La RTS a réalisé de bonnes performances d’audience en 2017. Côté tv, RTS Un et Deux affichent 33,2% de parts de marché en prime time. Malgré une légère érosion, les chaînes radio (La Première, Espace 2, Couleur 3 et Option Musique) demeurent en tête dans toutes les tranches d’âge, avec au total 55,1% de pdm. Le site RTS.ch et ses applications mobiles poursuivent leur croissance, avec une moyenne de 395'000 visites par jour (+6%) et 272'000 démarrages audio ou vidéo (+25%). C’est sur les réseaux sociaux que s’observe la plus forte progression. Sur l’ensemble de ses présences, la RTS y compte désormais près de 2,1 millions d’abonnements (+33%). Quant au nombre de vues journalières sur YouTube et Facebook, il atteint 417'000 en 2017 (+76%). « Chaque jour, plus d’un demi-million de vidéos de la RTS sont vues soit sur les réseaux sociaux, soit sur le site et les applications mobiles de la RTS. Et ce en parallèle de la télévision. », relève le directeur général de la RTS Pascal Crittin.

Des audiences tv réjouissantes

Les audiences tv ont été bonnes en 2017, RTS Un et Deux atteignant ensemble 33,2% de parts de marché (34% en 2016, 33% en 2015). La RTS devance ses concurrentes dans toutes les tranches d’âge, y compris chez les jeunes de 15 à 29 ans, où elle obtient 22,9% de pdm, devant M6 (13,5%) et TF1 (11,3%). Les journaux d’actualité et les magazines d’information sont les émissions les plus plébiscitées par le public romand. Près de 830'000 personnes suivent chaque semaine l’un de ces rendez-vous au moins 15 minutes consécutives.

Les nouveaux rendez-vous produits par la RTS tels que Caravane FM (audience moyenne 186'000 téléspectateurs, 34,3% de pdm), Les Apprentis (155'000 téléspectateurs, 33,6% pdm) ou encore La Grande Traversée des Alpes (241'000 téléspectateurs, 44,1% pdm) ont également connu de beaux succès d’audience.

Quant au domaine de la fiction, il se réjouit du succès de la série Quartier des banques, dont les six épisodes coproduits par la RTS ont été suivis par une moyenne de 179'000 téléspectateurs (28,5% pdm).

« Ce sont les émissions « maison », celles qui sont produites par la RTS et qui parlent de la Suisse et des Suisses qui réalisent les meilleures audiences », relève le directeur de la RTS Pascal Crittin.

Audiences radio en légère érosion
L’audience cumulée des chaînes radio de la RTS marque une légère érosion, passant de 55,9% en 2016 à 55,1% en 2017. La Première, elle, progresse, passant de 37,1% à 38% de part de marché grâce notamment aux nouveaux-rendez-vous de l’après-midi (Vacarme, A l’abordage, Premier rendez-vous, Vertigo). En revanche, Espace 2 (2,1% pdm en 2017), Couleur 3 (6,2% pdm) et Option Musique (8,9% pdm) perdent quelques points par rapport à 2016. Toutefois, les chaînes radio de la RTS demeurent en tête dans toutes les tranches d’âge.

Ce sont les chaînes privées suisses qui bénéficient pour l’essentiel de cette légère baisse de la RTS. Leur part de marché a progressé de 24,7% en 2016 à 25,6% en 2017.

Croissance du multimédia, en particulier sur les réseaux sociaux
Le site RTS.ch et ses applications mobiles ont poursuivi leur croissance en 2017. Ils ont accueilli en moyenne 395'000 visites quotidiennes (+6%). Le nombre de démarrages quotidiens d’audios et de vidéos a augmenté de façon plus conséquente pour atteindre 272'000 (+25%). « Cela démontre que notre site et nos applications deviennent toujours plus des vecteurs à part entière », note Pascal Crittin.

C’est sur les réseaux sociaux que la RTS observe sa plus forte croissance. En cumulant ses présences sur Facebook, Twitter, YouTube et Instagram, la RTS compte désormais près de 2,1 millions d’abonnements (+33%). Quant au nombre de vues journalières sur YouTube et Facebook, il explose littéralement pour atteindre 417'000 (+76%).

« Chaque jour, plus d’un demi-million de vidéos de la RTS sont vues soit sur les réseaux sociaux, soit sur le site et les applications mobiles de la RTS. Et ce en parallèle de la télévision », constate Pascal Crittin.

La RTS au cœur de la bascule numérique
Si les parts de marché tv et radio de la RTS sont dans l’ensemble bonnes en 2017, la consommation linéaire de ces deux médias est en baisse. Au cours de ces cinq dernières années, le média radio a perdu sept minutes d’écoute moyenne journalière et la consommation TV a reculé de cinq minutes. Parallèlement, le multimédia - en particulier les applications mobiles et les réseaux sociaux - ont poursuivi leur progression.

« Notre réponse à la bascule numérique en cours passe par une approche transmédia », estime Pascal Crittin. « Nous tentons d’innover en proposant des formats adaptés aux plateformes digitales, sans perdre la force que représentent la radio et la télévision ».

Nouveautés 2018
Des rendez-vous pour tous les goûts et toutes les curiosités jalonnent le printemps 2018. Emotions fortes avec Ondes de choc, quatre fictions inspirées d’affaires criminelles qui ont marqué notre pays. Le 7 art aussi pour les enfants avec la série Les petites leçons de cinéma. La RTS fait le pari de la relève dans le divertissement Mauvaise langue avec Thomas Wiesel entouré de jeunes humoristes romands. Réflexion et suspens irriguent le jeu Le meilleur pour la fin tandis que de nombreux documentaires élargissent notre vision de la Suisse. Pour les sourds et malentendants, l’émission RTS Signes se décline désormais sur SRF et la RSI.

Ondes de choc : quatre fictions romandes en prime time sur RTS Un
« Nos fictions et séries tv sont une manière de raconter et de partager nos grandes comme nos petites histoires… Elles nous permettent de vivre notre spécificité, notre identité romande », relève Philippa de Roten, cheffe du département Société et Culture. Ursula Meier, Jean-Stéphane Bron, Lionel Baier et Frédéric Mermoud se sont donc inspirés de faits divers survenus en Suisse romande pour réaliser les quatre téléfilms de la série Ondes de choc. Coproduites par Bande à Part Films et la RTS, elles sont diffusées dès le 21 février sur RTS Un le mercredi en première partie de soirée puis rayonneront sur Arte et TV5MONDE. « Une manière de questionner le réel tout en faisant rayonner la culture suisse dans le monde », souligne Françoise Mayor, cheffe de l’Unité fiction, Documentaire et Séries originales.

Le cinéma d’auteur est également au cœur de la série Les petites leçons de cinéma destinée aux enfants et ados. Initiée par La Lanterne magique cette collection de courts métrages réunit des cinéastes suisses qui transmettent leur art et leur savoir sur un site interactif et à l’antenne.

Thomas Wiesel et la nouvelle génération d’humoriste romands manient Mauvaise langue
Thomas Wiesel et ses complices, dont Blaise Bersinger, Yann Marguet et Marina Rolllman, déboulent les vendredis soir à 23h sur RTS Un pour traiter sans tabou l’actualité de la semaine. Une grande liberté de ton et un humour décapant infusent Mauvaise langue. « Cette émission relève d’un triple défi :lancer un nouveau format de 20 minutes, dans une nouvelle case - le vendredi à 23 heures nous n’avions pas de programme propre - avec une nouvelle génération de chroniqueurs et de comédiens », affirme Philippa de Roten.

Culture générale et jeux de mots dansLe meilleur pour la fin
Dès le 7 avril, le prime du samedi soir défie les Romands avec Le meilleur pour la fin, un nouveau jeu tv imaginé par la RSI et adapté par la RTS. Mélanie Freymond anime ce divertissement dans lequel cinq candidats s’affrontent sur des questions de culture générale.

Des documentaires pour raconter la Suisse et le monde
Des regards de réalisateurs suisses - Raphaël Blanc, Nicolas Wadimoff, Jean-Stéphane Bron ou encore Michèle Sauvain - pour emboîter le pas à Ella Maillart, suivre les combats de Jean-Ziegler, se glisser dans les coulisses de l’Opéra de Paris ou découvrir les aventures de compatriotes à Moscou. De nombreux autres documentaires coproduits par la RTS tiennent l’affiche du programme tv printanier.

Signes devient national
Les neuf éditions annuelles de Signes, l’émission de la RTS destinée aux sourds et malentendants, se déclinent désormais sur SRF et la RSI. La première n’avait plus de programme destiné à ce public spécifique depuis vingt ans et la seconde n’en avait jamais eu. A souligner également une augmentation progressive du sous-titrage et des émissions en langue des signes sur toutes les chaînes de la SSR.