La tension est à son comble dans l'Estadio Nacional Mané Garrincha de Brasilia. Alors que le temps additionnel vient de débuter, l'Équateur et la Suisse sont toujours à égalité (1:1) au premier tour de la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™. Poussés par 68 351 supporters largement acquis à leur cause, les Sud-Américains jettent leurs dernières forces dans la bataille. Dans la surface de réparation, ils trouvent une position de tir au point de penalty. Le gardien Diego Benaglio se prépare déjà à intervenir, lorsque Valon Behrami se jette sur le ballon. "Il se relève, gagne un autre duel et lance la contre-attaque. À l'issue de cette action, la Suisse inscrit le but de la victoire. C'était du délire", se souvient le dernier rempart de la Nati, interrogé par la FIFA. Ce succès arraché dans les derniers instants a suscité un énorme regain de confiance dans les rangs helvétiques. Toutefois, cette entrée en matière réussie convoque également de mauvais souvenirs chez le gardien du VfL Wolfsbourg. Il y a quatre ans en Afrique du Sud, les Suisses avaient débuté leur parcours par une courte victoire 1:0 sur l'Espagne, future championne du monde, sans pour autant parvenir à se qualifier pour les huitièmes de finale.
Leçon retenue
À l'époque, Benaglio faisait déjà partie de l'équipe et il n'entend visiblement pas répéter les mêmes erreurs. "Bien entendu, nous sommes satisfaits, mais tous ceux qui étaient présents en Afrique du Sud savent à quoi s'en tenir. Nous avons retenu la leçon", poursuit l'homme aux 57 sélections. Toutefois, la situation de départ semble légèrement différente cette année. En 2010, l'Espagne s'annonçait comme le grand favori du groupe. Derrière, trois équipes, dont la Suisse, pouvaient légitimement prétendre à la qualification. Cette fois, "nous avons gagné contre un concurrent direct. De ce point de vue, nous sommes encore mieux partis".
Le 20 juin prochain, Benaglio et ses coéquipiers donneront la réplique à la France, autre grosse cylindrée du Groupe E. Leur victoire face à l'Équateur leur permet d'aborder cette échéance en confiance. La Nati n'a encore jamais débuté une Coupe du Monde par deux succès consécutifs. Un résultat positif face aux Bleus aurait donc des allures de triomphe, d'autant qu'il permettrait aux Suisses de faire un grand pas vers les huitièmes de finale. Du haut de son mètre 95, Benaglio ne doute pas une seconde des capacités de son équipe. "Nous avons beaucoup appris en 2010 et, depuis, nous avons réalisé de gros progrès."




