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ALKAP-
Google Bombing pour Nicolas Sarkozy
Une nouvelle attaque de type Google Bombing vise le Président de la République Française, Nicolas Sarkozy. Retour sur la petite histoire des Google Bombing.
Certains internautes ont une finesse numérique bien personnelle. La dernière attaque en date visant Nicolas Sarkozy, le Président de la République Française, à le mérite de faire dans le bien gras. En tapant dans le moteur de recherche les mots clés "trou du cul du web", le premier lien proposé par le leader américain de la recherche sur le réseau des réseaux n'est rien d'autre que le site officiel de Nicolas Sarkozy, Sarkozy.fr.
Les Ministres Français, et le Président, sont des cibles classiques de ce genre d'attaques électroniques. La technique s'appelle Google Bombing. L'idée est simple, inciter le moteur de recherche à renvoyer les internautes tapant certains mots clés vers les pages choisies et/ou crées par les cyber-manifestants. Dans le cas de Nicolas Sarkozy, la cyber-manifestation s'articule autour de l'action de lier le site sarkozy.fr à la phrase "trou du cul du web".
Nicolas Sarkozy avait déjà été visé par cette méthode. En 2007, en tapant le mot "Iznogoud", le héros de bande dessinée qui souhaite devenir "Calife à la place du Calife", Nicolas Sarkozy apparaissait en première page de Google.
En décembre 2005, un Google Bombing avait été lancé par la ligue ODEBI à l'encontre du Ministère de la Culture française de l'époque, Renaud Donnedieu de Vabres. A l'époque, ce GB avait eu pour mission de manifester contre la loi DaDVSi en incitant les internautes à renvoyer les surfeurs et les requêtes de Google sur un site dissident.
Une autre manif' avait été de taper sur le lobbying de Microsoft à l'encontre des Sénateurs Français et plus précisément du Sénateur Tholliére, le rapporteur du projet de loi DADvSI. Il suffisait de taper "le lobby microsoft" dans Google France pour tomber sur le site de Michel Tholliére. Plusieurs autres mots clés avaient été mis à contribution dans cette cyber manifestation comme "Microsoft et la dadvsi" ; "les lobbys de la culture" ; "lobby et démocratie" ou encore "influence des lobbys".
En 2004, même modification des résultats Google. Une première grosse affaire pour le web français. La cible, le Député Dionis, le rapporteur de la loi pour la confiance dans l'économie numérique, la LEN. Les auteurs de ce Google Bombing faisaient ressortir la page du Député à chaque fois qu'un internaute tapait la phrase "député liberticide".
Nos voisins belges ne sont pas en reste. En 2004, le Ministre de la Défense du royaume, André Flahaut, s'était retrouvé en tête des recherches à chaque fois qu'un internaute tapait le mot "connard".
En 2003, le Président américain de l'époque, G. W. Bush s'était fait allumer de bien belle manière par un Google Bombing mondial. Certains mots clés peu élogieux, comme "miserable failure", renvoyaient sur Georges W. Bush.
En mars 2008, une cyber-manif' visait les Jeux Olympiques de Pékin. Mission de l'époque, renvoyer les internautes sur Reporters Sans Frontières et Amnesty International dès que le mot Pékin 2008 ou Pékin 2008 étaient demandés par les internautes.
Il y a deux ans, Google annonçait avoir modifié un de ses algorithmes pour empêcher que ce renouvelle ce type de manifestation. Raté !