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Thread: Coupe du Monde FIFA au Brésil

  1. #281
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    Algérie: La qualification et après ?

    Le plus dur commence peut-être pour l'Algérie au Mondial-2014: après une qualification historique pour les huitièmes de finale, les Fennecs vont devoir se montrer à la hauteur de l'enthousiasme qu'ils ont suscité quand ils affronteront l'Allemagne lundi pour une place en quarts.

    Un exploit qui fera date
    Quelle que soit l'issue de ce premier huitième de l'histoire de l'Algérie, les hommes de Vahid Halilhodzic ont déjà réussi leur tournoi. Ils sont parvenus à effacer le traumatisme de l'élimination au Mondial-1982, lorsque l'Algérie avait été victime du fameux "match de la honte" entre Allemagne et Autriche: ces deux sélections avaient livré un non-match (1-0) dont le résultat les qualifiait toutes les deux. "On n'a pas oublié, on parle tout le temps de ce match, 1982, l'histoire se répète après 32 ans. C'est une joie indescriptible et c'est tout à fait mérité", a résumé jeudi soir Halilhodzic.

    En refermant les stigmates du passé, l'Algérie s'est aussi offert le droit de croire en l'avenir: les Fennecs, qui ont arraché un nul 1-1 face à la Russie jeudi à Curitiba, se sont invités dans le top 16 mondial en démontrant "abnégation et générosité" selon leur sélectionneur. "La Russie a montré qu'elle avait plus d'expérience en première période. Mais avec cette équipe d'Algérie, si on continue à travailler encore plus fort, dans deux-trois ans on pourrait refaire un exploit comme on l'a fait ce soir", a poursuivi Vahid Halilhodzic.

    L'effectif est jeune et nombre de ses membres évoluent dans de bons clubs européens comme Sofiane Feghouli (Valence) ou Nabil Bentaleb (Tottenham). Bref, cette génération a déjà marqué l'histoire du football algérien et pourrait continuer à le faire.

    Un tableau semé d'embûches
    Clin d'oeil du destin, le hasard a voulu que l'Algérie joue son premier huitième d'un Mondial contre une des sélections qui l'en avait empêchée jadis: l'Allemagne. La Mannschaft n'a pas tremblé jeudi pour valider sa première place du groupe G en domptant les Etats-Unis (1-0) et elle dispose en Thomas Müller de l'un des trois actuels meilleurs buteurs du tournoi (4 buts) avec Lionel Messi et Neymar.

    "J'ai vu le match (de l'Allemagne) contre les Etats-Unis. C'est une immense équipe, ça va être très compliqué, plus que compliqué", a prévenu Vahid Halilhodzic. Son homologue Fabio Capello, sélectionneur de la Russie, a néanmoins mis en garde les Allemands: "Cette équipe algérienne est une vraie équipe, a-t-il dit jeudi. L'Allemagne joue un jeu élaboré, technique, les Allemands sont très connus en Europe, mais cette équipe algérienne mérite le respect." Et tout peut se passer dans un Mondial déjà riche en surprises.

    Hélas pour l'Algérie, sa partie de tableau n'est pas la plus dégagée: si d'aventure les Fennecs passaient l'obstacle allemand, ils pourraient devoir enchaîner sur la France en quarts puis le Brésil en demi-finale. Un sacré programme.

    Un capital sympathie à exploiter
    Néophyte à ce stade du tournoi, l'Algérie doit profiter à fond de son statut d'outsider et de l'enthousiasme que cette qualification a généré.
    "Il y a des meilleures équipes que nous, mais cette équipe a gagné beaucoup de sympathie dans cette Coupe du monde", a expliqué Halilhodzic, qui a assuré avoir reçu des messages de soutien d'un peu partout. Par sa générosité et son jeu sans calcul, l'Algérie a en particulier conquis jeudi le public brésilien présent à l'Arena da Baixada de Curitiba. Et ce pourrait être un vrai plus pour la suite.

    "Ici au Brésil, les gens apprécient notre comportement, a poursuivi Coach Vahid. Contre l'Allemagne, on sera la petite équipe contre la grande et les supporteurs brésiliens vont être de notre côté. On va tout faire pour ne pas les décevoir." Et pour ne pas décevoir non plus l'ensemble des supporteurs algériens, emplis d'espoir après cette qualification mémorable.

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  3. #282
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    Brésil: Fernandinho, un an et beaucoup de changement

    En début de deuxième période, le Brésil cherche à faire le break contre le Cameroun, dans une rencontre qui se révélait plus compliquée que prévue pour les hôtes du tournoi. Luiz Felipe Scolari choisit alors de donner une chance à Fernandinho de connaître le frisson de la Coupe du Monde de la FIFA™ pour la première fois de sa carrière. Le résultat a été quasiment immédiat. Quatre minutes après son entrée en jeu, le milieu de terrain contrôle de la poitrine, maîtrise la balle du pied droit avant qu'elle ne touche le sol et dans la foulée, transmet à David Luiz sur le côté gauche. Le défenseur centre à destination de Fred, qui inscrit le but du 3:1 pour le Brésil, qualifié pour les huitièmes de finale.

    Fernandinho se chargera ensuite de marquer lui-même le quatrième et dernier but de la Seleção, paraphant une prestation impeccable pour sa grande première dans un match de Coupe du Monde. Un an plus tôt presque jour pour jour, c'est devant son écran de télévision que le milieu de terrain avait assisté au sacre du Brésil devant l'Espagne au Maracanã, en finale de la Coupe des Confédérations de la FIFA 2013. À cette époque, la déception de ne pas avoir était retenu en équipe nationale avait été atténuée par une bonne nouvelle pour Fernandinho, qui venait d'être transféré du Shakhtar Donetsk à Manchester City.

    Les performances de Fernandinho tout au long de la saison à City et sa contribution au triomphe dans la Premier League 2013/14 n'ont évidemment pas laissé insensible Felipão, qui le convoque trois mois avant le coup d'envoi de la Coupe du Monde pour une rencontre amicale contre l'Afrique du Sud. À cette occasion, le joueur de 29 ans est titularisé et marque un but lors de la victoire brésilienne 5:0 à Johannesburg. Entre cette partie face aux Bafana Bafana et le match de préparation suivant disputé par les quintuples champions du monde, Scolari publie sa liste des 23 pour le Mondial : Fernandinho y figure.

    "J'ai toujours rêvé de jouer la Coupe du Monde et de porter le maillot de la Seleção. Mais vu ma situation, pensionnaire du Shakhtar Donetsk dans le championnat ukrainien, je savais que ça allait être très difficile", reconnait-il au micro de FIFA.com. "Mais avec mon transfert en Angleterre il y a un an, je savais que j'allais avoir beaucoup plus de visibilité. J'ai continué de travailler, avec comme objectif de disputer la Coupe du Monde. Les choses se sont précisées en mars, avec ma convocation pour le match contre l'Afrique du Sud. Tout ce que j'ai fait depuis juin 2013 a toujours été dans l'objectif de jouer la Coupe du Monde."

    Un but pour fêter ça
    Faire trembler les filets en Coupe du Monde, quel que soit votre poste, est toujours quelque chose de particulier. Fernandinho n'a pas échappé à la règle, d'autant plus que son but est probablement le plus beau des cinq inscrits dans ce Brésil-Cameroun. "Entrer en cours de jeu et marquer avec le maillot de la Seleção, en Coupe du Monde, devant notre public... Tant de choses défilent à ce moment-là dans votre tête…", explique-t-il en cherchant manifestement ses mots. "J'ai tout de suite pensé à ce que pouvaient ressentir ma famille et mes amis à cet instant. Peut-être qu'ils seront encore plus heureux que moi. J'imagine ma famille à la maison.

    Elle va recevoir des messages d'affection d'autres personnes. Je suis heureux d'avoir pu lui offrir ça." L'action qui a abouti au but de Fernandinho symbolise parfaitement le style du Brésil durant ce Mondial : pressing très haut et discipline des milieux de terrain, qui ont pour obligation de bien défendre avant de prêter main forte à leurs attaquants. Sur un ballon récupéré par Oscar, Fernandinho est servi et transmet à Fred, qui redonne à Oscar, le tout à une touche de balle, avec à la conclusion le même Fernandinho, qui marque d'un pointu placé sur la gauche. "Ici au Brésil, nous appelons 'milieu récupérateur' un joueur qui ne fait que défendre juste devant les quatre arrières. Mais la plupart d'entre nous sommes habitués à jouer en Europe, où les milieux défensifs participent aussi à l'attaque et marquent régulièrement des buts. Je me suis habitué à ça en Europe, comme la plupart de mes coéquipiers", conclut-il.

  4. #283
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    Belgique: Les fruits de la patience belge

    En s'imposant pour la troisième fois à nouveau en fin de rencontre, jeudi face à la Corée du Sud (1-0), la Belgique a récolté les fruits de la patience et atteint les huitièmes de finale avec un bilan historique. Jamais auparavant les Diables Rouges n'avaient réussi trois victoires de rang en phase de poules d'une Coupe du monde.

    Malgré un niveau de jeu critiqué par de nombreux observateurs, les hommes de Marc Wilmots l'ont donc fait, dominant tour à tour l'Algérie (2-1), la Russie (1-0) et la Corée du Sud (1-0), tous crucifiés en fin de partie. "Cela prouve que nous sommes en excellente condition physique et que les joueurs qui se portent en attaque apportent toujours un plus à l'équipe", résume parfaitement le défenseur Jan Vertonghen, buteur jeudi à la 78e minute. Le joueur de Tottenham a repris un tir de Divock Origi, quelques minutes plus tôt, mal repoussé par la gardien sud-coréen.

    Une jeune équipe... mature
    Face à la Russie, c'est le même Origi, monté à l'heure de jeu, qui avait fait la différence à la 88e sur un service d'Eden Hazard. Et face à l'Algérie, les Belges, menés 0-1, avaient également retourné la situation dans les derniers instants grâce à ses "jokers-buteurs" Marouane Fellani (70e) et Dries Mertens (80e). "Pour une jeune équipe, je trouve que nous avons beaucoup de maturité, se félicite Wilmots. Jamais mes joueurs ne s'affolent. C'est très rassurant en vue des huitièmes de finale".

    A l'entendre, Wilmots a tout prévu. Et c'est vrai qu'avant le début du tournoi, il répétait à l'envie que les matches se jouent souvent dans le dernier quart d'heure. Dans le cas de la Belgique, cela s'est vérifié à chaque fois. "D'où l'important de la fraîcheur physique, expliquait Wilmots jeudi à Sao Paulo après avoir fait largement tourné son effectif face à la Corée du Sud, effectuant sept changements par rapport au match précédent.

    "Je voulais un état de fraîcheur chez mes joueurs pour aborder les 8es. Il faut donc prévoir et anticiper, c'est ce que j'ai fait, pour que tout le monde arrive au même niveau et qu'il y ait une grosse concurrence. On est armé pour les 8e. Cette équipe a du mental et du caractère. Je suis dans mon planning", déclarait le sélectionneur, ravi.

    Premier arrêt du tournoi
    Les joueurs abondent dans le même sens que leur sélectionneur. "Importance du banc", pour Eden Hazard. "Maîtrise du jeu même à dix contre onze (suite à l'exclusion de Defour à la 43e)", pour Daniel Van Buyten. "Solidité défensive", pour le gardien Thibaut Courtois, qui a effectué son premier arrêt du tournoi en fin de première période face aux Coréens.

    La Belgique n'a concédé qu'un seul but en trois rencontres, sur un pénalty algérien. "C'est important de savoir que nous sommes très forts derrière. Dans les matches à élimination directe, je crois que nous aurons davantage l'occasion de partir en contre-attaque. Ca me rend optimiste", déclare encore Courtois.

    Prochains adversaires des Diables, les Etats-Unis sont prévenus. La Belgique ne développe pas le plus beau jeu de ce Mondial, mais l'équipe de Wilmots fait déjouer ses adversaires avant de les crucifier en fin de rencontre. Attention, danger !

  5. #284
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    Brésil: David Luiz, plus que les cheveux dans le vent

    La Tignasse. Derrière Neymar, David Luiz est sans conteste le plus populaire des joueurs de l'équipe brésilienne grâce à une attitude irréprochable sur le terrain mais aussi un charisme et une sympathie incomparables en-dehors. Au camp de base du Brésil à Térésoplis, une journaliste pose une question à David Luiz en langage des signes pour une télévision pour sourds-muets. En même temps, elle lui indique son nom dans ce langage: une main ouverte autour de la tête pour montrer l'imposante chevelure du défenseur. A l'aise, David Luiz lui répond naturellement mais en même temps a la bonne idée d'essayer de dire son nom en langage des signes tout en y ajoutant un coeur qu'il lance vers la caméra.

    Un gamin saute au-dessus des barrières pour l'embrasser ? Il l'embrasse aussi et lui offre son maillot. Des facteurs viennent remettre des lettres à la seleçao ? Il trouve les mots justes pour remercier les expéditeurs mais aussi rendre hommage aux postiers. Et le football dans tout ça ? On y vient, car ce n'est pas en faisant des sourires à la télévision et des grimaces sur son compte twitter que David Luiz a obtenu sa place dans l'équipe brésilienne ou été transféré pour 50 millions d'euros de Chelsea au Paris SG.. "Dans la vie, il y a un moment pour tout. Il y a des moments pour plaisanter, pour rire, et il y a des moments pour être sérieux. Quand j'entre sur un terrain, je suis concentré, parce qu'en face il y a toujours de grands joueurs, qui attendent une faille", assure-t-il.

    Polyvalent
    Aussi guerrier sur le terrain, qu'il est agréable en-dehors, le joueur de 27 ans est au sommet de son art, sachant parfaitement combiner sa force physique de son 1,89 m -cheveux non compris- et son sens de l'anticipation pour être un des défenseurs les plus cotés au monde. Il est difficile à passer mais sait aussi bien relancer, a un bon jeu de tête, une frappe de brute et est polyvalent. Ainsi, depuis ses débuts dans le petit club de Vitoria (nord du Brésil) à Benfica et à Chelsea, il a été latéral gauche ou droit, défenseur central ou milieu défensif selon les inspirations de ses différents entraîneurs de Jorge Jesus à Rafael Benitez en passant par José Mourinho. Que du beau monde. En club, il a obtenu le Graal de la Ligue des Champions en 2012, et la Ligue Europa en 2013.

    "C'est sûr que jouer à l'étranger beaucoup d'années donne l'occasion de jouer contre les meilleurs du monde, d'écoles de jeu différentes. Dans une Coupe du monde, on affronte les meilleurs adversaires avec une magie différente. On peut jouer pour des milliers de club, ce ne sera jamais la même chose que défendre son pays", explique-t-il. Il forme avec Thiago Silva avec la Canarinha comme bientôt avec le maillot du Paris SG, une charnière considérée comme une des meilleures sinon la meilleure du monde. Le duo est l'épine dorsale de l'équipe de Luiz Felipe Scolari. Depuis le début du Mondial, le Brésil n'a encaissé que deux buts venus des ailes. Dans l'axe, il est difficile de prendre la paire en défaut. Et, en plus, David Luiz a aussi signé une passe décisive pour débloquer le compteur de Fred face au Cameroun: "Marquer un but c'est agréable mais faire marquer un attaquant c'est encore mieux", a-t-il posté sur son compte Facebook officiel et ses 12 millions de "Likes".

    Et plus que d'offrir un but. Il y a aussi en sauver un. En 2013, en finale de la Coupe des Confédérations contre l'Espagne, alors que le score était de 1-0, il avait dégagé un ballon allant vers le but soulevant le Maracana. Un geste à la fois spectaculaire et plein d'abnégation d'un des leaders de la Seleçao. "Je cherche à montrer aux camarades que l'impossible est possible. Ce qui me donne de la force, c'est de savoir qu'ils sont avec moi, le fait que le courant passe est un facteur qui peut nous aider à réaliser le rêve d'être champions à la maison".

  6. #285
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    France: Valbuena, maître des clés du jeu

    Ménagé contre l'Equateur (0-0), Mathieu Valbuena a beaucoup manqué à l'équipe de France, souvent apparue en panne d'idées offensivement, et son retour dans le onze-type contre le Nigeria ne sera pas de trop pour passer le cap des 8e de finale du Mondial. Un seul être vous manque et tout est dépeuplé... ou presque. S'il fallait tirer un seul enseignement du match nul concédé mercredi contre la Tri, c'est que sans leur meneur de poche les Bleus n'ont clairement pas le même allant ni la même consistance en attaque.

    Pour la première fois depuis sa prise de fonctions en juillet 2012, soit en 25 matches, Didier Deschamps n'a pas fait jouer Valbuena une seule minute. Et la dernière fois qu'il ne l'avait pas titularisé remonte au désastre du barrage aller à Kiev contre l'Ukraine (2-0), sans que l'entrée en jeu du Marseillais n'y ait d'ailleurs changé quoi que ce soit. "Bien sûr j'aurais voulu apporter à l'équipe, mais bon, ça m'a permis de souffler aussi, c'est la décision du coach", déclarait à cet effet Valbuena passé par la zone mixte.

    Cette fois, il s'agissait pour le sélectionneur effectivement de reposer son joueur, jamais économe d'efforts, mais également de voir vraiment comment la mécanique bleue pouvait fonctionner sans lui sur un match où la qualification et la première place du groupe E étaient promises aux Bleus. Et il a probablement vu que l'ensemble manquait de simplicité, de liant, de percussion aussi, certes face à une équipe équatorienne particulièrement regroupée dans ses 40 mètres et qui avait décidé de verrouiller en défense.

    "Little big man"
    Non pas que la performance d'ensemble de la France ait été insipide ou anémique. Au contraire, collectivement il y a eu un souci de bien construire le jeu et le suppléant désigné de Valbuena à la baguette, Antoine Griezmann, n'a pas démérité. Mais la tâche était trop lourde pour ses seules frêles épaules. "Mathieu nous apporte beaucoup et c'est clair que, sans lui, on a eu nettement moins de rendement offensif", reconnaissait d'ailleurs l'attaquant de la Real Sociedad après la rencontre.

    Il est vrai que le positionnement de Moussa Sissoko à la place du Marseillais s'est traduit par un déficit technique en attaque et, par extension, moins de possibilités offertes à Benzema de marquer, même si le Madrilène s'est procuré quelques occasions. Avec Valbuena, qui n'a jamais déçu en Bleu en 37 sélections et semble avoir atteint à 29 ans une évidente maturité dans son jeu, la France s'en trouve à la fois plus performante et efficace, mais aussi, cela compte un peu, plus belle à voir évoluer.

    Celui que les Brésiliens apprécient pour ses chaloupes et surnomment affectueusement "Baixinho" (le petit), a depuis deux ans un excellent rendement puisque 11 de ses 12 passes décisives et 4 de ses 6 buts ont été réussis sous l'ère Deschamps. De fait, si incombe à Benzema le rôle de leader technique de l'équipe depuis le forfait de Franck Ribéry (victime d'une lombalgie), les clés du jeu sont désormais bien propriétés de Valbuena. D'une certaine façon, l'absence au Mondial du Bavarois a pour effet de favoriser le plein épanouissement de "Little big man".

    Face au Nigeria, "une équipe assez coriace, athlétique, physique, qui met aussi pas mal de coups", selon Valbuena, habitué à ce genre de traitement, sa justesse dans le jeu et sa précision sur les coups de pied arrêtés seront autant d'atouts pour les Français, lundi à Brasilia.

  7. #286
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    Ghana: Des fins d'examens à réviser

    Les Ghanéens plient bagage à l'issue d'une phase de groupes de la Coupe du Monde de la FIFA™ où ils sont retombés dans leurs vieux travers. Comme à Afrique du Sud 2010, les dernières minutes des matches ont été de trop et ont précipité l'élimination précoce des Black Stars au Brésil. En Afrique du Sud, le Ghana est passé tout près de devenir la première sélection africaine à atteindre les demi-finales d'une Coupe du Monde de la FIFA™, mais le penalty manqué par Asamoah Gyan à la toute fin du temps additionnel avait remis l'Uruguay dans la partie, avec à la clé une séance de tirs au but fatale. Quatre ans plus tard, les défaites ghanéennes contre les États-Unis et le Portugal se sont également dessinées en fin de match et ont éteint les chances de qualification des Africains pour les huitièmes de finale. Dure leçon.

    "Nous sommes assez déçus, car nous voulions passer cette phase de groupes. Mais je pense que le peuple du Ghana est satisfait de nos performances. Il n'y a pas de quoi rentrer la tête basse, car nous avons réellement bien joué, en pratiquant un football que le public a apprécié", affirmait Gyan au micro de FIFA.com au terme du match contre le Portugal, à Brasília. La tristesse liée à l'élimination n'efface pas un vrai optimisme chez l'attaquant ghanéen, buteur face au Portugal. "Nous avons fait quelques erreurs de concentration et nous en avons parlé avant le match contre le Portugal. Nous voulions absolument éviter de prendre un but bête, mais c'est encore arrivé face aux Portugais.

    Quand vous faites un cadeau, l'adversaire l'accepte en général et vous êtes pénalisé. Ça fait partie du jeu", reconnaît-il. "Mais je veux remercier cette équipe, et en particulier les joueurs les plus jeunes. Ils ont un grand avenir dans le football. D'ici quatre ans, nous allons avoir une autre opportunité de montrer notre valeur", promet l'un des joueurs les plus expérimentés du Ghana.

    Surprendre le monde
    Les perspectives d'avenir sont donc au vert pour les Black Stars. "L'avenir nous appartient. Nous avons ce qu'il faut pour surprendre le monde, comme nous l'avions fait en 2010. Le talent pour ça ne manque pas", estime Gyan, qui a aussi un objectif personnel dans la ligne de mire. "Si nous nous qualifions, je ferais tout pour être présent en Russie. Que Dieu me protège des blessures." Gyan est particulièrement élogieux envers Christian Atsu. L'ailier de 22 ans était cependant trop abattu après la défaite contre le Portugal pour goûter la fierté d'avoir réalisé le rêve de n'importe quel joueur. "Nous sommes très tristes de quitter la compétition de cette manière, mais maintenant on ne peut plus rien y faire. Je suis très heureux d'avoir eu la chance de jouer une Coupe du Monde mais en ce moment, le sentiment dominant est la déception de ne pas avoir réussi à atteindre les huitièmes de finale", explique l'espoir du Ghana. "C'est vrai, nous avons un groupe jeune et plein de qualités, avec des cadres plus expérimentés, comme Asamoah Gyan. Je suis persuadé que nous allons réussir à offrir de belles choses au football ghanéen et africain d'ici peu." Dans cette optique, les leçons apprises au cours des dernières minutes des matches disputés au Brésil seront utiles aux Ghanéens.

  8. #287
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    Etats-Unis: Altidore disponible contre la Belgique

    L'attaquant américain Jozy Altidore sera probablement disponible mardi pour le huitième de finale du Mondial contre la Belgique après avoir manqué les deux précédents matches en raison d'une blessure. "Nous sommes très optimistes. Il progresse beaucoup tous les jours et nous avons très bon espoir qu'il puisse prendre part au match contre la Belgique", a déclaré vendredi le sélectionneur Jurgen Klinsmann.

    Altidore s'est fait mal aux ischio-jambiers lors du premier match contre le Ghana le 16 juin et n'avait pas joué contre le Portugal et l'Allemagne. Un porte-parole a par ailleurs confirmé que le milieu de terrain Jermaine Jones s'était cassé le nez dans un choc avec son coéquipier Alejandro Bedoya contre l'Allemagne. Il pourra malgré tout jouer avec un masque de protection.

  9. #288
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    Brésil: Scolari : "Nous avons le potentiel pour passer"

    Le sélectionneur brésilien Luiz Felipe Scolari a rappelé que l'équipe chilienne était plus forte qu'auparavant mais a souligné que le Brésil avait le potentiel pour passer".
    Il a aussi rendu hommage à son joueur vedette Neymar et rappelé qu'il était normal d'être un peu anxieux lors des grands rendez-vous.

    Comment voyez-vous le Chili?
    Depuis l'arrivée de Jorge Sampaoli, l'équipe est entrée dans une nouvelle dynamique. Les joueurs se sont parfaitement adaptés au schéma tactique. L'équipe joue si bien qu'elle est déjà un échelon au-dessus ce qu'elle était avant."

    Etes vous nerveux ? Et les joueurs?
    Même si on a de l'expérience, il y a des choses qui te remuent. C'est normal, d'être mal à l'aise, d'avoir cette anxiété, surtout pour les matches à élimination directe. On peut pas commettre d'erreurs. On est un peu plus impliqué, on a un peu plus peur, on est un peu plus nerveux. Ce n'est pas parce qu'on est au Brésil. Ce qu'on fait en ce moment, c'est analyser le potentiel du Chili. C'est la loi: si tu ne gagne pas, tu ne reste pas. On travaille dans la joie mais avec détermination. Notre adversaire aussi.

    Parlez-nous de Neymar
    Pour son âge, c'est un garçon très équilibré. Il sait se concentrer, a de la suite dans ses idées, un personnalité forte, très intéressante. Il est très participatif, il s'implique dans la tactique et dans l'équilibre de l'équipe. Je ne le connais pas bien en-dehors du terrain mais j'ai des contacts avec son père. On parle de lui à la maison, de sa famille et tout le reste. Les joueurs disent que c'est un gars bien, et même très bien. C'est un jeune facile à vivre.

    Ronaldo dit que Messi est meilleur. Qui est meilleur Messi ou Neymar?
    Ronaldo a été un de nos plus grands joueurs et on doit respecter son opinion. Mon opinion est personnelle et je la donnerai dans dix ou quinze ans, pas aujourd'hui. Messi est un excellent joueur, un crack, un des meilleurs joueurs du monde. Où qu'il joue, en équipe nationale ou un match de quartier, tout va toujours tourner autour de lui. Le ballon passera par lui, c'est normal dans n'importe qu'elle équipe. Neymar est sur cette voie-là, mais je vais vous dire: Neymar ne joue pas pour être le meilleur du monde, il joue pour le Brésil. Ce qu'il veut c'est que le Brésil soit champion.

    Le Brésil ne joue plus le beau football d'avant?
    Nous jouons avec une philosophie en rapport avec les joueurs que nous avons, en étant conscients que les joueurs peuvent discuter de cette philosophie. Regardez l'exemple de l'Atletico Madrid. C'est une équipe organisée, fermée, qui sait bien défendre mais sait aussi bien jouer le contre. Elle a été championne nationale et vice-championne d'Europe: on peut en tirer des enseignements pour les montrer à nos joueurs.

    A quel niveau est l'équipe par rapport à la Coupe des Confédérations?
    En ce moment, l'équipe est à 80% du niveau qu'on avait à la Coupe des Confédérations. Le travail a été réalisé de sorte qu'on soit dans les conditions idéales pour les matches à élimination directe.

    Fernandinho va-t-il jouer à la place de Paulinho?
    Je ne sais pas qui va jouer. Il y a toujours un problème ou un autre. Il peut arriver quelque chose à l'entraînement et ca ne sert à rien de choisir pour ensuite à avoir à changer.

    Comment allez vous jouer contre le Chili?
    On va presser et défendre. C'est tout. On va aligner une équipe en accord avec notre style de jeu, indépendamment de ce que le Chili va proposer. Que ça marche ou pas, on discutera pendant le match pour savoir comment nous adapter aux situations qui se présentent.

    Les joueurs chiliens sont plutôt petits, est-ce un avantage dans la surface?
    J'ai joué à Caxias pendant de nombreuses années et un des meilleurs joueurs dans la surface était Paulo César Tatu, qui mesurait 1,70 m. Il savait se placer. Il ne faut pas être grand, il faut savoir se placer. Les joueurs du Chili sont bien coordonnés.

  10. #289
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    France: Sakho, seul nuage dans le ciel bleu

    A trois jours du 8e de finale du Mondial contre le Nigeria, lundi à Brasilia, l'équipe de France ne connaît qu'un seul motif d'inquiétude, l'état de la cuisse de Mamadou Sakho, qui pourrait peut-être empêcher le défenseur de tenir sa place. S'achemine-t-on vers un forfait du joueur de Liverpool? Sakho (24 ans, 22 sélections, 2 buts) n'est en tout cas toujours pas remis de sa petite élongation contractée face à la Suisse (5-2) et le doute plane désormais sérieusement sur sa présence dans le onze de départ. L'ancien Parisien a passé vendredi dans la journée une Imagerie par Résonance Magnétique qui s'est révélée "rassurante", selon l'encadrement, mais il doit encore poursuivre les soins. Il effectuera samedi son retour à l'entraînement mais devra peut-être suivre un programme individualisé et avoir droit à une séance à part.

    Alors que le rendez-vous avec les champions d'Afrique approche à grands pas, le timing risque tout de même d'être serré. Touché contre les Suisses, Sakho avait réussi à se rétablir rapidement et à répondre présent pour le dernier match du groupe E face à l'Equateur (0-0), mercredi au Maracana. Mais cette fois, s'il y a eu rechute, la probabilité de le voir d'aplomb dès lundi apparaît beaucoup plus faible. Pour ne rien arranger, le défenseur des Reds a dû sortir dès la 61e minute mercredi après avoir reçu un coup sur la cuisse. Mais le chef de presse de l'équipe de France Philippe Tournon avait bien précisé dans la matinée que les contrôles auxquels il serait soumis n'auraient rien à voir avec cette béquille mais concerneraient son élongation. Au total, ce sont les deux dernières rencontres des Bleus qu'il n'a pu mener à leur terme. Ces pépins physiques à répétition tombent mal pour le héros du barrage retour (doublé contre l'Ukraine, le 19 novembre), promu vice-capitaine des Bleus et dont l'autorité naturelle et l'impact athlétique risquent de manquer à l'heure de défier les puissants Nigérians.

    Question de mental
    En cas de forfait, Laurent Koscielny (28 ans, 19 sélections), le N.3 dans la hiérarchie des défenseurs axiaux, est son remplaçant naturel et devra former la charnière centrale avec Raphaël Varane. C'est lui qui l'avait ainsi suppléé en cours de jeu face aux Suisses avant d'être titulaire mercredi contre l'Equateur, Varane ayant débuté sur le banc en raison d'une gastro-entérite. "Il fait partie des meilleurs défenseurs au monde, c'est un joueur qui apporte énormément à Arsenal, a déclaré vendredi Bacary Sagna, son ex-coéquipier chez les Gunners. Je le sens prêt à parer à toute éventualité. Axe droit ou axe gauche, il n'y a pas de problème pour lui, il a les deux pieds et il a des repères des deux côtés."

    Le gros bémol à son sujet est sa capacité à tenir la pression sur le plan mental. Malgré des qualités techniques et physiques indéniables, Koscielny a en effet souvent pris l'habitude de perdre ses nerfs lors des moments chauds. A Kiev au cours du barrage aller (défaite 2-0 le 15 novembre), il avait failli briser les rêves brésiliens de l'équipe de France en provoquant un penalty avant de se faire exclure pour avoir adressé une gifle à un adversaire. Il a depuis été relégué sur le banc chez les Bleus. Sera-t-il au niveau mentalement lundi? Ce sera la principale interrogation s'il devait prendre la relève de Sakho face aux Nigérians.

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    France: Djorkaeff loin du terrain mais au coeur de l'action

    Youri Djorkaeff a vécu la plus belle époque de l'histoire du football français : il a été champion du monde en 1998 et champion d'Europe en 2000. Mais il était là aussi pour les coups durs : la Coupe du Monde de la FIFA, Corée/Japon 2002™ par exemple, dont les Bleus sont sortis derniers de leur groupe après n'avoir réussi qu'à grappiller un nul 0:0 contre l'Uruguay. L'ex-international français est au Brésil, mais n'espérez pas le voir sur la pelouse. Il a pris place dans la tribune de presse, où il commente les matches. "Je suis très heureux de vivre cette expérience. J'y prends beaucoup de plaisir. Je sais qu'il y a quelques problèmes et que certaines choses ne sont pas tout à fait terminées, mais les stades sont magnifiques et l'ambiance est extraordinaire", se réjouit-il au micro de FIFA.com. "Ce pays respire le football. C'est une occasion unique de s'imprégner du jeu à la brésilienne".

    Membre de la génération 1998, dont le capitaine, Didier Deschamps, est le sélectionneur actuel de la France, Djorkaeff ne tarit pas d'éloges sur la cuvée 2014. "Ils ont très bien démarré", estime-t-il. "Je crois que personne ne s'y attendait. Après le match de qualification contre l'Ukraine, on savait que le groupe était prêt à en découdre. Peu à peu, ils construisent un collectif solide. Je crois qu'on tient une équipe d'avenir, très compétitive et très concentrée sur le jeu, qui nous offrira de belles prestations. Je crois qu'à présent, on surfe sur une bonne dynamique", assure-t-il.

    Le secret du succès
    Djorkaeff ajoute malgré tout une mise en garde. "Après le premier tour, on entre dans une toute nouvelle compétition. Le groupe va subir une pression très différente", prévient l'ancien milieu offensif de l'AS Monaco. "Je ne parle pas des attentes des supporters ou des médias, mais du vestiaire. La tension est extrême parce que si on perd, on fait ses valises. La vraie Coupe du Monde commence maintenant. Il faut garder son calme, rester humble, s'attacher à bien traiter le ballon à chaque match", conseille l'ancien joueur de l'Inter Milan aux joueurs, en s'appuyant sur sa propre expérience. "Et surtout jouer collectif. C'est ça, le secret des équipes performantes de cette compétition : le Costa Rica, le Mexique, le Chili. C'est ça qui leur a permis de réussir alors qu'elles n'étaient pas favorites".

    Djorkaeff est catégorique à cet égard. "C'est la Coupe du Monde des stars qui jouent collectif", martèle-t-il. "C'est ce que le football doit être, un sport d'équipe. Il n'y a plus de favoris. Les bonnes formations sont celles qui font bloc et dont les individualités savent faire preuve de générosité. Je crois que le meilleur exemple est Neymar : c'est la star de la Seleção, mais il se fond dans le collectif. Les autres jouent pour lui et il joue pour les autres."

    Djorkaeff n'a pas manqué d'aborder l'élimination prématurée de l'Espagne, championne du monde en titre. "Ils se sont délités en deux matches. Ils n'avaient plus rien à donner, ils étaient épuisés", juge-t-il. "C'est très étrange de voir des joueurs de cette trempe jouer si mal. C'est la fin d'une époque. Ils n'étaient pas prêts à se battre. D'ailleurs, toutes les équipes européennes ont souffert. Personne ne s'attendait à un début de compétition d'un si haut niveau", conclut-il, avant de reprendre son micro et sa casquette de commentateur.

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