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Thread: Coupe du Monde FIFA au Brésil

  1. #351
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    France: Benzema doit prouver qu'il a tout d'un grand

    Karim Benzema, tonitruant contre le Honduras et la Suisse avec trois buts et deux passes décisives, mais muet devant l'Equateur et le Nigeria, devra enclencher la vitesse supérieure face à l'Allemagne pour aider l'équipe de France à passer le cap des quarts de finale dans le Mondial. Pour que le deuxième match des Bleus au prestigieux Maracana de Rio de Janeiro ne soit pas le dernier dans le tournoi, vendredi, il faudra que l'attaquant madrilène prouve qu'il a tout d'un grand. Et même si son talent, ses qualités ne se mesurent pas qu'en termes statistiques, il serait bien inspiré de vite retrouver le chemin des filets.

    Propulsé leader technique depuis le forfait de Ribéry, Benzema est le seul joueur français à prétendre être de classe mondiale. S'il veut rivaliser avec les Messi, Neymar et autres Robben encore en lice, il doit à ce stade de la compétition prendre les choses à son compte. Ce quart de finale doit être le sien, et il n'aura alors accompli qu'un tiers de l'ascension jusqu'en finale le 13 juillet. Pour cela, il doit poursuivre son excellente entame de tournoi, qui a idéalement mis sur orbite les Bleus, quasiment sûrs après deux victoires probantes face aux Honduriens (3-0) et aux Suisses (5-2) de se qualifier pour la seconde phase.

    Il a d'abord inscrit un doublé contre la H et poussé le gardien à marquer un but contre son camp validé par la toute nouvelle technologie sur la ligne de but. Puis il a encore marqué contre la Nati et délivré deux passes décisives à Matuidi et Sissoko. Sans un coup de sifflet hâtif de l'arbitre sur la dernière action de ce match, il aurait pu voir son 4e but personnel validé. Totalement remis de ses soucis musculaires à une cuisse après la finale de la Ligue des champions jouée sur une jambe mais remportée avec le Real Madrid contre l'Atletico, Benzema a été à la fois excellent et réaliste, dans la lignée de ses fréquentes performances majuscules des six derniers mois. Des sept derniers mois, même, en remontant jusqu'à l'exploit de la France contre l'Ukraine en barrage retour (3-0), où son but, s'ajoutant au doublé improbable de Sakho, avait été décisif pour ouvrir aux Bleus les portes du Brésil.

    Sorti du match
    Benzema, qui a connu la psychose de l'inefficacité pendant 16 longs mois entre juin 2012 et octobre 2013, soit 1.222 minutes sans marquer en Bleu, n'a ensuite scoré ni contre l'Equateur (0-0) dans le dernier match du groupe E, ni contre le Nigeria (2-0) qui a fini par plier en 8e de finale après une tête de Pogba et un but contre son camp de Yobo. Frustré par les rares occasions qu'il a eues à se mettre sous la dent contre la Tri, l'attaquant de 26 ans (70 sélections, 24 buts) est ensuite apparu véritablement agacé face aux Super Eagles, essentiellement en raison de son association forcée avec Giroud qui l'a obligé à se positionner à gauche, lui qui ne jure que par l'axe.

    Jusqu'au remplacement de Giroud par Griezmann à l'heure de jeu, on a ainsi vu Benzema perdre une énergie folle à manifester son mécontentement à chaque action infructueuse du Gunner et lui même jouer à l'envers. L'image n'était pas glorieuse. Résultat des courses, même en retrouvant sa position préférentielle dans l'axe pour la dernière demi-heure, il a manqué deux franches occasions face à Enyeama dont un duel à sa portée. Il était sorti du match.

    Cette attitude répréhensible, prolongée par un discours accablant indirectement Giroud à l'issue de la rencontre -"Griezmann a apporté quand il est entré en jeu. On a trouvé plus de profondeur, alors qu'en première période, on en manquait"-, n'est clairement pas le Benzema dont la France a besoin. Finalement, la sortie de route de l'avant-centre incontournable des Bleus n'a pas eu de conséquence fâcheuse puisque les Bleus se présentent malgré tout devant l'Allemagne. Nul doute que Deschamps aura fait en sorte d'ici vendredi de remettre son joueur majeur sur le bon chemin. Celui des filets de Neuer.

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  3. #352
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    France: Lloris : "On a envie d'écrire notre propre histoire"

    Le gardien et capitaine de l'équipe de France Hugo Lloris a expliqué jeudi que les Bleus de 2014 avaient "envie d'écrire leur propre histoire" lors des retrouvailles avec l'Allemagne en quart de finale du Mondial, vendredi, 32 ans après la demi-finale de Séville en Coupe du monde. "On vit l'instant présent, a-t-il déclaré. Il y a un historique entre les deux nations mais on est concentré sur le match de demain. On a envie d'écrire notre propre histoire. C'est un quart de finale de Coupe du monde, on a envie d'en profiter à fond."

    Cette rencontre est une revanche de la demi-finale du Mondial-82 entrée dans la légende et remportée par l'Allemagne au terme d'une partie d'anthologie (3-3 a.p., 5 t.a.b à 4). Quatre ans plus tard, les Bleus de Michel Platini avaient de nouveau croisé la Nationalmannschaft en demi-finale de Coupe du monde et s'étaient encore inclinés (2-0). Il s'agit de la dernière confrontation entre les deux équipes en phase finale.

    "Il y a de l'excitation pour moi et pour tout le groupe, c'est un grand adversaire qui nous attend demain, a ajouté Lloris. Les Allemands font partie des favoris, ont de l'ambition, de l'expérience mais on va jouer notre jeu et on fera le maximum pour sortir du match avec le moins de regrets possibles. On risque de subir mais on peut leur poser des problèmes également".

    "C'est une étape supplémentaire dans notre aventure et on est uniquement focalisé sur ce match-là. Il n'y a pas de peur, on a conscience que sur un match tout est possible et que ça peut être le dernier mais il n'y a pas de peur mais beaucoup d'envie. On est des compétiteurs et on a envie de gagner ce match", a également indiqué le capitaine des Bleus.

  4. #353
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    Belgique: Vermaelen reprend, Dembélé blessé

    Le défenseur belge Thomas Vermaelen, qui semble bien remis d'une élongation à la cuisse droite, a repris les entraînements collectifs jeudi à Mogi das Cruzes où il s'est livré sans retenue, a constaté un photographe de l'AFP. Vermaelen faisait partie des treize joueurs qui se sont entraînés en fin de matinée, principalement les remplaçants du huitième de finale remporté mardi face aux Etats-Unis (2-1).

    Comme les titulaires de ce match, le défenseur Vincent Kompany a effectué une sortie à vélo. D'après le sélectionneur Marc Wilmots, son capitaine "récupère bien". Kompany ressent depuis plusieurs jours des douleurs à l'aine. Il avait dû déclarer forfait pour la dernière rencontre de la phase des poules face à la Corée du Sud il y a une semaine.

    Le milieu de terrain Moussa Dembélé est resté aux soins. Il n'est pas encore remis de la "béquille" reçue face aux Coréens. Les Diables devaient s'envoler en soirée pour Brasilia où aura lieu le quart de finale contre l'Argentine samedi.

  5. #354
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    France: Deschamps : "Une nouvelle page à écrire"

    Le sélectionneur de l'équipe de France Didier Deschamps a déclaré jeudi que les Bleus pouvaient "écrire une nouvelle page" de leur histoire en quarts de finale du Mondial-2014 contre l'Allemagne, vendredi au Maracana de Rio de Janeiro.

    Sentez-vous de la peur dans le groupe avant le quart de finale ?
    Pas du tout. Il n'y a pas de raison d'en avoir. On joue un quart de finale de Coupe du monde contre une équipe qui a de l'expérience mais il n'y a pas de crispation. On se prépare au mieux pour le match de demain.

    Quel regard portez-vous sur Mamadou Sakho ?
    On parle d'un jeune joueur. Il a eu une situation en club qui a évolué, il était là au début en sélection mais il est surtout important depuis le 19 novembre (le barrage retour contre l'Ukraine, ndlr). Il a sa place dans le groupe par son caractère et sa personnalité qui sont importantes.

    Vos joueurs ont-ils la pression ?

    Ils ne l'ont pas. Je n'ai rien à leur dire. Il y a surtout de l'excitation de jouer un quart de finale de Coupe du monde. Il y a une nouvelle page à écrire demain. Faisons en sorte qu'elle soit la plus belle possible pour nous.

    Que pensez-vous de l'Allemagne et de son parcours ?

    Je ne peux pas dire que l'Allemagne a eu un parcours difficile. Elle ne change pas sa philosophie, elle est solide avec une ligne directrice, elle garde son calme avec des fortes individualités. Elle aime bien avoir le ballon pour imposer son jeu à l'adversaire. Il y a eu des changements de joueurs au poste et pas de changements de système. Mais on sera prêt à ce genre d'éventualités.

    Joachim Löw a loué les qualités de la France...

    Il est gentil Joachim (rires). Mais si au début de la Coupe du monde il y avait eu des équipes à ressortir avec l'étiquette de favorites, l'Allemagne en aurait fait partie. On a fait jusqu'à maintenant une très belle Coupe du monde et on va jouer notre coup à fond. Mais l'adversité augmente forcément. Le Nigeria était une bonne équipe avec de la densité mais cette équipe allemande est largement au-dessus sur le papier. On sait qu'il faudra faire ce qu'on a fait de bien jusqu'à maintenant mais s'élever à tous les niveaux.

    Qu'est-ce qui a changé dans cette équipe de France ?

    Le 19 novembre. Ou on se qualifiait ou on restait à la maison. L'histoire des joueurs qui sont là et la mienne et celle de mon staff est bien différente depuis la qualification du 19 novembre. On a toujours eu des joueurs compétitifs qui jouent dans de grands club européens. Après, il faut qu'il y ait une unité de pensée et d'objectifs. Porter ce maillot amène des devoirs, l'état d'esprit des joueurs est vraiment excellent depuis le début de la préparation et le mental est quelque chose d'important dans ce type de compétition.

  6. #355
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    France: Sakho, baromètre des Bleus

    Grâce à son doublé, il avait redonné le soleil dans tous les cœurs des supporteurs français un soir de barrage retour face à l’Ukraine, en novembre 2013. Il avait prolongé l’éclaircie lors des deux premiers matches de Brésil 2014 en donnant enfin des gages de sécurité à une défense centrale sur laquelle Didier Deschamps tâtonnait depuis le début de son mandat. Mais victime d’une élongation face à la Suisse ce 20 juin, le défenseur Mamadou Sakho s’est transformé soudainement en nuage dans le ciel bleu français.

    "Ça va beaucoup mieux, je me sens bien", confie-t-il au micro de la FIFA, la cuisse encore bandée, à quelques heures du quart de finale face à l’Allemagne, ce 4 juillet au Maracanã. "J’ai dû me tenir à l’écart des entraînements pendant deux jours par précaution, mais maintenant tout va bien. Je porte un stap parque que j’ai reçu un coup et je me suis un peu ouvert mais ça va. Soyez rassuré."

    Les fans français peuvent l’être. Car si Laurent Koscielny a bien assuré l’intérim, le défenseur central souffre de la comparaison avec Sakho et Raphaël Varane depuis son carton rouge et le penalty qu’il a concédé face à l’Ukraine au match aller des barrages. Et les deux seuls buts concédés par les Bleus à Brésil 2014, l’ont été dans la foulée du remplacement du Red par le Gunner, face à la Nati (5:2). "Moi et Raphaël avons bien joué, mais Laurent a été irréprochable. Le plus important, c’est que tous les joueurs soient prêts au combat lorsque l'entraîneur fait appel à eux, et ça a été le cas", souligne Sakho, après la prestation, il est vrai sans faille de Koscielny face au Nigeria.

    Mais loué pour sa bonne humeur et sa générosité, Sakho n’est de toute façon pas du genre à attirer la couverture à lui. Leader né, il fut à 17 ans et 8 mois le plus jeune capitaine d'un club dans l'histoire du club et de la Ligue 1, le Paris Saint-Germain, équipe dont il a porté les couleurs depuis son plus jeune âge jusqu’en 2013 et un transfert à Liverpool. Le 27 mai 2014, il est devenu pour la première fois capitaine des Bleus en match amical contre la Norvège (victoire 4:0) et est par cette même occasion, nommé vice-capitaine de la sélection tricolore. Ce 3 juillet, Didier Deschamps soulignait encore en conférence de presse, combien "son caractère et sa personnalité étaient importantes pour son groupe."

    La pluie et le beau temps
    "Prendre la parole dans un vestiaire est quelque chose de naturel, spontané chez moi. J’ai un caractère fort qui me permet de faire passer les messages que je souhaite auprès de mes coéquipiers. Je le fais souvent avec humour. Je crois que c’est le meilleur moyen pour faire passer un message", confirme-t-il avant d'évoquer l'ambiance fraternelle qu'il entend cultiver dans le groupe France. "J’ai toujours eu chez moi ce côté grand frère avec les plus jeunes. Quand j’étais moi-même petit, j’aimais quand les plus grands venaient me donner des conseils. On apprend toujours de son aîné. C’est vrai que ça m’arrive de le faire... il y a des joueurs avec qui ce genre de chose fonctionne bien."

    Si Sakho fait la pluie et le beau temps dans les vestiaires de l’équipe de France, il le fait aussi sur le terrain. Pas particulièrement technique, Kirikou – son surnom lié à sa ressemblance avec le héros de dessin animé imaginé par Michel Ocelot - compense par une constante débauche d’énergie et d’une grande présence athlétique. Au côté d’un Varane, moins spontané mais pas moins talentueux, ils rappellent par leur complémentarité au bon souvenir de France 1998 et à sa charnière Laurent Blanc – Marcel Desailly, championne du monde.

    Il reste trois étapes avant de pousser l’imitation jusqu’au bout. La première commence ce 4 juillet et passe par l’Allemagne : "Ça va être un match intéressant. L’Allemagne a beaucoup de jeunes joueurs, mais nous aussi ! Il faut rester nous-même, garder notre naturel, jouer notre jeu, ne pas s’enflammer, continuer ce qu’on a fait depuis le début en y rajoutant si possible un peu plus de concentration, un peu plus de détermination et d’agressivité".

    Le ciel est bleu, la France a le vent en poupe, et le baromètre Sakho est de retour pour qu’elle reste sur son nuage.

  7. #356
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    France: Une si longue attente

    Huit ans à patienter: La France, qui n'a plus goûté à la saveur d'une demi-finale de Coupe du monde depuis 2006, peut retrouver une place à la table des grands si elle passe l'obstacle de l'Allemagne en quart de finale du Mondial-2014 vendredi au Maracana. Tout un peuple bleu, qu'il soit au Brésil ou resté en France, a réglé sa montre à l'heure de Rio pour être à l'heure au coup d'envoi (13h00 locale, 18h00 française).

    A l'Elysée, François Hollande regardera ce match en compagnie d'une centaine de lycéens et de Michel Hidalgo, sélectionneur à la tête des Bleus au Mondial-1982, lors d'un France-Allemagne entré dans la légende. Tous les fans de foot qui étaient en âge de voir ce match il y a 32 ans se souviennent exactement de l'endroit où ils étaient et du déroulé dramatique de cette demi-finale: l'attentat de Schumacher sur Battiston, la France qui mène 3-1, l'égalisation allemande à 3-3, les tirs au but manqués de Six et Bossis, la défaite si cruelle des Bleus (5 t.a.b à 4)...

    Quatre ans plus, toujours en demi-finale, cette fois au Mexique, la bande à Platini n'a pu prendre sa revanche (défaite 2-0) et depuis, les Bleus n'ont pas eu l'occasion de se frotter à leurs meilleurs ennemis en Coupe du monde. "On vit l'instant présent, a insisté le capitaine et gardien Hugo Lloris. Il y a un historique entre les deux nations, mais on est concentré sur le match. On a envie d'écrire notre propre histoire. C'est un quart de finale de Coupe du monde, on a envie d'en profiter à fond."

    Séville ne dira rien aux plus jeunes
    Pour les plus jeunes, de toute façon, le match de Séville ne dira rien. Mais ils se rappelleront que la France d'un certain Zidane fut championne du monde en 1998 et d'Europe en 2000. Et qu'avec Zizou, les Bleus étaient parvenus à se hisser en finale du Mondial-2006 en Allemagne. Depuis, l'équipe nationale a, dans l'ordre, déçu avec une élimination au premier tour de l'Euro-2008, consterné avec la grève infamante du bus à Knysna et a laissé un goût d'inachevé avec l'élimination en quart de finale de l'Euro-2012.

    L'Allemagne est un monstre sur la planète foot, demi-finaliste de toutes les phases finales depuis 2006, que ce soit en Coupe du monde ou championnat d'Europe. Toutes les lignes de la Mannschaft comportent des joueurs d'exception, du gardien Neuer à l'attaquant Müller, auteur de quatre buts dans le tournoi au Brésil. Mais la France a des atouts. Des joueurs, d'abord, qu'ils soient confirmés comme Benzema, qui sort d'une belle saison avec le Real Madrid, ou prometteurs, comme Pogba, le petit prodige de la Juventus. Un état d'esprit, ensuite, né de cette qualification renversante en barrage retour contre l'Ukraine (3-0) le 19 novembre, socle de la réconciliation entre l'équipe et son public. Un sélectionneur, enfin, avec Didier Deschamps, dont l'ADN rime avec victoire, lui qui souleva la Ligue des champions en 1993 et 1996, la Coupe du monde en 1998 et la Coupe d'Europe des nations en 2000.

    Le rêve est permis
    Aujourd'hui le rêve est permis, et c'est déjà un premier trophée remporté par l'équipe de France à deux ans de l'Euro organisé sur son sol. Si la France l'emporte dans le mythique Maracana, là où aura lieu la finale de la Coupe du monde le 13 juillet, elle sera opposée en demi-finale au vainqueur de l'autre quart, Brésil-Colombie, vendredi à Fortaleza (17h00 locale, 22h00 française). Avec France-Brésil, il serait encore question de rêve. Sauf pour la Seleçao, traumatisée par les fantômes des Bleus qui viennent hanter ses nuits les années de Coupe du monde. La France, en quatre confrontations en Coupe du monde, a gagné trois fois contre les Brésiliens: 4 t.a.b à 3 (1-1 a.p.) en quart de finale en 1986, (3-0) en finale en 1998 et (1-0) en quart de finale en 2006.

    Mais avant de penser au Brésil, il y a l'Allemagne, et comme le dit Deschamps, "une nouvelle page à écrire". On verra s'il y a matière à roman ensuite.

  8. #357
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    Messi, Hazard et des fantômes

    L'Argentine de Lionel Messi, inconstante et laborieuse, affronte l'ambitieuse Belgique d'Eden Hazard samedi à Brasilia (13h00 locales, 16h00 GMT) pour un quart de finale du Mondial qui convoque quelques fantômes vieux de près de 30 ans. C'était en 1986, en demi-finale du Mondial mexicain. La Belgique avait payé pour savoir qu'il n'y a parfois pas besoin de plus qu'un génie et dix fidèles soldats pour gagner un match de ce niveau. Le génie en question était Diego Maradona, qui avait inscrit les deux buts de la victoire argentine (2-0), dont un à l'issue d'une percée magnifique, éclipsée dans la mémoire collective par son chef d'oeuvre du tour précédent contre l'Angleterre.

    Jusqu'à cette année, les Diables Rouges n'avaient plus connu une génération aussi douée, et pour tenter de faire aussi bien qu'en 1986 ils vont donc retrouver l'Albiceleste, guidée par un autre génie du jeu, Lionel Messi. Le match de Brasilia évoque d'abord l'idée d'un affrontement entre le N.10 argentin et son homologue belge Eden Hazard. Mais il est en réalité plus complexe que cela car depuis le début du tournoi, il y a côté belge Hazard et les 10 autres, quand en face, c'est Messi sans les autres. Avec quatre buts marqués, un provoqué et un offert sur un plateau à Di Maria contre la Suisse, l'attaquant de Barcelone est au coeur de six des sept buts de son équipe, qu'il a sans exagérer portée presqu'à lui seul jusque dans le Top 8.

    "Sporting Messi"
    "Messi est très seul. L'équipe ne fait pas de changements de rythme, il n'y a pas de mouvements en attaque", a ainsi relevé jeudi à la télévision vénézuélienne un Maradona très inquiet. "Ils doivent se mettre dans la tête que nous ne pouvons pas être le "Sporting Messi". Peut-être qu'il peut marquer un superbe but. Mais si ça ne marche pas pour le gamin, qu'on ne vienne pas lui sauter dessus demain pour en faire le coupable du désastre argentin", a ajouté le maître. Alors que l'Albiceleste attend désespérément une montée en puissance qui ne vient pas et s'en remet à une hypothétique guérison express d'Agüero pour soutenir Messi et son lieutenant Di Maria, la Belgique, elle, continue à voir grand.

    "Je ne suis pas là pour fêter, je suis là pour gagner des matchs, c'est ça notre but. Les places d'honneur, ça ne m'intéresse pas", a ainsi lâché jeudi le sélectionneur Marc Wilmots. "Je crois qu'on fête quand on a un titre ou quand on est dans les quatre derniers, mais pas maintenant, c'est beaucoup trop tôt. Une fois en quart, on doit avoir une seule idée: aller en finale. Les joueurs veulent y aller", a-t-il ajouté. La Belgique et sa jeunesse ont des atouts et des raisons d'y croire.

    A défaut d'être régulier, Hazard a souvent été décisif. Et s'il ne l'a pas été contre les Etats-Unis en 8e de finale, il a en revanche sans cesse provoqué et participé au festival offensif, avec plus de 30 tirs recensés au total pour les Diables. De Bruyne, positionné dans l'axe comme un meneur de jeu, réussit lui un excellent Mondial, alors que Lukaku, Origi ou Mirallas ont tous été dangereux à un moment ou à un autre.

    "Tu sais..."
    La Belgique peut aussi compter sur une défense certes un peu moins jeune que son attaque, mais qui n'a pris que deux buts en quatre matchs. Et dans les buts, Courtois est l'un des meilleurs gardiens de ce Mondial, qui en compte pourtant beaucoup d'excellents. Alors de quoi la Belgique peut-elle avoir peur ? D'un Messi qui peut tout renverser d'une course, d'un dribble ou d'une frappe ? "Tu sais... Ca peut être un De Bruyne, ou un Hazard, ou, ou, ou... On en a aussi", répond Wilmots. "Moi je préfère une équipe collectivement très forte que de dépendre d'une individualité. Il y aussi Di Maria, Agüero, tu as vu le potentiel offensif... Mais tout le problème de l'Argentine est de trouver de l'équilibre là-dedans. C'est pas évident", ajoute-t-il.

    Peur des supporters argentins, alors, qui devraient être 30.000 dans le magnifique Mané-Garrincha de Brasilia ? "Je crois que le public brésilien n'attend qu'une chose, c'est qu'on batte les Argentins", répond le sélectionneur belge, qui espère donc avoir le soutien de près de 40.000 personnes. Vingt-huit ans plus tard, les Diables Rouges veulent une revanche et ils n'ont peur de rien. Mais gare aux fantômes.

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    Belgique: Et si le N.10 c'était De Bruyne ?

    Kevin De Bruyne, grand artisan de la victoire face aux Etats-Unis en 8e de finale, est le vrai meneur de la Belgique qui tentera de se hisser en demi-finale du Mondial samedi à Brasilia aux dépens de l'Argentine.Avec un but et une passe décisive (sa deuxième du tournoi) pour Romelu Lukaku dans la prolongation, le joueur de Wolfsburg avait marqué la rencontre de son empreinte.Sa Coupe du monde est impressionnante. Il est le vrai N.10 de la Belgique, même si ce numéro est floqué au dos du maillot d'Eden Hazard.

    "Avec Kevin, tout est possible. C'est un garçon qui a tout: volume de course, qualité de passe, il sait marquer et faire marquer, il sait travailler défensivement et offensivement", explique, admiratif, le sélectionneur Marc Wilmots."Dans mon triangle (devant Wistel et Fellaini), c'est quelqu'un qui peut toujours aller chercher un homme et mettre la pression sur l'adversaire. C'est le genre de joueur généreux que j'aime bien", poursuit l'entraîneur.

    Mourinho le délaisse
    Lors du match initial face à l'Algérie, De Bruyne avait débuté en tant qu'ailier droit. "Un poste où il est très fort aussi", estime Wilmots. Replacé dans l'axe par la suite, De Bruyne a alors donné la pleine mesure de son talent. Face aux Etats-Unis, il est le Diable qui a le plus tenté sa chance face à Tim Howard (6 tirs !). Garçon affable et courtois, celui qui est passé par La Gantoise, Genk, Brême et Chelsea avant de débarquer en Allemagne à Wolfsburg, n'est pas un adepte des déclarations fracassantes.

    Même quand José Mourinho le délaissait en début de saison sur le banc de Chelsea, lui reprochant de ne pas suffisamment s'entraîner, il ne s'est jamais plaint. "Je continuais à travailler en attendant ma chance. Elle n'est pas venue à Chelsea, il valait donc mieux, dans la perspective du Mondial, que je trouve du temps de jeu ailleurs", se rappelle le Flamand, qui s'est engagé pour quatre saisons en Allemagne. Montant du transfert: un peu plus de 20 millions d'euros pour un garçon de 23 ans.

    Monsieur 50%
    Kevin De Bruyne ne "s'affole jamais", comme il le dit lui même. Cette zénitude masque une ambition débordante. "L'Argentine est prévenue: on veut gagner samedi aussi ! On a beaucoup couru durant 120 minutes contre les Américains, mais eux aussi, ils ont joué une prolongation", annonce-t-il. Les bonnes performances de "KVDB" en équipe nationale ne datent pas de cette Coupe du monde. Durant la campagne qualificative déjà, il a été le Belge le plus déterminant.

    Avec 4 buts et 5 passes décisives, De Bruyne est concerné dans 9 des 18 buts belges de cette campagne longue de 10 matchs. Vous avez dit Monsieur 50% ? Le N.7 de la sélection belge ne veut pas en rester là. "Nous n'avons pas fait la fête longtemps, après la victoire face aux USA. Nous sommes tellement ambitieux que nous nous sommes vite tournés vers le match suivant". Les Argentins seraient bien inspirés de surveiller ce garçon...

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    La Belgique regardera l'Argentine dans les yeux

    Demandez à un Belge la première image qui lui vient à l’esprit à la simple évocation de l’Argentine. Vous aurez toutes les chances de le voir décrocher un sourire jusqu’aux lèvres, dont seule la Coupe du Monde de la FIFA a le pouvoir. La Belgique a signé l’un des plus grands exploits de son histoire lors du match d'ouverture d’Espagne 1982 en battant 1:0 l'Albiceleste de Diego Maradona. Quatre ans plus tard, elle imprimait définitivement sa marque dans l’épreuve reine. Il a fallu un Pibe de Oro à son sommet pour mettre fin à l’aventure belge dans le dernier carré de Mexique 1986 (0:2). Deux résultats opposés, mais un même arrière-goût positif. Eden Hazard et sa bande n’étaient pas encore nés pour la plupart. Mais ils auront l’occasion d’entretenir l’association positive avec le double champion du monde ce samedi 5 juillet en quart de finale de Brésil 2014. Et le milieu de terrain de prendre la place des héros dans l’imaginaire collectif belge. "Tout le monde parle sans arrêt de la génération 86. Nous aimerions tellement écrire l’histoire en surpassant nos ainés", précise-t-il au micro de la FIFA.

    Jean-Marie Pfaff ne demande pas mieux. A l’instar de ses amis de la promotion mexicaine, l’ancien gardien est convaincu d’avoir joué un rôle de précurseur. "Notre génération a montré que c’était possible d’aller loin dans le tournoi. A celle-ci de suivre nos traces" a-t-il récemment confié à FIFA.com. "Notre situation est semblable à celle du Danemark qui a remporté l'EURO en 1992. Les Diables d’aujourd’hui ont d’ailleurs plus de talent individuel et d'expérience du haut niveau." La Belgique avait sué sang et eau pour s’extraire de la phase de groupes au Mexique avant de trouver son football en huitième contre l’URSS, l’un des favoris. Marc Wilmots s’en souvient encore. Pendu à son poste de télévision, le sélectionneur avait déjà pu prendre la mesure de la capacité à se transcender que peut provoquer une Coupe du Monde. "Nous n’avions jamais été aussi mauvais de notre vie lors de nos trois premiers matches. Cela avait été catastrophique mais nous nous étions finalement qualifiés. Ensuite, l’équipe s’est métamorphosée en deux matches sous l’effet de l’euphorie avant d'affronter l’Argentine", s'est souvenu Willy, il y a peu, au micro de la FIFA.

    Même pas peur
    Sur le papier, la qualification belge pour la deuxième phase de Brésil 2014 semble avoir été une formalité. En pratique, les Belges ont été contraints, comme en 1986, de puiser dans leurs ressources mentales et physiques. La machine offensive a ensuite tourné à plein régime contre les Etats-Unis en huitième, même si elle a mis du temps à conclure. "J’ai pris du plaisir à voir mes joueurs aller de l’avant en se créant autant d’occasions, mais ce n’était pas bon pour mon cœur", soulignait-t-il quelques minutes après le coup de sifflet final.

    Il risque de battre encore très fort lorsque Lionel Messi prendra possession du brazuca à Brasília, et Wilmots pourrait revivre les sensations qu’il avait eues à 17 ans, 28 ans plus tôt quand Maradona s’emparait du ballon. Le sélectionneur s'embarrasse pourtant plus de la force collective argentine que de celle de la Pulga : "L’Argentine a des valeurs et des traditions. Ses joueurs n’abandonnent jamais. En 86, le mérite revenait essentiellement à Maradona. Avec Angel Di Maria, Gonzalo Higuaín, Sergio Agüero et Ezequiel Lavezzi, ils sont cinq à pouvoir faire la différence aujourd'hui."Wilmots sait que le développement passe par l’adversité. Il se réjouit du défi qu’il attend et, à l’entendre, son plan d’attaque est déjà dans le tiroir. "J'ai déjà tout en tête. Messi, on ne va pas le regarder jouer. Je sais comment les prendre. Par contre, je me demande comment ils vont faire pour nous contrer. Ça va être intéressant", annonçait-il en conférence de presse encore sous l’émotion de la qualification au forceps de ses protégés.

    Au Mexique, les Diables Rouges étaient déjà contents de s’inviter à la table des grands. Ils y avaient ouvert grands les yeux contre l'ogre argentin. Les équipiers du capitaine Vincent Kompany ont atteint leur objectif avoué avec une place parmi les huit meilleurs élèves de Brésil 2014. Mais contrairement à leurs prédécesseurs, ils ne veulent pas se contenter de jouer les spectateurs, même devant un monument du football. Les Argentins sont prévenus : les Belges ne se présenteront plus uniquement pour échanger leur maillot.

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    Belgique: Pfaff : "La Belgique peut être championne du monde"

    L'ancien gardien Jean-Marie Pfaff, demi-finaliste du Mondial-1986 avec les Diables Rouges, estime que la Belgique "peut devenir championne du monde", a-t-il déclaré dans un entretien à l'agence SID, filiale allemande de l'AFP. "La Belgique peut-être championne du monde, assure l'ancien N.1 du Bayern. Elle a très bien joué (en 8es) contre les Etats-Unis et je ne suis pas convaincu par l'Argentine qui dépend trop de Messi", déclare-t-il à propos de l'adversaire des Belges en quarts de finale samedi.

    "Il suffit que Messi soit dans un mauvais jour pour que l'Albiceleste devienne inoffensive. En 1986, à l'époque de Maradona, c'était un bloc plus compact. Maintenant, c'est uniquement Messi", juge Pfaff qui estime que les grandes équipes dépendent trop des individualités à l'exemple du Brésil avec Neymar. Jean-Marie Pfaff loue "la mentalité de la jeune équipe belge" et de son sélectionneur Marc Wilmots. "Nous avons des talents comme De Bruyne, Hazard, Lukaku ou Kompany, mais personne ne veut faire la star; chacun joue pour l'équipe".

    Quant à Wilmots, "Marc est un très bon coach mental. Il s'est aussi entouré de spécialistes dans différents domaines et a donc professionnalisé l'équipe. Un entraîneur qui gagne a toujours raison. Je pense qu'il est exactement l'homme qu'il fait. Il est jeune, dynamique et dispose d'une équipe est très forte".

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