Mercedes : un abonnement payant pour augmenter la puissance de sa voiture (bridée par le constructeur)









Comme BMW avant elle, la marque à l’étoile va mettre en place des options par abonnement pour des fonctionnalités qui existent déjà dans la voiture.

Les marques premium allemandes ont bien l’intention de mettre en place les options sur demande. Après BMW qui propose les sièges chauffants payants par abonnement, c’est au tour de Mercedes de s’illustrer.

La marque de Stuttgart va mettre en place, aux États-Unis, un système d’abonnement permettant de débloquer un niveau de puissance supplémentaire.

Avec le lancement de l’EQS et plus récemment de l’EQE de l’autre côté de l’Atlantique, c’est un toute nouvelle source de revenus que va explorer Mercedes.

Cette option appelée « Acceleration Increase » (augmentation de l’accélération) sera proposée sur les modèles haut de gamme, EQE et EQS ainsi que leurs déclinaisons SUV et sera facturée 100 $.

Concrètement, cette option permettra à un EQE 350 4MATIC SUV de faire passer sa puissance de 215 à 260 kW.

Ce gain se traduit par une accélération plus franche pour le modèle le mieux doté et un 0 à 100 km/h réalisé une seconde plus vite (5,2 secondes en 215 kW et 6,2 secondes en 260 kW).

Même sur l’énorme EQS SUV, l’option permet de faire descendre ce 0 à 100 km/h de 5,8 à 4,5 secondes. Le gain est conséquent, mais mérite-t-il les 1200 $ demandés chaque année ?


Un nouveau business Model pour l’industrie auto ?

Mercedes réplique ainsi au procédé mis en place par BMW concernant ses sièges chauffants. Ceux-ci sont disponibles dès l’achat de la voiture, mais désactivés. Pour en profiter, le propriétaire doit s’acquitter d’un forfait de 80 euros par mois.

En réalité, le constructeur de l’EQE et du GLA n’en est pas à son coup d’essai. Mercedes propose déjà une option par abonnement en Chine où la fonction des roues arrière directrices est soumise à un forfait. La différence ? Cette fois, la limitation intervient sur l’aspect des performances.

Les marques premium sont donc bel et bien en train de mettre en place un autre système économique autour de leurs véhicules. L’acte d’achat ne sera peut-être plus suffisant pour profiter de l’intégralité des capacités d’une voiture.

Mais comment Mercedes peut-il justifier de brider volontairement un véhicule pour ne réserver sa puissance maximale qu’aux propriétaires les plus fortunés ?

En effet, l’augmentation de la puissance ne demande aucune intervention physique sur la voiture, il s’agit d’une limitation logicielle qui peut être levée via une simple mise à jour à distance.

Concrètement, lors de l’achat, l’acquéreur paye un équipement (dans le cas présent des moteurs électriques) dont il ne peut profiter complètement. Compte tenu du tarif d’un EQS, plus de 127 000 euros tout de même, le procédé laisse songeur.











Source : Autoblog