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Thread: Coupe du Monde FIFA au Brésil

  1. #371
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    Belgique: Hazard se projette pour oublier

    Quart de finale de Coupe du Monde. En face, un double vainqueur (1978, 1986), un quadruple FIFA Ballon d’Or, le tout dans un stade de Brasília acquis à la cause argentine. La Belgique a rêvé éveillée mais ses héros n’ont pas pu prendre la mesure de l’événement, si l'on en juge par les sourires émerveillés à l’entrée dans l’arène.

    Très vite, l’ouverture de la marque par Gonzalo Higuain fait tomber les sourires belges. L’Albiceleste a mis les choses au point et frustré les Diables Rouges d’entrée, à commencer par son chef d’orchestre."Il nous a manqué le petit brin de chance. Ce but d’entrée a fait très mal", se désole Eden Hazard au micro de la FIFA. "Je suis très déçu mais nous avons tout même réalisé une très bonne Coupe du Monde en atteignant notre objectif", précise le milieu de terrain. Mais le ton dans la voix cache bien mal le sentiment d’être passé à côté d’une demi-finale de Coupe du Monde. Son visage défait disait tout. La Belgique a tenté l’option longs ballons en laissant son meilleur soliste jouer avec ses armes favorites. Elles n’ont jamais fait mouche. La partition tactique argentine était trop bien rodée.

    Goût de trop peu
    Tout le monde en convient : la génération belge a un grand avenir devant elle. Le Brésil est arrivé un peu tôt pour elle. Elle doit d’abord se faire les dents en se frottant aux plus grands. "Les Argentins ont l’habitude des matches au plus haut niveau quand la tension atteint des sommets. Ils ont l’expérience pour faire la différence avec des petits détails", confirme Hazard. Expérience, le mot est lâché. Les Diables Rouges n’avaient plus goûté à une Coupe du Monde depuis 12 ans. La Belgique va devoir capitaliser sur son tout nouvel apprentissage de Coupe du Monde. "Nous avons reçu une bonne leçon, à nous d’en tirer profit", insiste la plaque tournante belge. "Nous avons une équipe jeune avec beaucoup de talent. Nous devons nous projeter sur l’avenir. C’est déjà une performance en soi de pouvoir jouer à ce niveau", essaie de se convaincre le joueur de Chelsea pour retrouver son sourire.

    Mais qu’a-t-il manqué aux Diables pour trouver la clé du verrou argentin ? Hazard ne fuit pas les responsabilités et assume. Avec ses coéquipiers, ils n’ont jamais su inverser la tendance. "Nous devons travailler nos automatismes encore et encore", estime-t-il. L’élimination face à l’Argentine a beau être dans l’ordre des choses, le joueur de 23 ans ne peut pourtant s’empêcher de penser que les siens avaient une carte à jouer. "Je sentais qu’il y avait tellement mieux à faire... Mais on doit garder la tête haute." C'est un mélange de frustration et de fierté qui anime les Belges avant de rentrer à la maison. Le but est atteint mais l’arrière-goût reste dans les bouches des Diables. Hazard conclut son séjour par une satisfaction, celle d’avoir beaucoup appris, et une promesse au nom de ses coéquipiers, celle de revenir encore plus fort.

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  3. #372
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    Argentine: Higuain sort du désert et rejoint Messi

    Auteur de son premier but au Brésil et d'un match plein face à la Belgique, Gonzalo Higuain s'est enfin réveillé au moment où l'Argentine s'approche des sommets et il a montré que Lionel Messi n'était finalement pas tout seul dans cette équipe. "Messi, c'est de l'eau dans le désert. Il trouve les solutions quand on croit qu'il n'y en a pas", a déclaré le sélectionneur argentin Alejandro Sabella après la qualification des siens pour les demi-finales.

    Le compliment est beau, mais l'évocation du désert rappelait en creux combien l'Albiceleste devait tout à Messi et presqu'à lui seul depuis le début du tournoi. La blessure dès la demi-heure de jeu d'Angel Di Maria, le seul joueur offensif à suivre à peu près le rythme du maestro depuis le début du tournoi, aurait pu enfoncer les ciel et blanc mais le match d'Higuain a rassuré tous les supporters argentins.

    Dès la 8e minute, l'avant-centre de Naples a réussi un geste de pur buteur pour reprendre sans contrôle un ballon de Di Maria détourné par Vertonghen et mettre fin à une longue période sans but avec l'Argentine (plus de 500 minutes). "Je travaillais, je faisais mon boulot à l'entraînement et j'attendais ce but. Ce but allait arriver. Je me sentais bien aujourd'hui", a déclaré Higuain après le match.

    "J'avais confiance en mes qualités. L'entraîneur et le staff étaient derrière moi. C'est ça qui importe pour moi. Tous les attaquants veulent marquer, c'est notre travail. Mais je pense déjà à la demi-finale. On a encore deux matches pour entrer dans l'histoire", a ajouté celui qui avait scoré à quatre reprises en 2010.

    Comme Valdano
    Pour expliquer son début de Mondial raté, Sabella est à nouveau revenu sur la blessure qui a perturbé à partir d'avril la saison de son joueur. "Il a eu une fin de saison délicate avec Naples. Il a raté une partie de la préparation et a manqué quelques entraînements. C'est celui dont j'attendais le plus. Il a beaucoup couru, il a beaucoup aidé ses équipiers et il a marqué un but très important. C'est ce qu'on attend des buteurs", a dit le technicien.

    Libéré par son but, Higuain a effectivement réussi ensuite une partie presque parfaite, avec énormément de travail en pointe, offensivement comme défensivement puisqu'il n'a jamais cessé de harceler les relanceurs belges. A la 55e minute, il aurait même pu s'offrir un beau doublé à l'issue de ce rush ponctué d'un petit-pont heureux sur Kompany et conclu d'une frappe sur le sommet de la transversale de Courtois.

    Le public argentin ne s'y est pas trompé, qui à plusieurs reprises a scandé "Pipa ! Pipa !" pour saluer les efforts du Napolitain, vraiment transformé par rapport aux quatre premiers matches. Il sait aussi que comme le Maradona de 1986 pouvait compter sur Valdano (quatre buts), Messi se sentira moins seul avec un Higuain qui a retrouvé des jambes et son flair.

    Le réveil de Higuain est aussi une excellente nouvelle pour Sabella, qui a sans doute perdu Di Maria, mais qui a peut-être trouvé une équipe. En défense centrale, Demichelis a été plus sûr que Fernandez et malgré un gardien qui a toujours l'air du portier N.2 qu'il est en club, l'ensemble a paru un peu plus solide qu'en début de tournoi. Le remplacement de Gago par Biglia va dans le même sens: l'Argentine n'est pas là pour séduire mais pour gagner. Et l'Argentine peut y croire.

  4. #373
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    Brésil: Willian et Bernard prêts à remplacer Neymar

    Willian et Bernard, les deux favoris pour remplacer Neymar, forfait pour le reste du Mondial, contre l'Allemagne mardi en demi-finale se sont dits prêts à relever le défi dimanche à Teresopolis au centre d'entraînement du Brésil. "Neymar, c'est la référence pour nous. Il est capable de décider un match, jouer sans lui sera difficile", a affirmé Willian, le joueur de Chelsea.

    "Mais nous connaissons nos qualités. Nous sommes tristes, mais nous sommes encore plus forts après ce qui s'est passé et on va continuer la poursuite de notre rêve", a souligné le milieu de terrain qui s'est dit apte à jouer malgré un coup reçu à l'entraînement. Willian est entré trois fois en cours de match depuis le début du Mondial contre deux seulement à Bernard qui a néanmoins joué une mi-temps entière contre le Mexique.

    Le petit joueur du Shaktar Donetsk a tenu un discours similaire: "Nous devons être calmes et dépasser cela. Nous avons des joueurs qui peuvent le remplacer". "Nous sommes très tristes en raison de la situation, mais aussi parce Neymar lui-même est triste. Tout le groupe ressent la perte", a poursuivi Bernard. "C'est une perte comme joueur, mais aussi comme personne, car il avait toujours le sourire et était toujours positif", a conclu Bernard.

  5. #374
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    Argentine: Di Maria forfait contre les Pays-Bas

    L'Argentin Ángel di María, qui souffrait d'un problème musculaire en première période face aux Belges, a été contraint de déclarer forfait pour la demi-finale du Mondial face aux Pays-Bas mercredi à Sao Paulo, a annoncé dimanche le médecin de la sélection. "Ce que nous avons observé c'est que Angel (Di Maria) a une blessure de degré un dans le muscle droit du quadriceps de la jambe droite", a expliqué le Dr Daniel Martinez. Le médecin a confirmé que Di Maria "ne jouera pas le prochain match avec l'Argentine", mais n'écartait pas qu'il pourrait être présent au cas où l'Argentine d'Alejandro Sabella se qualifiait pour la finale.

    Di Mari, qui ressentait une douleur musculaire, avait été remplacé à la 33e minute par Enzo Pérez. Auparavant, les Argentins ont repris l'entraînement dans la bonne humeur et la joie, à leur bunker de Cidade do Galo, près de Belo Horizonte, après leur victoire 1-0 devant la Belgique, synonyme de demi-finale face aux Pays-Bas mercredi. L'Argentine prévoit de voyager mardi matin à destination de Sao Paulo, site de la demi-finale, avec une inspection suivie d'une séance de travail le soir à l'Arena Corinthians, où les Argentins avaient battu la Suisse en 8ème de finale grâce à un but de... Di Maria (118e).

  6. #375
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    Algérie: Halilhodzic annonce son départ

    Le sélectionneur de l'équipe d'Algérie de football Vahid Halilhodzic annoncé dimanche qu'il quittait ses fonctions aux terme de son contrat, après avoir conduit les Verts à une qualification historique en 8e de finale du Mondial. "Je pars fier de mon bilan après avoir respecté totalement mon contrat avec la Fédération algérienne de football (FAF)", écrit Vahid Halilhodzic dans un communiqué. Le sélectionneur de l'Algérie a expliqué sa décision, dans ce communiqué publié sur le site internet de la FAF, par ses "obligation familiales et l'attrait de nouveaux challenges sportifs" qui "ont lourdement pesé dans (son) choix".

    Vahid Halilhodzic a annoncé son départ de l'équipe d'Algérie alors qu'il était réclamé par les Algériens pour rester à la tête des Verts qu'ils a conduits à une qualification historique en 8e de finale du Mondial avant une bataille épique face à l'Allemagne qui les a éliminés (2-1 a.p.). Dès la fin de la rencontre avec l'Allemagne lundi, le jour même où son contrat se terminait, les réseaux sociaux se sont enflammés avec des pétitions réclamant son maintien. Le président Abdelaziz Bouteflika a même demandé à Vahid Halilhodzic de poursuivre sa mission à la tête des Verts qu'il a reçus mercredi à leur retour du Brésil.

    Arrivé en 2011 en Algérie pour un contrat de trois ans avec pour mission de qualifier les Verts pour la CAN-2013 et le Mondial-2014, Vahid Halilhodzic a donné satisfaction. Souvent critiqué par la presse algérienne, Vahid a assuré qu'il n'oublierait "jamais" le comportement de certains journalistes ayant "stigmatisé" son travail. "Seule fausse note que je tiens à relever, le comportement indélicat d'une certaine presse qui n'a cessé de stigmatiser non seulement mon travail, mais s'est en pris à ma propre personne et à ma famille, ce que je n'oublierai et ne pardonnerai jamais", a-t-il regretté.

    Vahid Halilhodzic n'a pas évoqué sa prochaine destination mais, selon la presse sportive algérienne, il devrait prendre les rênes du club turc Trabzonsport à partir du 18 juillet. L'ancien entraîneur de Lorient (division 1 française), le Français Christian Gourcuff devrait lui succéder à la tête de la sélection algérienne, selon la presse locale.

  7. #376
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    Le Brésil veut y croire face à une Allemagne en pleine confiance

    Privé de sa star Neymar et de son capitaine Thiago Silva, le Brésil veut néanmoins croire en ses chances d'atteindre la finale de son Mondial face à une Allemagne qui joue sa 4e demi-finale de rang. On peut tourner le problème dans tous les sens, souligner que le Brésil joue à la maison, qu'il a des joueurs de top niveau mondial, un entraîneur qui connaît le chemin: le Brésil a peut être perdu le Mondial dans la dernière demi-heure de jeu face à la Colombie en quart de finale à Fortaleza avec un deuxième carton à Thiago Silva, qui sera suspendu, mais surtout la blessure de sa star Neymar à la 88e, sur une charge dans le dos du défenseur colombien Juan Camilo Zuniga.

    Le sélectionneur Luiz Felipe Scolari, pour qui le dernier affrontement contre l'Allemagne est forcément un bon souvenir avec la victoire en finale en 2002 au Japon, doit cette fois trouver une solution miracle. Problème: il n'a pas Ronaldo devant, mais... Fred, auteur d'un pauvre but devant le Cameroun. Et, surtout, il doit composer sans sa vedette, le joueur qui change tout, Neymar. "Le Brésil reste favori, même sans Neymar", souligne toutefois Ronaldo, le double buteur de la finale 2002 contre les Allemands (2-0). Neymar, auteur de 4 buts et de deux corners ayant débouché sur des buts, avait porté ses coéquipiers jusqu'en quarts. A l'image d'un Messi, il pouvait surgir à tout moment et on voyait déjà le gamin sur les traces de Pelé.

    Dante et la "raça"
    "Neymar, c'est la référence pour nous. Il est capable de décider un match, jouer sans lui sera difficile", a reconnu Willian, un des joueurs pouvant être appelés à le remplacer, dans un euphémisme qui met le Brésil au désespoir.
    Dans les maisons, les bars, les transports en commun, la phrase revient souvent: "Ca semblait déjà dur avec Neymar, mais sans lui ca paraît impossible". De plus, la charnière centrale sera privée de Thiago Silva ! Et si son remplaçant Dante connaît bien l'Allemagne, pour y jouer depuis 2009, au Borussia Moenchengladbach d'abord et au Bayern Munich depuis 2012, il n'a pas encore disputé la moindre minute de jeu depuis le début de ce Mondial.

    Scolari a, en fait, le choix entre conserver un système construit autour de Neymar, mais sans Neymar, ou faire une révolution tactique. Il a soigneusement évité de dévoiler ses batteries. Bernard ou Willian ? Un système renforcé au milieu avec Luiz Gustavo ? Se priver de Fred et passer à autre chose... Scolari, qui rappelle qu'il n'y a plus que deux matchs à gagner, comptera aussi beaucoup, comme en quart-finale, sur la "raça" (mouiller le maillot) brésilienne pour essayer de renverser la montagne allemande au Mineirao de Belo Horizonte, qui réussit traditionnellement bien à la Seleçao.

    Löw contre Scolari
    Côté allemand, on feint de se morfondre, tout en se frottant probablement les mains. "Dans une Coupe du monde, on veut toujours se mesurer aux meilleurs. C'est pourquoi j'aurais préféré affronter le Brésil avec Neymar", a affirmé le capitaine allemand Philippe Lahm. Bastian Schweinsteiger souligne lui que le Brésil "a des joueurs individuellement très forts, mais (que) le plus grand adversaire pour nous sera sans doute l'encadrement technique, à cause de son expérience". Il pense sans doute à "Felipao" Scolari, champion du monde 2002, contre l'Allemagne, à la tête du Brésil de Ronaldo, mais aussi à Carlos Alberto Parreira, sacré en 1994 comme sélectionneur et aujourd'hui coordinateur technique de la seleçao.

    Joachim Löw n'est pas un maladroit non plus. S'il peut compter sur un effectif chevronné, il a su faire oublier l'absence de Reus pour faire briller Müller et Götze ou émerger Hummels et Schürrle... Avec 8 coupes du monde (5 pour le Brésil, 3 pour l'Allemagne) ou 14 finales (7 chacun), cette demi-finale est le symbole de la tradition entre deux grandes nations du football, mais aussi un duel entre Europe et Amérique du sud. David Luiz, le défenseur brésilien, résume: le Brésil joue contre "une grande équipe, avec une grande philosophie, de grands joueurs, un grand coach... Ce sera un grand match, c'est le Mondial".

  8. #377
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    Brésil: Scolari : "Neymar a fait sa part, on doit faire la nôtre"

    Le sélectionneur brésilien Luiz Felipe Scolari a estimé que Neymar, blessé, avait "fait sa part de travail" mais ceux qui restent devaient "faire leur part".

    Y-a-t-il une motivation supplémentaire en raison de la blessure de Neymar?
    La motivation supplémentaire que nous devons avoir tient du fait que nous passons une étape à chaque match. En nous quittant, Neymar a laissé beaucoup de lui-même avec nous et il a pris beaucoup de nous avec lui. Mais, on a déjà terminé cette phase d'implication, de tristesse. Depuis qu'il est plus tranquille, il a pu nous dire qu'il fait sa part du travail et nous, depuis le moment où nous avons compris qu'on aurait plus Neymar, on doit penser à faire notre part du travail. Ce match contre l'Allemagne est un match très important. On ne joue pas seulement pour nous et le pays, et tout ce qu'on avait déjà rêvé, mais aussi un tout petit peu pour Neymar, pour tout ce qu'il a fait pour nous. Mais, nous avons dépassé la situation, on en parle parce que vous me sollicitez, mais dans le groupe, on est déjà passé à autre chose, on se concentre sur autre chose.

    L'arbitre, le Mexicain Marco Rodriguez, contre l'Allemagne sera celui qui n'a pas vu la morsure de Luis Suarez...
    S'il ne l'a pas vu, il ne l'a pas vu! Comme il y a beaucoup d'actions que les arbitres ne voient pas. C'était une action inhabituelle. Tu suis le ballon et souvent il y a deuxième action qui se passe et il ne l'a pas vu... C'est pour ça que les arbitres ont des assistants. C'est un arbitre expérimenté avec un vécu dans les Coupes du monde.

    Que pensez-vous de l'Allemagne? Le milieu semble son point de fort...
    Non, l'Allemagne est une équipe très équilibrée à tous les niveaux. Elle a un bon plan de jeu. On ne peut pas penser qu'on va avoir des facilités parce A ou B n'est pas là. Il ne faut pas oublier que cette équipe se prépare depuis huit ans (avec le même entraîneur Joachim Löw). Cela montre qu'elle est bien équilibrée, qu'elle travaille bien ensemble. La continuité du travail se voit sur le terrain. Il faut la respecter mais nous devons aussi imposer qu'elle nous respecte. Il faut respecter l'Allemagne pour tout ce qu'elle a fait et fait encore, pour sa manière de jouer. Mais, il nous faut imposer notre manière de jouer et je crois que si on joue comme on a décidé de le faire, on peut leur donner pas mal de problèmes.

    Que pensez-vous des critique en Allemagne sur Joachim Löw?
    Il n'y pas qu'en Allemagne qu'on critique l'entraîneur. Moi par exemple je ne suis pas le bon entraîneur pour le Brésil (selon la presse). C'est pareil partout!

    Vous gardez des bons souvenirs de vos affrontements avec l'Allemagne?
    On a gagné en 2002 avec le Brésil (finale Mondial 2-0) mais j'ai perdu en 2008 avec le Portugal (quart de finale de l'Euro 3-2) et j'ai perdu la 3e place en 2006 (3-1) en Allemagne. Ca fait deux défaites et une victoire... Je dois gagner celle-là pour que ce soit équilibré! Il y a des bons souvenirs et une bonne ambiance (avec les Allemands). On discute. En 2006, j'avais été félicité (Oliver) Kahn (le gardien allemand) pour sa victoire et il m'a répondu: Ce n'est pas cette victoire que je voulais, c'était l'autre!.

    Ce sera spécial pour celui qui va remplacer Neymar?
    Demain, Neymar, qui est un des meilleurs joueurs du monde, ne sera pas là mais nous avons choisi 22 joueurs triés sur le volet qui savent qu'ils sont spéciaux. Hier, on a discuté de ce que c'est d'être remplaçant. Le remplaçant est spécial qui entre à un moment spécial. Parfois, il est plus spécial que celui qui est déjà sur le terrain parce que c'est lui qui fait la différence. Neymar va nous manquer, mais nous avons un groupe capable de dépasser cette difficulté et de poursuivre la route" (vers la finale).

  9. #378
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    Robben et Messi, un air de finale

    Les Pays-Bas, vice-champions du monde, défient l'Argentine pour une place en finale du Mondial, mercredi à Sao Paulo, un affrontement qui sent la poudre et sera pimenté par le duel à distance entre deux des meilleurs joueurs de la planète, le supersonique Arjen Robben et le quadruple Ballon d'Or Lionel Messi. Qui de "Leo" ou de Robben restera au tapis? C'est en filigrane l'un des enjeux de la lutte que vont se livrer les Oranje et l'Albiceleste dans ce remake de la finale si controversée de la Coupe du monde 1978. A l'époque, les Argentins, hôtes de l'épreuve, avaient soulevé le trophée tant convoité à l'issue d'une rencontre restée en travers de la gorge des Néerlandais (3-1, a.p.) et disputée à Buenos Aires en pleine dictature militaire. 36 ans plus tard, les Pays-Bas dénoncent toujours les intimidations" subies ce soir-là.

    Les deux équipes s'étaient retrouvées en quarts de finale en 1998, les Pays-Bas ayant pris leur revanche (2-1), avant de se neutraliser en phase de poules en 2006 (0-0). Mais cette fois, il s'agit ni plus ni moins que de l'avant-dernière étape avant la conquête du Graal, le 13 juillet au Maracana de Rio de Janeiro. La bataille s'annonce donc spectaculaire. Elle le sera d'autant plus qu'Argentine et Pays-Bas comptent dans leurs rangs deux immenses stars du jeu. Côté argentin, Messi cherche à devenir l'égal du légendaire Diego Maradona en remportant l'unique titre qui manque encore à son prestigieux palmarès. Avec 4 buts inscrits, l'attaquant du FC Barcelone a jusqu'ici tenu à bout de bras sa sélection, assez quelconque depuis le début du tournoi. Comme "El pibe de oro" en 1986, il est la planche de salut à laquelle se raccrochent ses coéquipiers et son entraîneur Alejandro Sabella.

    Assez décevant d'habitude sous le maillot national, Messi est en passe de réparer cette anomalie. Mais pour arriver à la hauteur de l'idole Maradona, il ne devra pas relâcher son effort au sein d'une formation qui, sans lui, paraît démunie sur le front offensif, Angel Di Maria étant forfait (problème musculaire) et Sergio Aguero se remettant à peine d'une blessure à la jambe gauche. Heureusement il reste Gonzalo Higuain, qui a ouvert son compteur au Brésil en quarts de finale face à la Belgique (1-0).

    Quel traitement pour Messi
    Robben est quant à lui inarrêtable et devrait recevoir le soutien du public brésilien, traditionnellement très hostile aux Argentins. Alors que Robin Van Persie s'est éteint après le 1er tour (3 buts), l'ailier du Bayern Munich multiplie les rushs aux quatre coins du terrain. En plus de ses trois réalisations, il a effectué une passe décisive et a tenté neuf fois sa chance au but. Et ses dribbles (62 réussis depuis le début de la compétition) provoquent à chaque fois la panique dans la défense adverse. Le match se jouera également sur le banc de touche. Tout oppose Louis Van Gaal, tacticien hors pair et futur entraîneur de Manchester United, et l'austère Sabella. Le technicien néerlandais est qualifié de "plus grand entraîneur des Pays-Bas" par Dick Advocaaat (l'un de ses prédécesseurs) depuis qu'il a réussi un fabuleux coup de bluff en quarts de finale contre le Costa Rica (0-0 a.p., 4-3 t.a.b) en changeant de gardien pour la séance de tirs au but.

    Bonne pioche, le remplaçant Tim Krul a écoeuré les Ticos. Reste à savoir comment le portier N.1 Jasper Cillessen aura digéré cet affront en mondovision. En adepte du tableau noir, Van Gaal devrait en tout cas réserver un traitement de choc à Messi. Le 3-4-3 de mise en quarts pourrait être reconduit mais Louis "van G(éni)aal", tel qu'il est désormais surnommé aux Pays-Bas, reste très secret sur ses intentions. Et la possible indisponibilité de son meilleur défenseur central, Ron Vlaar (genou), l'ennuie sans doute beaucoup. Le pragmatique Sabella espère de son côté marcher sur les traces de son mentor Carlos Bilardo, l'homme qui avait bâti une armée toute dévouée à Maradona en 1986 lors du dernier sacre mondial de l'Albiceleste, et refaire le même coup avec Messi pour décrocher enfin une 3e étoile. Mais une seule question l'obsède: sa défense tiendra-t-elle le coup face à la vitesse de Robben?

  10. #379
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    Argentine: Messi, un leader tous terrains

    D'un naturel plutôt timide, la star argentine Lionel Messi a su se faire violence pour s'imposer comme le véritable patron de l'Albiceleste et assumer pleinement son rôle de leader de vestiaire et de capitaine. Le génial N.10 du FC Barcelone est habitué à capter toute la lumière. Mais il a longtemps rechigné à endosser en sélection les habits du chef, la faute à son caractère réservé et peut-être à l'envie de ne pas trop se disperser pour laisser libre cours à son formidable talent sur le terrain.

    Cette époque paraît révolue et le Mondial-2014 aura acté la métamorphose totale du quadruple Ballon d'Or en homme à tout faire de son équipe nationale. Il y a d'abord des petits signes qui ne trompent pas. Messi est toujours le premier à descendre du bus de sa formation, le premier à pénétrer dans le stade et surtout il n'hésite plus à dire tout haut ce qu'il pense, gardant sa langue de bois habituelle au placard.

    Après le succès contre la Bosnie (2-1) lors du premier match de la Coupe du monde, il a laissé échapper son scepticisme sur le jeu pratiqué par l'Argentine. Le propos n'avait rien de véhément, loin de là, mais dans la bouche de Messi, il sonnait comme une critique à peine voilée. "Nous sommes l'Argentine et je crois que nous devons être bons quel que soit l'adversaire", a-t-il ainsi déclaré.

    Alejandro Sabella a parfaitement compris le message et a opéré les changements tactiques réclamés par la "Pulga" avec notamment un retour au 4-3-3. Le sélectionneur, en disciple de Carlos Bilardo, sait bien que sans Messi son équipe n'aurait aucune chance de remporter une troisième fois la Coupe du monde. Comme avec Diego Maradona en 1986, il se doit d'obéir au doigt et à l'oeil à sa vedette et la mettre dans les meilleures dispositions.

    Contraste
    Le contraste est total avec le Messi emprunté de 2006 et 2010, couvé par les anciens mais encore trop tendre pour élever la voix. L'étoile du Barça a mûri, s'est affirmée au fil des ans et impose désormais sa loi. Sabella a très vite saisi qu'il était temps de confier les rênes et les responsabilités de l'équipe à ce joueur hors catégorie. Le tournant majeur a eu lieu en 2011 avec l'organisation d'une réunion à Barcelone avec Messi et Javier Mascherano, le capitaine de l'Albiceleste. Un pacte a été scellé ce jour-là et le brassard confié à "Leo", officialisant ainsi sa prise de pouvoir totale.

    Mascherano reste l'aboyeur sur la pelouse, une tâche que n'a jamais appréciée Messi, mais ce dernier est bien le nouveau "boss". "C'est une référence pour nous tous", déclare ainsi le défenseur Ezequiel Garay alors que le milieu Lucas Biglia évoque à son sujet "un leader positif".

    Le parallèle avec le Maradona de 1986 s'impose d'autant plus que Messi survole la compétition et tient à bout de bras une formation argentine totalement démunie sans lui. Avec quatre buts, des actions de classe, une passe décisive à Angel di Maria pour délivrer les siens en huitième de finale contre la Suisse (1-0), le parcours de la "Pulga" rappelle étrangement celui au Mexique du "Pibe de oro", qui avait à sa disposition une armée toute dévouée.

    Oubliées les remarques acerbes le concernant au pays, qu'il a quitté très tôt pour rejoindre la "Masia" du Barça (à 13 ans) et où il n'a donc pas toujours joui d'une totale reconnaissance. Ses prestations passées en sélection, très décevantes, n'avaient pas non plus aidé sa cause.

    L'anomalie est en train d'être réparée au Brésil. Avec 42 buts en équipe nationale à 27 ans, le record de Gabriel Batistuta (56) ne sera bientôt plus qu'un souvenir et viendra s'ajouter à ses nombreux faits d'armes sous la tunique blaugrana. Il ne lui reste plus qu'à monter sur le toit du monde dimanche au Maracana pour regarder enfin Maradona droit dans les yeux. En patron.

  11. #380
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    Les Pays-Bas au complet à l'entraînement

    Les vingt-trois joueurs néerlandais étaient présents mardi à l'entraînement sur le terrain du stade Paulo Machado de Carvalho à Sao Paulo, à l'instar de Nigel de Jong qui a effectué l'échauffement avec ses équipiers, a constaté l'AFP. De Jong s'était blessé à l'aine lors du 8e de finale face au Mexique et les médecins de l'équipe des Pays-Bas avaient annoncé le lendemain son forfait pour le reste du Mondial, après avoir diagnostiqué une déchirure nécessitant deux à quatre semaines de repos.

    Le joueur de l'AC Milan se serait rétabli beaucoup plus vite que prévu mais rien n'indique toutefois qu'il sera apte à disputer la demi-finale face à l'Argentine à Sao Paulo mercredi. Les autres joueurs blessés ou incertains pour mercredi se sont aussi entraînés sous la pluie et devant la presse internationale, qui a pu assister au premier quart d'heure de la session dispensée par Louis van Gaal.

    Touché à un genou en quart face au Costa Rica, le défenseur central Ron Vlaar a semblé courir sans gêne de même que le milieu de terrain Leroy Fer qui se remet d'une contracture à une cuisse. Se plaignant de fatigues musculaires, l'attaquant Robin van Persie et le défenseur Daryl Janmaat se sont eux entraînés à l'écart du groupe, se contentant de trottiner.

    Après l'entraînement à huis clos de lundi, Louis van Gaal n'a laissé apparaître aucune indication sur la tactique qu'il mettra en place mercredi soir à l'Arena Corinthians de Sao Paulo pour contrer l'Argentine et Lionel Messi. Les Pays-Bas ont l'occasion de se qualifier pour la finale d'un Mondial pour la deuxième fois d'affilée, la quatrième au total après les finales perdues de 1974, 1978 et 2010.

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