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Thread: Coupe du Monde FIFA au Brésil

  1. #301
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    Suisse: Shaqiri attendu en rappel

    Hier marcher sur le Honduras en frappant les trois coups (3-0), demain gravir l'Argentine de Messi en 8e de finale du Mondial-2014 ? L'ascension suisse dépend essentiellement de Xherdan Shaqiri, son jeune premier de cordée. "Il a montré ce dont il était capable. Xherdan a écrit une page d'histoire", s'est félicité le sélectionneur, Ottmar Hitzfeld, qui sait gré à son principal élément offensif d'avoir étiré sa propre histoire, puisque le technicien allemand prend sa retraite à la fin de l'aventure de la "Nati" au Brésil. Tous les espoirs du pays alpin d'atteindre un quart de finale de Coupe du monde après 60 ans d'attente, qui serait même une première fois dans la formule actuelle du tournoi, se concentrent encore plus sur le milieu offensif né au Kosovo depuis qu'il a signé le 50e triplé dans l'histoire de la compétition.

    Trois buts mercredi pour harponner la qualification, dont un "golaço" ("beau but" au Brésil), une frappe en lucarne, et c'est une tout autre histoire qui s'enclenche pour Shaqiri (36 sélections, 12 buts), après ses errances face à l'Equateur (2-1) et la France (2-5). De nouveau rayonnant, le joueur de 22 ans, qui s'est dit "fier" de son équipe, voulait conserver le ballon en souvenir de ce triplé "exceptionnel", puis arroser cela d'un "verre de vin rouge". "Ca veut quand même dire quelque chose, quand on marque trois buts dans une Coupe du monde", a-t-il savouré.

    "Un dieu en Suisse"
    Jeudi soir, il a été aperçu dans une churrascaria (restaurant à grillades) de Porto Seguro, refuge de la "Nati" dans le nord-est du Brésil, incognito en compagnie du milieu défensif Blerim Dzemaili et d'un troisième larron. Avec visiblement un bon coup de fourchette: il a faim, "Baby Popeye", autre surnom dû à son physique petit (1,69 m) mais costaud, avec des tours de mollets (44 cm) et de cuisses (60) dignes d'un culturiste. Lui préfère "XS", ses initiales qui correspondent justement à son gabarit. Faim de revanche: il a célébré l'ouverture du score l'index sur la bouche, geste adressé aux critiques qui l'avaient "énervé", parce qu'on attendait monts et merveilles de sa part, trop à son goût: "Je ne vais pas dribbler en remontant tout le terrain !"

    Une pression pourtant conforme à son statut. Son entraîneur en club par exemple, Pep Guardiola, le considère comme "un cadeau" pour le Bayern Munich et "un dieu en Suisse". La comparaison avec Messi vient du physique, de l'explosivité balle au pied et d'une technique qui taquine les sommets. Déclarant être "un joueur comme les autres", Shaqiri s'était pourtant mousquetonné au groupe pour diluer la pression. Il avait fui ses responsabilités à l'oral, mais pas sur le terrain en montrant que le rôle de leader technique restait dans ses cordes.

    "Shaqtrick"
    Dans son message de félicitations collectives adressé à la délégation suisse, le président de la Confédération helvétique, Didier Burkhalter, n'a pas manqué de mentionner le rôle de Shaqiri: "Un joueur marque les trois buts mais c'est toute l'équipe qui écrit l'histoire". Et de "Shaqtrick" en "Shaq attack" (jeux de mots avec "hat-trick", coup du chapeau, et "shark attack", attaque de requin), en passant par "Nous savons que nous avons notre propre Messi", le sauveur de la "Nati" a croulé sous une avalanche de louanges dans la presse suisse.

    Messi, justement, le vrai, avait inscrit son premier triplé pour l'Argentine contre la Suisse, en amical en février 2012 (3-1). Et l'Albiceleste, c'est une montagne que la Suisse n'a jamais pu déplacer en six confrontations (quatre défaites et deux nuls). "C'est un rêve pour nous, avançait Shaqiri après son triplé. La petite Suisse est face à une formidable conquête". A lui de la tirer vers le haut.

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  3. #302
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    Belgique: Wilmots brise les codes

    Le sélectionneur de la Belgique, Marc Wilmots, qui a utilisé 20 des 23 joueurs à sa disposition durant le premier tour de ce Mondial, bouscule les codes du coaching et s'affirme comme un tacticien hors norme. Face aux Etats-Unis en huitième de finale mardi, l'entraîneur des Diables pourrait une nouvelle fois aligner un onze inédit.

    Pas d'équipe type
    Bien malin qui pourrait dire quelle est l'équipe type de la Belgique. Certes, les cadres (Courtois, Hazard, Kompany, Witsel et De Bruyne) sont assurés de leur place, sauf blessure. Mais pour le reste, Wilmots aime surprendre. "J'ai 23 joueurs. Ce serait stupide de ma part de ne pas les utiliser en fonction des qualités de l'adversaire. Mon onze de départ n'est donc jamais le même, puisque l'adversaire n'est forcément jamais le même non plus", expliquait "Willie" avant le début du Mondial. Quand on dit qu'une Coupe du monde se joue à 23, pour la Belgique c'est presque vrai...

    Des changements tôt dans le match
    Là où de nombreux entraîneurs attendent souvent les vingt dernières minutes pour réaliser leurs changements en fonction de la physionomie du match ou de l'état physique des joueurs, Wilmots n'hésite pas à modifier son équipe beaucoup plus tôt. Face à l'Algérie, il a effectué tous ses changements avant la 65e (46e, 58e, 65e). Contre la Russie, l'entrée d'Origi avant l'heure de jeu a été décisive. Pareil contre la Corée du Sud, où les entrées de Januzaj et Origi à la 60e ont changé le match. L'argument que Wilmots répète à l'envi est celui-ci: "De nombreux matchs se jouent dans le dernier quart d'heure. Mais faire monter un joueur dans les dernières minutes est souvent inutile car il n'a pas le temps de se mettre dans le rythme. A l'heure de jeu, un entrant apporte sa fraîcheur quand les adversaires commencent à fatiguer. Et le substitut a le temps de se faire une place dans le match".

    Risqué en cas de blessure ?
    Sur les trois premiers matchs belges, les neuf changements disponibles ont été effectués et sept ont été faits avant la 65e minute. Et les quatre buts marqués l'ont tous été après la 70e minute. Constat implacable donc: ce coaching façon Wilmots fonctionne, même s'il comporte le risque de ne pouvoir remplacer un éventuel blessé. Mais qu'est-ce qui est préférable ? Se retrouver à dix en menant au score ou conserver onze joueurs sur le terrain sans avoir marqué ? Wilmots, d'un caractère fonceur, penche largement pour la première hypothèse.

    L'importance de la fraîcheur
    Si Wilmots fait tourner son effectif, c'est aussi "pour une question de fraîcheur physique". Face à la Corée du Sud, les Diables Rouges (certes déjà qualifiés pour les 8es) se sont alignés avec sept nouveaux joueurs, Wilmots laissant souffler la plupart des titulaires de la victoire sur la Russie. Résultat: à l'exception des deux gardiens remplaçants et du défenseur Laurent Ciman, tous les Belges ont déjà foulé les pelouses brésiliennes. "Mes joueurs seront frais pour affronter les Etats-Unis et ce sera bien nécessaire, car les Américains sont très athlétiques", justifie Wilmots.

  4. #303
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    Algérie: Belloumi-Madjer, souvenirs toujours verts

    "Allez les Fennecs… On est tous avec vous." Depuis deux jours, ce slogan est sur les lèvres de tous les Algériens, certains en ayant même fait leur sonnerie de portable. Il a même contaminé l'ancienne star Lakhdar Belloumi, qui a vu la sélection actuelle entrer dans l'histoire en atteignant les huitièmes de finale de la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™. "Ils ont fait honneur à l'Algérie et au monde arabe avec cet exploit.", estime l'ancien meneur des Verts au micro de FIFA.com. "Cette équipe a démontré que le football algérien possède de nombreux talents et des joueurs exceptionnels".

    Un sentiment partagé par son ancien coéquipier Rabah Madjer, l'une des plus grandes stars du football algérien. "L'équipe réalise un beau parcours jusqu'à maintenant. Les joueurs ont un beau potentiel. La plupart d'entre eux évoluent à l'étranger, ce qui a un impact positif sur les résultats", juge-t-il.

    Intelligence et détermination
    Belloumi n'avait que 23 ans et Madjer 24 lorsqu’ils ont foulé la pelouse du stade El Molinon de Gijon, pour leur entrée en lice à Espagne 1982, face à l'Allemagne de l’Ouest. A priori, il ne devait pas y avoir photo entre les doubles champions du monde et champions d'Europe en titre, et des Algériens néophytes dans l'épreuve. Malgré tout, les joueurs de Rachid Mekhloufi ont tenu bon toute la première mi-temps, avant que Madjer ne donne l'avantage à son pays à la 54ème minute. Karl-Heinz Rummenigge a réussi à égaliser, mais Belloumi a inscrit le but d’une victoire historique.

    "Nous étions un peu effrayés à l’idée de jouer contre cette grande équipe, qui était double championne du monde et possédait de nombreuses stars", se souvient Madjer. "Mais après le premier quart d'heure, la peur a laissé place à la confiance. Nous avons joué avec sérénité, intelligence et détermination". "Nous sommes entrés dans l'histoire du football algérien dès notre première participation", ajoute-t-Bellloumi. "C'était un match difficile car l'école allemande est connue pour sa puissance, mais nous avons réussi une performance inoubliable grâce à notre combativité."

    Buteur à 34 reprises sous le maillot de la sélection algérienne, il se rappelle du but de la victoire comme si c’était hier. "Dix passes rapides, puis j'ai mis la balle au fond", raconte-t-il, sourir aux lèvres. "Nous avons réussi à inscrire ce but juste après l'égalisation. J'étais très content d'avoir mis un but à Schumacher, qui était l’un des plus grands gardiens du monde à l'époque". Selon Madjer, la victoire aurait même pu être plus large : "J'ai failli marquer un deuxième but, mais le ballon a frôlé le poteau", regrette-t-il. "C'est un grand honneur pour moi d'être l'auteur du premier but de l'Algérie en Coupe du Monde, face à une équipe comme l'Allemagne".

    Une nouvelle génération dorée
    Avant Brésil 2014, l'Algérie n'était jamais parvenue à atteindre le second tour en trois participations. Le nul 1:1 face à la Russie a offert aux joueurs de Vahid Halilhodzic le point qu'il leur manquait pour atteindre les huitièmes de finale, provoquant des scènes de liesse dans toute l'Algérie. "Ils sont entrés dans l'histoire comme nous en 1982. Cette nouvelle génération dorée de 2014 est parvenue à se qualifier et les noms des joueurs resteront dans les mémoires", assure Belloumi.

    Le destin a voulu que l'Algérie affronte l'Allemagne en huitième, pour un remake du duel de 1982. Madjer se frotte les mains dans l’optique de ces retrouvailles, qui auront lieu le 30 juin au stade Beira-Rio de Porto Alegre. "Ce match va faire renaître des souvenirs", prévoit l'ancien attaquant du FC Porto. Avec mes partenaires de 1982, nous pourrions les battre à nouveau !".

    Madjer, qui a également participé à Mexique 1986, se montre confiant quant à la capacité des joueurs actuels à créer une nouvelle surprise : "Pourquoi pas ? Notre victoire est une source de motivation pour nos joueurs, qui sont déjà très déterminés", estime-t-il. "L'Allemagne est forte mais en même temps, la logique et le football ne font pas bon ménage".

    Belloumi ne peut que confirmer. "La sélection allemande actuelle possède de grands noms, mais la détermination de notre équipe est forte", martèle l’ancien meneur de jeu des Fennecs. "Ils doivent être à la hauteur de cette responsabilité, comme ils nous y ont habitués jusqu'à présent".

  5. #304
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    Nigeria: Yobo a l’ambition dans le cent

    Le rituel d’avant-match, Joseph Yobo connaît bien. En 16 ans de carrière professionnelle, il ne compte plus les fois où il s’est préparé dans les vestiaires, a enfilé sa tenue, chanté et prié avant de pénétrer sur le terrain. Ou presque plus. Il lui arrive encore de tenir les comptes quand il s’agit de porter le maillot du Nigeria. Il l’a ainsi fait pour la centième fois lors du match contre l’Argentine, pour le troisième match du Groupe F de la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™.

    Si l’histoire retiendra que cette centième sélection s’est soldée par une défaite 2:3, Yobo, lui, en garde un tout autre souvenir. Les Nigérians ont validé à cette occasion, en profitant de la défaite de l’Iran face à la Bosnie-et-Herzégovine (1:3), leur billet pour les huitièmes de finale. "Nous qualifier pour la phase à élimination directe était notre premier objectif", admet le capitaine des Super Eagles au micro de FIFA.com. "Nous sommes très heureux parce que ça ne nous était pas arrivé depuis 1998. Cette fois nous l’avons fait avec fierté, en finissant deuxièmes et en essayant d’obtenir la première place contre l’Argentine."

    Un parmi 100
    Les hommes de Stephen Keshi se sont certes inclinés, mais n’ont jamais cessé de menacer l’Albiceleste pour lui ravir la pole, à une exception près. "Nous sommes déçus parce que nous n’avons joué ce match pour le gagner dès la première minute", regrette le défenseur de Fenerbahçe, prêté à Norwich les six derniers mois. "Nous pensions qu’un nul serait un bon résultat, mais en deuxième période, nous sommes revenus plus forts pour essayer de gagner le match. C’est ce que nous aurions dû faire dès la première minute !", se lamente-t-il, en référence au but précoce de Lionel Messi. "Mais je suis fier de notre équipe, de la réaction qu’elle a eue après avoir été menée. Nous sommes heureux d’être qualifies, mais déçus de ne pas avoir obtenu un meilleur résultat."

    Pouvait-il en être autrement quand l’adversaire est double champion du monde et possède un quadruple FIFA Ballon d’Or dans ses rangs ? "C’est l’une des meilleures équipes du monde, et c’était un gros test pour nous", estime l’ancien pilier d’Everton, avant de reconnaître que dans sa longue carrière internationale, l’identité du meilleur attaquant qu’il a affronté ne fait aucun doute : "Oh Messi, c’est de loin le meilleur ! J’avais déjà joué contre lui en 2010, il nous avait fait souffrir mais on avait réussi à l’empêcher de marquer. C’est un joueur vraiment spécial, il n’y a qu’à voir ce qu’il nous a fait subir aujourd’hui…"

    Car Yobo et ses partenaires ont perdu contre Messi, plus que contre l’Argentine, au terme d’une rencontre où ils ont affiché de nets progrès. "Beaucoup de gens ont dit que nous avions démarré timidement contre l’Iran (0:0), mais c’était une équipe solide et nous sommes améliorés depuis notre premier match", juge Yobo. "Le troisième était probablement le meilleur depuis le début du tournoi, même s’il se termine sur une défaite."

    Vers les 104 ?
    Du haut de ses 33 ans et de ses 100 capes, Yobo est capable de trouver des motifs de satisfactions ailleurs que dans les résultats purs. Mais même en se basant uniquement sur le bilan comptable, difficile de ne pas voir de progression depuis ses débuts internationaux en 2001. "Je suis dans cette équipe depuis de longues années donc je la vois évoluer", commente le vétéran de Corée/Japon 2002. "Nous avons remporté la Coupe d’Afrique des Nations, nous avons décroché sans trembler notre billet pour la Coupe du Monde, et nous sommes qualifiés pour le second tour. Autant de bonnes nouvelles à la suite, je ne l’ai pas vécu souvent! C’est la preuve qu’on progresse. Cet effectif est jeune, en pleine croissance, et apprend vite. On tire de la confiance de ce parcours pour que ça nous serve pour le prochain match."

    Ce sera justement un huitième de finale contre la France, où Yobo a évolué 2001/02 à l’Olympique de Marseille, et dont l’attaquant est un autre gros morceau, en la personne de Karim Benzema. "On vient de jouer contre le meilleur attaquant du monde, alors nous sommes prêts à nous mesurer à n’importe qui", coupe le défenseur central, renforçant sa réponse par un sourire décontracté. "Je ne vois pas de quoi nous devrions avoir peur. Je crois en cette équipe, je pense que nous pouvons le faire."

    Ce sera alors la 101ème cape du capitaine nigérian, qui commence finalement à attacher de l’importance aux nombres. "Si on ne gagne pas le prochain match, il n’y aura pas de 102ème et ainsi de suite", lâche-t-il, avant de conclure : "Mais pourquoi pas atteindre les 104 sélections au Brésil…"

  6. #305
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    France: Deschamps remet 1998 au goût du jour

    C’est la grande question en France : comment en l’espace de quelques mois, les Bleus sont-ils passés d’une équipe poussive à un groupe soudé, qui joue bien ensemble et marque des buts à n’en plus finir (26 en huit matches pour trois encaissés, depuis le match aller en Ukraine) ? Le déclic ukrainien, l’absence de fortes têtes dans l’équipe, la fraîcheur physique, de nombreuses explications ont été avancées.

    Aucune certitude ou presque, en vérité. Une chose peut-être : les mots d’un sélectionneur. En France, tout le monde se souvient de Didier Deschamps, lorsqu’il était capitaine des Bleus en 1998, à la mi-temps de la finale de la Coupe du Monde : alors que la France mène 2:0, il motive ses coéquipiers, hausse le ton, puis prend à part Zinédine Zidane, calmement.

    Et il semble bien que DD a choisi de garder cette formule gagnante du chaud-froid dans son rôle d'entraîneur. Au sortir de la qualification après le match contre l’Equateur, il jouait plutôt la corde enthousiaste. "C’est une grosse satisfaction pour moi, pour mon staff. Je suis fier de ce qu’ont réalisé les joueurs. Il faut qu’on apprécie ce moment : en voyant les autres matches, on se rend compte que cette Coupe du Monde est très difficile. Aujourd’hui, il y a déjà de grandes nations qui sont déjà éliminées, mais nous, on est là…", disait-il au micro de la FIFA.

    Même le manque d’efficacité de ses attaquants face aux Sud-Américains ne l’inquiétait pas plus que ça. "Nous n’avons pas été efficaces, mais nous avons eu beaucoup d’occasions. Nous avions été particulièrement prolifiques dans nos matches précédents, c’était important. Cela aurait été mieux de continuer, mais ça ne gâche en rien notre joie d’être qualifiés".

    Stimulation
    De là à tomber à dans l’angélisme ? Non et c’est pourquoi Deschamps, déjà après le premier match, avait pris soin de préciser en conférence de presse qu’il ne "fallait pas s’emballer" mais que "pour le moment, n’ayant pas senti d’excès de confiance, je n’ai pas eu besoin d’intervenir". Avant d’ajouter : "mais il ne faut pas s’endormir non plus". Chaud-froid, vous dit-on.

    Autre moyen "deschampesque" pour maintenir la corde bien raide : stimuler ses 23 joueurs. D’où la rotation face à l’Equateur, avec six habituels remplaçants sur le terrain : “Je suis assez content de leur performance, même si je pense que nous aurions pu mieux jouer collectivement. Mais c’est important que le plus de joueurs possibles gardent le rythme en ayant du temps de jeu". On notera qu’en 1998, l’équipe avait aussi été chamboulée pour le dernier match de poule.

    Reste maintenant à passer l’écueil nigérian, que le technicien ne mésestime pas. "Ils vont sûrement nous poser des problèmes physiquement et ils ont des attaquants qui peuvent faire la différence à tout moment", note-t-il, en se gardant bien de dévoiler ses plans pour contrer les Super Eagles.

    En arrivant au Brésil, la Dèche avait déclaré dans les médias que "la dynamique d’équipe et le mental des joueurs seront essentiels. Ce n’est pas ce qui vous fait gagner un match, mais vous ne pouvez pas gagner sans". Avec huit buts marqués en trois matches et une première place du Groupe E, il semble acquis que l’ancien capitaine des Bleus victorieux a réussi dans cette entreprise. L’histoire dira si la fin du film est identique à la saga de 1998…

  7. #306
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    Nigeria: Enyeama ne plaisante pas

    Le gardien du Nigeria Vincent Enyeama, surnommé "Eddie Murphy" dans son club de Lille, n'est pas là pour amuser la galerie: Il a réussi à garder sa cage inviolée lors de 21 des 38 matches de Ligue 1 et a même contrarié Messi au Mondial. Son objectif au Brésil avec les "Super Eagles" ? Atteindre les demi-finales. Ce qui veut dire battre la France en 8e de finale lundi à Brasilia. "Nous sommes complètement concentrés et bien déterminés à ce que toute l'Afrique soit fière de nous. Le Ghana a failli atteindre les demi-finales il y a quatre ans. Nous allons faire mieux et être la première équipe africaine demi-finaliste d'une Coupe du monde", a-t-il confié dans un entretien sur le site de la Fifa.

    Le dernier rempart nigérian, 31 ans, 94 sélections, joue sa troisième Coupe du monde après celles de 2002 et 2010. Et les Bleus qui jouent en France, comme Matuidi et Valbuena, pourront dire aux autres qu'il vient de boucler une fantastique saison avec le Losc, qui a terminé avec la deuxième meilleure défense de Ligue 1. Le Nigérian a donc réussi à garder sa cage inviolée lors de 21 des 38 matches de Championnat, une performance qu'aucun autre gardien n'a réussie cette saison dans les grands championnats européens.

    Fin 2013, Enyeama est même resté 1062 minutes consécutives sans prendre de but, soit plus de 11 matches. S'il n'a pas battu le record d'invincibilité de 1176 minutes détenu par l'ancien Bordelais Gaëtan Huard, il a en revanche marqué les esprits. Et son club s'était empressé de prolonger de deux ans son contrat qui devait au départ expirer en juin 2015.

    Humour et de légèreté
    Loué pour son professionnalisme mais surtout pour sa perpétuelle bonne humeur et sa joie de vivre, le portier a été surnommé "Eddie", en hommage à l'acteur américain Eddie Murphy, par ses équipiers du vestiaire lillois. "Il a tellement rayonné sur notre jeu et dans le vestiaire que maintenant on l'appelle Eddie, comme Eddie Murphy. Il sourit tout le temps, avec ses petites lunettes il est toujours classe", confiait cette saison son entraîneur René Girard. "Il a pris ça avec beaucoup d'humour et de légèreté."

    Nommé pour le prix de meilleur gardien de L1, finalement attribué à l'Italien Salvatore Sirigu (Paris SG), Enyeama a néanmoins décroché le prix Marc-Vivien Foé, récompensant le meilleur joueur africain du Championnat de France. Une première pour un gardien. Le Nigeria, qui restait sur deux Mondiaux ratés (un nul et deux défaites en 2002, même bilan en 2010), est devenu la première équipe africaine à aller pour la 3e fois en 8e de finale d'un Mondial (après 1994 et 1998).

    Et Enyeama y est pour beaucoup. Face à l'Argentine, il a même commis un crime de lèse-majesté en détournant du bout des gants un coup franc de Messi qui semblait aller tout droit dans sa lucarne. Le quadruple Ballon d'Or a tout de même fini par se venger, mettant sa balle quasiment au même endroit quelques minutes plus tard, le gardien lillois ayant été trahi cette fois par ses appuis. Le Nigeria a été battu (3-2) par l'Argentine, mais la qualification en 8e de finale était au bout.

    "C'est un très grand gardien, il est dans le Top 3 des gardiens africains. Sa force c'est d'être simple, modeste et travailleur. Et il est très croyant, sa foi l'aide aussi, estime Boubacar "Copa" Barry, le portier de la Côte d'Ivoire. C'est un atout pour sa sélection et j'espère qu'il ira loin au Mondial. S'il peut porter haut les couleurs de l'Afrique, tant mieux." Ce 8e de finale, contre la France, Enyeama y pensait depuis longtemps, rêvant de croiser son coéquipier lillois Rio Mavuba et s'offrir, bien sûr, une place en quarts de finale.

  8. #307
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    France: Deschamps : "Cela ne sert à rien de se projeter au-delà"

    Le sélectionneur de l'équipe de France Didier Deschamps s'est refusé dimanche à voir plus loin et à "se projeter au-delà" du 8e de finale du Mondial-2014 contre le Nigeria, lundi à Brasilia.

    Après un premier tour réussi, la victoire finale traverse-t-elle votre pensée?
    Ma seule préoccupation c'est le Nigeria et un 8e de finale et de faire en sorte avec mon staff de préparer les joueurs à cette bataille de demain. Cela ne sert à rien de se projeter au-delà. Notre rendez-vous c'est demain à 13h00.

    Quelles sont les erreurs à ne pas commettre?
    Ce n'est pas comme en poule où on peut se rattraper, la sanction tombe à la fin du match. C'est une configuration de coupe, c'est la 2e phase de la compétition. Les matches on les prépare avec le même sérieux, mais à la fin, ou on reste ou on repart.

    Le fait de jouer à 13h00 sous une forte chaleur change-t-il la donne?
    C'est un horaire inhabituel. On a fait en sorte de se caler sur l'horaire du match, le déroulé de la journée est différent. Les Nigérians sont peut-être plus habitués à supporter de fortes chaleurs même si certains d'entre eux jouent en Europe. Il y a aussi le taux d'humidité qui peut jouer un rôle mais apparemment, il n'est pas élevé. Il peut y avoir une influence sur le rythme. Il faut aussi gérer certaines situations. Je ne sais pas comment les organismes vont réagir en cours de match.

    L'impossibilité de s'entraîner sur le stade du match vous gêne-t-elle?
    On doit s'adapter, on est habitué à venir la veille du match sur le stade pour prendre la température, les repères. Les Nigérians sont soumis aux mêmes contraintes. Mais il faut protéger la pelouse puisqu'il y aura d'autres matches dans ce stade. Le maître mot c'est s'adapter, donc, on s'adapte.

    Comment comptez-vous contrarier le Nigeria?
    C'est comme si vous me demandiez qui va jouer demain (rires). C'est une équipe athlétique, le secteur défensif reste bien en place et devant il y a de la puissance et de la vitesse.

    Y a-t-il un travail spécifique sur le mental des joueurs avant ce genre de matches couperets?
    On les prépare de la meilleure des façons. Evidemment, il y a une tension qui est plus élevée. Si ça se passe mal, il n'y a pas de match derrière, mais il y a aussi la particularité que ça peut durer plus de 90 minutes et qu'il y ait une séance de tirs au but. Mais les tirer à l'entraînement en rigolant, sans public, et le faire dans un stade rempli après 120 minutes de jeu, ce n'est pas pareil et ce ne sont souvent pas les mêmes qui le font.

    Certains joueurs ont évoqué ouvertement dans la semaine l'objectif de remporter le titre. Les avez-vous recadrés?
    Je n'ai pas eu à gérer. J'ai peut-être échangé avec le ou les joueurs concernés. Avoir l'ambition c'est très bien, mais se projeter plus loin que le Nigeria ça ne sert strictement à rien.

  9. #308
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    Nigeria: Musa, buteur précoce

    L'ailier du Nigeria Ahmed Musa n'a que 21 ans, mais déjà beaucoup de buts à son actif, pas seulement le doublé contre l'Argentine, et la France ferait bien de se méfier, lundi à Brasilia en 8e de finale du Mondial. Les fées se sont penchées sur son berceau. Comme Pelé, Musa a crevé l'écran à 17 ans, mais à une plus modeste échelle, battant le record de buts (18) sur une saison du Championnat du Nigeria pour les Kano Pillars en 2009-2010.

    Transféré au VVV Venlo, il doit attendre sa majorité (14 octobre 2010) pour que son mouvement soit validé par la Fifa et jouer.
    Un autre jeune prodige nigérian avait éclos sous le maillot jaune et noir, Tijani Babangida, star du grand Ajax Amsterdam des années 1990.
    Tête froide, Musa expliquait à la revue Voetbal International: "J'aurai le temps et l'occasion de devenir un meilleur joueur dans ce club. Babangida ou (le Japonais) Keisuke Honda ont aussi fait de beaux transferts après un passage au VVV".

    Champion d'Afrique à 20 ans
    Effectivement, deux ans plus tard, Musa rejoint le CSKA Moscou (janvier 2012), avec lequel il décroche deux titres de champion de Russie. Ce n'est pas encore le calibre du Real Madrid ou du Bayern Munich, mais une grosse pointure européenne. L'ex-club de l'Armée Rouge permet à Musa de goûter à la Ligue des champions, où il marque un but contre le Viktoria Pilsen, plus 19 autres en Championnat de Russie.

    Et son palmarès s'enrichit aussi avec le Nigeria. Il remporte la Coupe d'Afrique 2013 avec l'équipe de Stephen Keshi, la base de celle débarquée au Brésil, marquant un but en demi-finale contre le Mali (4-1). Avec les Super Eagles aussi Musa a commencé très jeune. Il a connu sa première sélection à 17 ans, contre Madagascar, rentrant à la place de John Obi Mikel.

    Il aurait pu participer déjà au Mondial-2010, mais il a été écarté de la pré-liste des 30 à cause d'une blessure à une cheville. Ailier droit vif et rapide, excellent dribbleur, le premier Nigérian auteur d'un doublé en Coupe du monde, pourrait focaliser l'attention, mais si la défense française surveille seulement Musa, elle laisse le champ libre à Emmanuel Emenike, l'attaquant de pointe.

    Toujours bon' dans les grands matches
    Ce début de carrière en fusée, qui contraste avec les chemins de traverse empruntés par Emenike (27 ans) pour arriver au même 8e de finale contre la France, a donné une grande confiance à Musa. "Des gens m'ont comparé à Cristiano Ronaldo", dit-il au journal nigérian Super Sport.

    Il n'a donc pas peur des Bleus. "J'aime jouer contre les grandes équipes, poursuit-il, je n'ai jamais été mauvais dans ce genre de match, je me souviens de matches contre l'Ajax ou le Feyenoord, et j'avais toujours été bon. Même dans les grands matches au Nigeria, contre Enyiamba ou Heartland, j'ai toujours laissé ma marque".

    Jos, à trois heures de route de Kano, "est trop dangereux pour moi parce que je suis très populaire, je ne peux pas rester. Je suis un footballeur et je ne sais pas qui sont mes ennemis", poursuit Musa. Il voudrait "rentrer dans mon pays jouer au foot, mais pas maintenant". En attendant, il joue pour son pays, qu'il est "toujours très fier de représenter".

    Les Français ont donc tout intérêt à surveiller de près ce baby buteur qui n'a pas froid aux yeux.

  10. #309
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    Belgique: Faire trembler les filets américains

    La Belgique, l'une des quatre équipes à avoir réalisé le sans-faute lors de la phase des poules, rêve désormais de rejoindre les quarts de finale du Mondial, confiante en ses moyens de dominer mardi (à 20h00 GMT) des Américains toutefois redoutés "pour leurs qualités athlétiques". "Ce match, ce sera la guerre", a osé le sélectionneur Marc Wilmots, "impressionné par la force physique des Etats-Unis". "Cette équipe n'a peur de rien et est convaincue de pouvoir battre tout le monde. Mais nous aussi, explique-t-il. Quand je vois les qualités de course et la fraîcheur de mes médians (milieux de terrain, ndlr), je n'ai pas peur".

    La Belgique en quart de finale d'une Coupe du monde, ce serait une première depuis 1986. Pour les Américains, pareille performance remonte à 2002. "Nous avons les qualités pour passer, se convainc Eden Hazard, auteur de deux passes décisive depuis le début du tournois, qui affirme "pouvoir faire beaucoup mieux". Car si les Belges ont aligné trois victoires face à l'Algérie (2-1), la Russie (1-0) et la Corée du Sud (1-0), beaucoup d'observateurs ont été déçus par la qualité du spectacle proposé.

    2-4 en mai 2013 à Cleveland
    "Ca ne me préoccupe pas, rétorque Wilmots. J'ai vu une équipe en place, un bloc collectif qui défend ensemble, qui attaque ensemble. Un équipe qui se crée des occasions et qui en concède peu. Je ne sais pas ce que vous voulez", a-t-il lancé dimanche à la presse. "Le neuf sur neuf va nous permettre de jouer libéré. Les gars ont faim. Ils vont tout faire pour ne pas avoir de regret", ajoute "Willie", qui sent son équipe prête à faire trembler les filets américains, nom évocateur d'une fameuse spécialité culinaire belge à base de boeuf hâché. Sur le papier, les Diables Rouges partent favoris. La Belgique a, dans un passé récent, battu les USA à deux reprises. En mai 2013 à Cleveland (2-4) et en septembre 2011 à Bruxelles (1-0).

    "Il s'agissait de matches amicaux. La Coupe du monde, c'est autre chose. On ne peut pas se baser sur ces matches", tempère Hazard. Le sélectionneur allemand des Etats-Unis, Jurgen Klinsman ne dit pas autre choses en affirmant que "malgré ces deux échecs en amicaux, notre confiance est grande".

    Klinsman: "Yes, we can !"
    "La Belgique a fini en tête de son groupe et nous pas. Cela dit, on entre maintenant dans la partie à élimination directe du tournoi. C'est une autre compétition qui commence. C'est le message que j'ai déjà fait passé à mes gars : on ne doit absolument pas avoir peur de la Belgique. J'ai dit: +Yes, we can !+ dans le vestiaire". "Sortir d'un groupe avec l'une des meilleures nations de la planète foot (NDLR : l'Allemagne), un outsider à la victoire finale (le Portugal) et la meilleure équipe d'Afrique (le Ghana), c'est déjà une sacrée performance. Mais on ne veut pas s'arrêter là", rappelle Klinsman. Le coach allemand est d'autant plus confiant qu'il est au courant des pépins physiques qui accablent les défenseurs belges. Wilmots pourrait devoir se passer de son capitaine Vincent Kompany (aine) et de Thomas Vermaelen (ischio-jambiers) alors qu'Anthony Vanden Borre est forfait pour le reste du mondial (fissure du péroné gauche) et que d'autres joueurs (Fellaini, Dembélé, Ciman) ont connu des pépins physiques ces derniers jours.

    Ajouté à la suspension de Steven Defour, cela peut faire beaucoup pour Wilmots. L'entraîneur belge ne s'inquiète pourtant pas. "Kompany ne jouera que s'il est à 100%. Si ce n'est pas le cas, la charnière centrale Van Buyten-Lombaerts est de toute façon compétitive", explique-t-il. Quant à la fraîcheur physique de son groupe, elle pourrait être déterminante mardi à Salvador. Wilmots a largement fait tourner son effectif face à la Corée du Sud. Des cadres comme Hazard, Witsel, Lukaku, Alderweireld, avaient été épargnés. Ils seront sans doute beaucoup moins fatigués que de nombreux joueurs américains.

  11. #310
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    Belgique: Hazard fera-t-il bien les choses ?

    La star belge Eden Hazard, auteur de deux passes décisives lors du premier tour, sait que ses partisans attendent plus de lui et promet de "jouer plus libéré", face aux Etats-Unis mardi (20h00 GMT) en 8e de finale à Salvador. Dans les chiffres, le début de Mondial de l'ancien Lillois n'est pas mauvais. A deux reprises, il a sorti son équipe du pétrin et est pour beaucoup dans le neuf sur neuf réussi par les Diables Rouges. Mais dans la manière, on attend encore de voir le joueur qui avait porté Chelsea quasiment à lui tout seul en deuxième partie de saison en Premier League. "À partir de maintenant, avec la confiance accumulée par trois victoires, nous devrions pouvoir jouer de manière libérée. Ce devrait être mon cas aussi", a-t-il déclaré ces derniers jours.

    Manque de soutien à gauche
    "Maintenant, ce sont les huitièmes de finale. Plus aucune équipe, enfin j'espère, ne va calculer, indique-t-il. Depuis le début du tournoi, nous avons dû buter sur des équipes très compactes et très renforcées. Des formations qui n'avaient qu'une seule intention : nous attendre et partir en contre. Mardi, à Salvador, ce devrait être un match ouvert avec un peu plus d'espaces. Ce qui a priori devrait nous permettre de davantage développer notre jeu". Lors des premiers matches, Hazard a souffert du manque de soutien de l'arrière-gauche à qui Marc Wilmots interdisait de trop monter. Le petit ailier a souvent dû se débrouiller seul sur son flanc.

    "Je trouve qu'il n'y a pas assez de mouvements dans l'équipe. Sans cela, c'est difficile de bien jouer", s'est plaint la pépite belge, regrettant avec sa franchise habituelle "un jeu pas assez fluide". Marc Wilmots n'est "pas déçu" par le rendement de son prodige. Le sélectionneur sait que "la pression est grande sur ses épaules". "Eden veut faire plus, il peut nous apporter énormément. J'attends de le voir mardi, qu'il s'impose", explique l'entraîneur belge. "Il veut être plus décisif. Mais en aura-t-il la possibilté ? Quelle sera l'approche des USA ?", s'interroge Wilmots.

    "On a les qualités pour passer"
    Hazard abordera la rencontre dans les meilleures conditions au niveau physique. Face à la Corée du Sud jeudi, il n'a joué qu'une dizaine de minutes, son entraîneur lui ayant permis de souffler alors que la Belgique était déjà qualifiée. "Je n'avais pas forcément besoin de repos mais Marc a choisi de faire tourner. Quand on gagne, on ne discute pas, sourit-il. Moi, j'aime jouer, tout le temps au besoin, mais je comprends que le besoin de conserver la fraîcheur prime dans une telle compétition. Ma condition est excellente".

    La preuve: face à l'Algérie (2-1) et le Russie (1-0), c'est dans les dernières minutes de jeu que Hazard a fait la différence. "Quand les adversaires sont fatigués, ma technique et mon coup de rein peuvent faire la différence", explique le Wallon, "optimiste" avant d'affronter les Américain. "C'est une équipe qui sait bien jouer au football. Clint Dempsey est la star. C'est lui qui doit faire la différence, analyse-t-il. Mais c'est jouable. On a les qualités pour passer mais il faudra le démontrer sur le terrain".

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