« Elon Mode » : quelle est cette fonction secrète découverte par un hacker, que Tesla déconseille d’actionner ?
















Un pirate informatique explique avoir découvert un « mode Elon », une fonction cachée qui permettrait à une Tesla de se conduire toute seule. L’entreprise dirigée par Elon Musk reconnaît l’existence de ce mode, mais déconseille aux propriétaires de Tesla de l’utiliser.

Tesla aurait un mode secret de conduite totalement autonome, appelé « le mode Elon », avec lequel un conducteur pourrait rouler sans avoir ses mains sur le volant.

Les promesses de la vidéo de 2016, tweetée par Elon Musk, dans laquelle on pouvait voir une Tesla « se conduisant toute seule », seraient-elles enfin tenues ? Peut-être au vu de la découverte d’un pirate informatique sur une Tesla, rapporte The Verge, le 20 juin dernier.

Sur une voiture, équipée du logiciel d’aide à la conduite, appelé « Full Self-Driving », le hacker appelé @greentheonly aurait trouvé une fonction cachée après avoir passé des jours sur le code.

Il l’aurait ensuite activée et testée. Selon ce dernier qui décrit ses impressions dans un fil Twitter, le véhicule ne nécessitait absolument aucune attention de sa part pour rouler.

Fini les coups de pouce au volant qu’il faut donner lorsqu’on utilise l’Autopilot de Tesla (le système d’aide à la conduite de première génération).


Impressions after nearly 600 miles on 11.4.3 with Elon mode (could not get a non-Tesla car to try in time).
It went much better than the prior experiment obviously.
Many contributing factors. I was not as late so I did not mind as much (still ended up 5 minutes late solely
— green (@greentheonly) June 17, 2023

Ce logiciel exige normalement que le conducteur reste attentif pendant son utilisation, à tel point que certains qualifient la fréquence des contrôles de « harcèlement ».

Une caméra intérieure centrale, placée au-dessus du rétroviseur, surveille aussi le regard du conducteur.

L’objectif est de s’assurer que ce dernier a les yeux fixés sur la route, si bien qu’il est impossible de conduire avec une casquette de baseball, expliquent nos confrères.

Mais lorsque le hacker a testé le mode secret pendant près de 600 miles, soit 965 kilomètres, il n’aurait eu à effectuer ni contrôle, ni « supervision ».

Selon nos confrères, ce dernier conduisait vraisemblablement une Tesla appartenant à l’entreprise, un ancien Model X.

Pendant son trajet, le hacker, qui a publié une vidéo sur YouTube dans laquelle on peut le voir sur le siège conducteur, sans les mains sur le volant, aurait même envisagé de lire un livre ou de naviguer sur un site web.





Un outil en développement en interne ?

Parmi les indications que greentheonly fournit dans ses tweets, le hacker indique quelques défauts a priori sans gravité : sa vitesse aurait été lente sur l’autoroute, avec des changements de voie aléatoire. Seul risque en vue : celui de provoquer la colère des conducteurs voisins, plaisante le pirate informatique.

S’agit-il d’un mode réservé uniquement à Elon Musk ou testé à petite échelle par l’équipe de la R&D ?

Difficile à dire, mais cela pourrait suffire à raviver l’espoir des propriétaires de Tesla qui pourraient bientôt se placer sur le siège conducteur sans avoir à réellement conduire.

En décembre dernier, Elon Musk avait rappelé que le temps de la voiture véritablement autonome viendrait bientôt… comme il le fait depuis 2016, malgré les actions en justice qui estiment pour certaines qu’il s’agit de publicité mensongère.

D’autres actions ont aussi été lancées après des accrochages.

En février dernier, Tesla avait procédé à un rappel volontaire de 362 758 de ses véhicules aux États-Unis, avertissant que son système de « Full Self-Driving » actuellement en version bêta pouvait provoquer des accidents.

L’entreprise a ensuite opéré une mise à jour pour corriger le problème.

Quelques heures après la publication de son tweet, Tesla a publié une déclaration, reconnaissant l’existence de cette fonctionnalité, rapporte Inside Telecom, ce mercredi 21 juin.

L’entreprise d’Elon Musk a souligné qu’il s’agissait d’un outil de développement interne normalement inaccessible au grand public, qui aurait été laissé par inadvertance sur certaines versions logicielles spécifiques.

L’entreprise a déconseillé aux utilisateurs d’utiliser cette fonction secrète, en invoquant des problèmes de sécurité et des conséquences juridiques potentielles.















Source : The Verge