Grâce au projet Crostini, le système d’exploitation de Google pourra lancer de manière native « des machines virtuelles Linux ». Cette fonctionnalité devrait être disponible dès avril prochain.

A l’instar de Windows 10, qui intègre un sous-système Linux depuis octobre 2017, Chrome OS pourra lui aussi bientôt exécuter des applications Linux. Mais en mieux. Contrairement au système de Microsoft, qui n’accepte que des logiciels en ligne de commande, celui de Google pourra également accueillir des applications avec interface graphique.


Cette nouvelle fonctionnalité est en cours de développement, comme l’a remarqué le site Chrome Unboxed. Celui-ci a détecté dans les dernières évolutions de Chromium l’ajout de « Crostini », un projet qui permet de faire « tourner des machines virtuelles Linux sur Chrome OS ».

Cette nouvelle fonctionnalité devrait arriver avec la version Chrome OS 66, prévue pour avril 2017. Dans l’un des fichiers du système, il est en effet indiqué « supported on Chrome OS 66 ». On peut donc supposer que Google fera une annonce officielle du projet Crostini à l’occasion de Google I/O, qui se tiendra quelques semaines suivantes.

Crostini est un Crouton amélioré

Le nom « Crostini » - qui désigne une tranche de pain grillé garnie de mozzarella, de jambon ou de légumes - n’est pas un fait du hasard. Il fait référence au projet open source « Crouton », qui permet justement de faire tourner un système Linux sur Chrome OS, un « hack » fortement apprécié par les développeurs et autres fans de logiciels libres. Le problème, c’est que cette manipulation nécessite de mettre Chrome OS en mode développeur, ce qui abaisse son niveau de sécurité. C’est dommage, car c’est justement l’un des gros points forts de cette plate-forme.


Avec Crostini, on obtient le meilleur des deux mondes : on peut lancer des applications Linux tout en préservant la sécurité globale du système. Crostini devrait donc se révéler bien plus savoureux que Crouton. Cette nouveauté devrait beaucoup plaire aux développeurs et fan de logiciels libres, une frange de la population que Google cherche visiblement à attirer.

Reste à savoir quelles seront les modalités de cette intégration. Toutes les applications Linux pourront-elles être exécutées sur Chrome OS ? Ou seront-elles triées sur le volet par Google ? Au-delà des applications, pourra-t-on exécuter des systèmes Linux entier ? Il faudra probablement attendre la conférence Google I/O pour le savoir.