En mars, Canal+ nous offre deux visions bien distinctes des années 1930 en Europe. Jojo Rabbit se penche sur le régime hitlérien pour mieux le tourner en dérision, tandis que L'Ombre de Staline prend place au cœur de l'URSS et de ses premières atrocités. Pour un peu plus de légèreté, on jettera un œil à Staged, une série britannico-confinée au flegme plus anglais que jamais.

Comme à son habitude, Canal+ nous propose en outre plusieurs films récents de très bonne facture tels que : Été 85, Tout simplement noir ou The Gentlemen, et de quelques productions originales comme le prometteur 6 x confiné.e.s.

L'événement du mois : Jojo Rabbit
Auréolé du succès de Thor Ragnarok chez Marvel, le réalisateur néo-zélandais Taika Waititi s'est lâché avec son film suivant. Dans Jojo Rabbit, on suit un jeune garçon dans l'Allemagne hitlérienne. Souffre-douleur de ses camarades, il s'est inventé un ami imaginaire qui n'est autre qu'Adolf Hitler. C'est le réalisateur lui-même qui interprète le dictateur, ou plutôt la tendre et délurée version imaginaire que s'en fait le petit Jojo. Lauréat de l'Oscar de la meilleure adaptation, ce film sera à découvrir à compter du 2 mars.

On est curieux : Staged
L'humour anglais n'a pas fini de nous ravir, et ce n'est pas Staged qui va nous contredire. À des années-lumière des comédies françaises bas de gamme produites pendant le confinement, cette série se déroule pourtant dans le même contexte. Au cœur de l'intrigue, les comédiens David Tennant et Michael Sheen sont contraints de communiquer et de répéter uniquement en visio alors qu'ils s'apprêtaient à monter sur les planches. Flegme, décalage et myriade de prestigieux invités font de cette courte (6 épisodes) série de la BBC une belle promesse.

On est également curieux : L'Ombre de Staline
Librement inspiré de la vie du journaliste Gareth Jones, ce drame nous plonge dans les dérives du régime soviétique, et ce dès le début des années 1930. Plus précisément, nous est présenté ici le Holodomor, ou "l'extermination par la faim" qui a eu lieu en Ukraine, causant la mort de 2,6 à 5 millions de personnes. Un thriller politique digne des grands films d'espionnage, par ailleurs coproduit en Ukraine. À découvrir le 23 mars.

Et à part ça ?
Le Rythme de la vengeance, thriller avec Blake Lively et Jude Law – 3 mars
Normis, thriller téléfilmique – 4 mars
Platini, le dernier romantique, documentaire sur le seul et l'unique Platoche – 7 mars
L'Esprit de famille, comédie dramatique avec Guillaume de Tonquédec et François Berléand – 7 mars
Mignonnes, le film qui a défrayé la chronique en dénonçant (et en montrant) l'hypersexualisation de préadolescentes – 8 mars
Tout simplement noir, comédie de et avec Jean-Pascal Zadi – 9 mars
La Fille au bracelet, drame de Stéphane Demoustier – 10 mars
The Spy, drame norvégien – 12 mars
6 x confiné.e.s, le confinement vu par une ribambelle d'artistes français – 15 mars
Été 85, romance gay en Normandie dans ce film du réalisateur François Ozon – 16 mars
Regard noir, road-movie documentaire à la recherche d’initiatives inclusives pour plus de diversité dans le cinéma – 16 mars
The Quarry, thriller psychologique – 17 mars
Inunaki, le village oublié, thriller japonais – 17 mars
Poissonsexe, comédie franco-belge avec Gustave Kervern – 18 mars
The Gentlemen, dernière réalisation en date pour Guy Ritchie, qui revient à ses premières amours de gangsters, avec Matthew McConaughey – 19 mars
A Bigger Splash, remake du film français La Piscine, par Luca Guadagnino – 19 mars
Le Coupable idéal, thriller suédois – 22 mars
Jeux d'espions, film d'action ukrainien – 23 mars
Voir le jour, comédie dramatique française – 25 mars
Bright Burn, l'enfant du mal, film de SF horrifique sur un enfant malveillant débarqué sur Terre d'un autre monde – 31 mars