko, qui voit déjà plus loin. "Nous allons essayer de jouer comme depuis le début du tournoi, et d’être solidaires sur le terrain. Si nous y parvenons, la France peut aller très loin." Terminus de ce train d’enfer ? Peut-être le 13 juillet au Maracanã…

  8. #227
    Strict but fair Andrushenka's Avatar
    Join Date
    28-12-2005
    Location
    Heart of Europe
    Posts
    54,665
    Uploads
    120
    Likes
    2,675

    Suisse: Xhaka ne baisse pas encore les bras

    Ces derniers jours, les Suisses ont disséqué leur échec, dans leur hôtel de Porto Seguro. Il fallait repérer et corriger les erreurs à l'origine de la défaite sans appel (2:5) face à la France. "L'analyse vidéo était indispensable. Nous avons ainsi pu voir clairement ce qui n'a pas marché", expliqué le milieu de terrain, dans un entretien avec la FIFA. Cette défaite a évidemment freiné les ambitieux Suisses dans leur progression vers les huitièmes de finale. Toutefois, ils ne comptent pas se laisser éliminer. "Nous avons également relevé quelques aspects positifs", indique le joueur de 21 ans. Si les deux premières rencontres ne se sont pas vraiment passées comme il l'espérait, l'auteur du deuxième but suisse face à la France n'entend pas renoncer à ses objectifs pour autant. Il retient que la Nati a su faire preuve de beaucoup de discipline en seconde mi-temps. Xhaka préfère aller de l'avant et se concentrer sur le prochain duel face au Honduras. Une victoire à Manaus assortie d'une défaite de l'Équateur dans l'autre match du Groupe E garantirait aux Helvètes une place en huitièmes de finale. Le joueur de Mönchengladbach est prêt à relever le défi : "C'est comme une finale de Coupe du Monde. Il faut se battre et courir pour l'équipe. Nous devons gagner contre le Honduras, un point c'est tout".

    Confiance et talent
    Xhaka, qui occupe une position plus offensive en équipe nationale qu'en club, est persuadé que, grâce à leur "formidable sélectionneur", en référence à Ottmar Hitzfeld, et aux joueurs expérimentés du groupe, les Suisses peuvent relever la tête et livrer une prestation plus convaincante que face aux Bleus. Le milieu de terrain fera de son mieux, car il veut aller loin dans la compétition. "C'est génial de pouvoir jouer ici au Brésil", lance-t-il, même s'il avoue avoir été un peu tendu avant la première rencontre. Mais tout ça appartient déjà au passé. Xhaka a retrouvé la confiance. À l'en croire, il ne peut y avoir qu'un seul vainqueur le 25 juin prochain : "Nous avons une meilleure équipe et plus de talent que le Honduras. Par aileurs, je pense que nous méritons de faire partie des 16 derniers. C'est ce que nous voulons par-dessus tout et nous le prouverons face aux Honduriens !"

  9. #228
    Strict but fair Andrushenka's Avatar
    Join Date
    28-12-2005
    Location
    Heart of Europe
    Posts
    54,665
    Uploads
    120
    Likes
    2,675

    Cinq victoires arabes sur la scène mondiale

    "La meilleure équipe de l'histoire algérienne." Ainsi s'est emporté Farouk, un supporter inconditionnel de l'Algérie après la victoire des Fennecs (4:2) face à la République de Corée à Porto Alegre. Il faut dire que le 22 juin dernier, l'Algérie a remporté sa première victoire depuis la Coupe du Monde de la FIFA 1982™. Il est sûrement un peu tôt pour juger ainsi la sélection actuelle, mais les joueurs de Vahid Halilhodzic ont déjà réussi de belles performances à Brésil 2014. Sofiane Feghouli a inscrit le premier but de l'Algérie après 507 minutes stériles pour les Fennecs en Coupe du Monde, puis la victoire contre la République de Corée a mis fin à 32 années sans victoire algérienne dans la reine des compétitions et 16 années sans aucun succès arabe. En outre, les Fennecs sont devenus la première équipe africaine à inscrire quatre buts en une rencontre de phase finale.

    À cette occasion, FIFA.com passe en revue les principales victoires arabes en Coupe du Monde, dont les résultats sont restés dans l'histoire de la compétition.

    La première victoire
    Argentine 1978 : Tunisie 3:1 Mexique
    Pour le premier match de leur histoire en Coupe du Monde, les Aigles de Carthage devaient affronter des Mexicains plus expérimentés et vainqueurs de la Gold Cup de la CONCACAF l'année précédente. La Tunisie semblait donc se diriger vers une défaite après l'ouverture du score des Mexicains en fin de première période, mais les Maghrébins ont inversé le cours du match en deuxième période grâce à des buts d'Ali Kaabi, Nejib Ghommidh et Mokhtar Douieb, signant ainsi la première victoire d'un pays arabe en phase finale. Toutefois, ce succès demeure le seul et unique des Tunisiens en trois participations à la Coupe du Monde.

    L'épopée de Gijon
    Espagne 1982 : Algérie 2:1 République Fédérale d'Allemagne
    Même les supporters les plus optimistes ne voyaient pas l'Algérie obtenir un point face aux doubles champions du monde de l'époque. Après une première période stérile, un certain Rabah Madjer a surpris Karl-Heinz Rummenigge et ses partenaires en ouvrant le score sur une attaque fulgurante. Rummenigge a égalisé à la 67ème minute, mais le soulagement allemand a été de courte durée puisque Lakhdar Belloumi a inscrit le but de la victoire, dix passes seulement après l'engagement. La sélection algérienne a obtenu un succès historique, "l'épopée de Gijon" restant la plus grande victoire arabe en Coupe du Monde jusqu'à aujourd'hui.

    Un rêve devenu réalité
    Mexique 1986 : Maroc 3:1 Portugal
    Le Maroc a participé à sa première Coupe du Monde au Mexique en 1970, avant de revenir en terre aztèque pour l'édition 1986. Contrairement à leur première participation, où ils ont essuyé deux défaites d'affilée, les Lions de l'Atlas ont entamé Mexique 1986 par deux nuls, face à la Pologne et l'Angleterre. Ils ont ensuite obtenu leur première victoire face au Portugal, demi-finaliste de l'UEFA EURO deux ans plus tôt. Abdelrazzak Khairi, deux buts, et Mustafa Merry, auteur du troisième, sont les principaux artisans de l'arrivée d'une équipe arabe pour la première fois à ce niveau.

    Duel fratricide
    États-Unis 1994 : Arabie Saoudite 2:1 Maroc
    En 15 Coupes du Monde, jamais deux sélections arabes ne s'étaient affrontées. Cette rencontre était décisive après les défaites enregistrées par les deux équipes durant la première journée, le Maroc ayant perdu face à la Belgique, et l'Arabie Saoudite, qui participait à sa première Coupe du Monde, face aux Pays-Bas. Après l'ouverture du score de Sami Al Jaber sur penalty, Mohammed Chaouch a égalisé, puis Fuad Amin a donné la victoire aux Saoudiens, inscrivant son deuxième but de la compétition.

    Un but à la Maradona
    États-Unis 1994 : Arabie Saoudite 1:0 Belgique
    Après avoir battu le Maroc, les Saoudiens devaient absolument gagner face aux Belges s'ils voulaient se qualifier pour le second tour. Cinq minutes seulement après le coup d'envoi, Said Al Owairan a reçu le ballon dans son camp puis éliminé successivement quatre joueurs belges en parcourant toute la moitié de terrain adverse, et logé le ballon au fond des filets de Michel Preud'homme. Ce but sublime lui a valu le surnom de Maradona arabe.

  10. #229
    Strict but fair Andrushenka's Avatar
    Join Date
    28-12-2005
    Location
    Heart of Europe
    Posts
    54,665
    Uploads
    120
    Likes
    2,675

    Belgique: Origi, la belle histoire

    L'attaquant belge Divock Origi, qui ne doit sa présence au Mondial qu'au forfait de Christian Benteke, vit "un rêve éveillé" et est devenu, à 19 ans et deux mois, le plus jeune buteur de cette Coupe du monde dimanche face à la Russie. "Je ne réalise pas encore ce qu'il m'arrive. Jouer un Mondial. Marquer au Maracana devant mes parents et ma soeur. C'est dingue", soulignait-il en zone mixte après le match de la qualification en 8e de finale pour les Belges.

    Origi est un habitué des entrée fracassantes. En février 2013, à 17 ans, le joueur du LOSC avait inscrit son premier but en Ligue 1 française face à Troyes six minutes seulement après sa montée au jeu. Ce jour-là, le fils de Mike Origi (ancien attaquant international kényan de Genk en Belgique) s'était fait un prénom, s'inscrivant dans le lignée des internationaux belges formés à Lille, Kevin Mirallas et Eden Hazard.

    "Je suis fier de passer après des joueurs comme Kevin ou Eden. Et pour les supporters, je suis le nouveau Belge de Lille. Mais ce qu'a fait Eden ici, c'est du jamais vu, c'est un talent extraordinaire", déclare-t-il à l'hebdomadaire belge Sport/Footmagazine.

    "La France, la meilleure option"
    Son éclosion dans le nord de la France lui avait permis d'intégrer le noyau des Espoirs belge début 2014. "La Belgique est pour moi une évidence, jamais je n'ai pensé jouer pour d'autres couleurs nationales. La Belgique, c'est ma maison", explique ce natif d'Ostende qui possède aussi la nationalité kényane. Reste que dès ses 15 ans, Divock Origi choisit de s'exiler en France, à Lille.

    "J'étais très bien à Genk mais j'ai estimé que la formation française et le LOSC était encore d'un niveau supérieur. Le choix n'a pas été facile car il y avait d'autres clubs en Allemagne, en Angleterre, un peu partout. Aujourd'hui, je reste convaincu que la France était la meilleure option. Et puis la réussite de Hazard, ça m'a touché", explique-t-il. A Lille, c'est à Patrick Kluivert qu'on le compare. "Baby Kluivert, c'est un surnom que m'a donné Salomon Kalou. Et c'est évidemment flatteur. Mais je ne m'emballe pas", sourit-il.

    "Surpris d'être là"
    Le LOSC doit aujourd'hui se frotter les mains de posséder un buteur tellement prometteur, surpris d'avoir été repris par Wilmots.
    "C'est peu de le dire, je ne m'attendais guère à vivre cette Coupe du monde. Je suis surpris parce que c'est toujours bien d'être dans un groupe talentueux comme ça, avec de grands joueurs. Maintenant, je crois que si tu es là, c'est que tu l'as mérité". Cette présence au Brésil s'explique par la blessure de Christian Benteke, l'attaquant d'Aston Villa qui s'est rompu un tendon d'Achille il y a quelques semaines.

    Et les montées au jeu de "D-Vock" face à l'Algérie puis la Russie se justifient par les faibles performances de Romelu Lukaku, décevant depuis l'entame de la Coupe du monde. "J'avais remarqué à Lille que Divock est toujours très bon quand il entre au jeu en qualité de joker. Il ne lui faut pas longtemps pour se mettre dans le rythme et être efficace", note Marc Wilmots, ravi de pouvoir compter sur un joueur "d'un tel talent".
    La belle histoire pourrait se poursuivre jeudi face à la Corée du Sud...

  11. #230
    Strict but fair Andrushenka's Avatar
    Join Date
    28-12-2005
    Location
    Heart of Europe
    Posts
    54,665
    Uploads
    120
    Likes
    2,675

    Equateur: Un collectif solide, une défense friable

    L'équipe d'Equateur, qui affronte la France mercredi à 17h00 locales (22h00 françaises) à Rio de Janeiro, s'appuie sur une grosse force collective et un buteur en confiance (Enner Valencia), mais a laissé filtrer quelques lacunes défensives depuis le début du Mondial.

    FORCES
    Un buteur en confiance. Personne n'attendait Enner Valencia et pourtant le petit attaquant (25 ans, 1,74 m), joueur de Pachuca au Mexique, est l'un des meilleurs buteurs de ce début de Mondial (3 buts en 2 matchs). Il fait de l'ombre à son homonyme Antonio Valencia (Manchester United), plus discret lors des deux premiers matches. Ailier de formation, dribbleur, habile des deux pieds et bon de la tête, Enner a fait preuve d'une efficacité redoutable face à la Suisse (2 tirs, 1 but) et le Honduras (4 tirs, 2 buts). Le N.13, qui a honoré sa première cape en août 2013, porte chance à l'Equateur: Il a inscrit sept buts lors de ses six derniers matches.

    Vitesse, technique et physique. Ces trois qualités permettent à la "Tri" de déstabiliser n'importe quel adversaire, selon l'attaquant hondurien Jerry Palacios: "Ils sont rapides et très costauds. Ils aiment bien conserver le ballon et bouger beaucoup". Le sélectionneur de la Suisse, Ottmar Hitzfeld, le reconnaissait lui-même après la victoire arrachée par la Nati en toute fin de match (2-1): "l'Equateur nous empêchait de jouer, ils étaient très rapides et ne nous laissaient pas organiser notre jeu de passes". Le milieu Jefferson Montero, excellent dribbleur, s'est notamment amusé dans la défense suisse.

    Force collective. L'équipe ne possède aucun joueur de stature mondiale, à l'exception du joueur de ManU, Antonio Valencia, mais fait preuve d'une belle force collective, qui lui a permis de terminer devant l'Uruguay dans les qualifications amsud très relevées. "Mon groupe est très solidaire et possède un esprit d'équipe très fort", souligne le sélectionneur, Reinaldo Rueda. Ses joueurs "se transforment" en gladiateurs au service de l'équipe nationale pour former un groupe "de caractère, viril, ordonné, qui joue du bon football et est assez intelligent pour faire face à un Mondial difficile.

    FAIBLESSES
    Manque d'expérience. L'Equateur, pays d'Amérique du Sud de quelque 15 millions d'habitants situé entre la Colombie (nord) et le Pérou (sud) et deux fois plus petit que la France, dispute seulement la troisième Coupe du monde de son histoire (après 2002 et 2006). Peu habitués au très haut niveau, les internationaux s'exportent principalement dans le championnat mexicain. L'Equateur a "une équipe jeune avec beaucoup de talents", en train d'opérer "la relève d'une génération" relativise toutefois le sélectionneur. Seuls cinq joueurs ont participé à la précédente Coupe du monde de l'Equateur, en 2006: Castillo, A. Valencia, Luis Saritama, Jorge Guagua et Edison Méndez, qui à 35 ans dispute son troisième Mondial.

    Des cadres défaillants ou absents. L'émergence d'Enner Valencia ne parvient pas à masquer la faillite individuelle de son homonyme Antonio. Le rapide ailier de Manchester United s'est dépensé sans compter sur son flanc droit, sans être déterminant jusqu'à présent. Même déception pour Christian Noboa, le milieu de 29 ans du Dinamo Moscou, qui a souffert d'un problème musculaire à la jambe droite avant d'arriver au Brésil. L'équipe souffre aussi de l'absence de Segundo Castillo (Al-Hilal, Arabie saoudite), forfait après une blessure au genou droit lors de la préparation.

    Déconcentration. Le corollaire de ce manque d'expérience, ce sont ces sautes de concentration qui coûtent cher à l'Equateur, comme contre la Suisse. La Tri, incapable de préserver son avantage au score, s'est faite surprendre après la pause (48e) avant de craquer en toute fin de match (90e+3). Reinaldo Rueda ne le cachait pas: "Nous avons perdu notre rigueur, l'ordre qui a toujours caractérisé le comportement tactique de l'Equateur, à cette dernière minute. Nous nous sommes laissés emporter par l'émotion".

    Défense friable. La défense est le point faible de l'équipe. La plupart des joueurs évoluent au pays ou au Brésil (Erazo à Flamengo). Dans les buts, le sélectionneur fait confiance à Alexander Dominguez depuis le début du Mondial, alors que le gardien de la LDU Quito constitue plutôt son second choix habituellement. Le titulaire, Maximo Banguera (Barcelona Guayaquil), a été écarté depuis son match raté en préparation face à l'Angleterre (2-2).

Page 23 of 40 FirstFirst ... 131821222324252833 ... LastLast
Advertise Here

Similar Threads

  1. Droits TV Coupe Du Monde 2014 la FIFA réagit !
    By totox69 in forum Information et Tutoriels
    Replies: 0
    Last Post: 25-04-2014, 17:23:50
  2. Equidia: coupe du monde du Jumping : 18/04 a : 21h
    By Antonio Montene in forum L'actualité Journalière sur la Télévision par le câble et le Satellite
    Replies: 0
    Last Post: 17-04-2010, 18:33:00
  3. Coupe du Monde des clubs "FIFA Japan 2007"
    By caraquet.med in forum French / Français
    Replies: 19
    Last Post: 16-12-2007, 17:43:58
  4. la coupe du monde sans tp*
    By (-MASTER-) in forum French / Français
    Replies: 1
    Last Post: 03-06-2006, 03:32:32
  5. match coupe du monde
    By fahim03 in forum French / Français
    Replies: 2
    Last Post: 27-05-2006, 16:20:50

Posting Permissions

  • You may not post new threads
  • You may not post replies
  • You may not post attachments
  • You may not edit your posts
  •