En optant pour un VPN, les internautes font le choix d’une connexion anonyme et sécurisée. Toutefois, les instabilités de la connexion Internet peuvent avoir raison de la protection VPN et exposer les données privées des utilisateurs et utilisatrices sans qu’ils s’en rendent compte.
C’est ici qu’intervient le kill switch, option aujourd’hui indispensable pour garantir la sécurité et l’intégrité d’informations personnelles, sensibles et confidentielles.
On trouve même le kill switch au sein des VPN gratuits.
Des activités en ligne étroitement surveillée
Traditionnellement, lorsque l’on navigue sur le web, la connexion quitte l’ordinateur ou l’appareil mobile, passe par les serveurs du FAI, interroge les serveurs du domaine appelé et retourne la réponse en empruntant le chemin inverse.
Dans cette configuration, plusieurs entités accèdent à différentes données et métadonnées permettant d’identifier l’internaute et de tracer ses activités en ligne.
On pense en premier lieu au fournisseur d’accès à Internet, chargé d’attribuer une adresse IP à l’appareil qui se connecte à Internet.
Ce numéro d’identification sert à la fois à établir la communication entre deux ordinateurs (ici, le PC ou l’appareil mobile d’où part la requête et les serveurs du site web contacté), et à lier la connexion à un contrat d’abonné.
Le FAI est également en mesure de surveiller le trafic transitant par ses serveurs.
Bien qu’il ne puisse pas accéder au contenu de la requête en tant que tel, il relève les heures et temps de connexion, détermine les adresses des pages web consultées, prend connaissance des données de géolocalisation, sait quel type d’appareil est utilisé pour surfer.
Il faut par ailleurs savoir qu’en France, la loi oblige les FAI à recueillir et conserver ces données de connexion pendant un an.
Les sites web visités, quant à eux, accèdent aux informations de géolocalisation de l’internaute et déduisent le type d’appareil utilisé pour se connecter grâce à son adresse IP publique.
Ils consignent également les activités en ligne de leurs visiteurs (dates et heures de connexions, temps passé sur une page, nombre de pages vues), croisent les informations historisées dans le temps, affinent les profils utilisateur esquissés et tirent leurs revenus de la revente de ces données à des annonceurs tiers.
Trackers des sites web
S’invite parfois un troisième indésirable : le hacker.
Capable de pirater les connexions non sécurisées, notamment celles établies par les Wi-Fi publics, il peut facilement injecter virus et autres programmes malveillants sur l’appareil de l’internaute en vue de récupérer des informations confidentielles (codes bancaires, identifiants personnels, etc.).
Connexion VPN, données privées 100% sécurisées ?
L’une des solutions permettant de contrer ces formes de surveillance plus ou moins inquiétantes consiste à utiliser un VPN.
Ces services prônant l’anonymat et la sécurité des données privées agissent en intermédiaire entre le FAI et le reste du web.
Cet intermédiaire consiste en un serveur chiffré et sécurisé, allouant une adresse IP factice à l’internaute qui souhaite surfer sans se sentir espionner.
Dans le détail, le FAI sait toujours que ses abonnés initient une connexion Internet à date et heure précises.
En revanche, en lieu et place de l’adresse des sites visités, c’est l’adresse du serveur VPN qui lui est retournée.
Même leurre pour les sites web consultés qui n’accèdent plus à l’IP de l’utilisateur ou de l’utilisatrice, mais à celle prêtée par le VPN.
On rappelle à toutes fins utiles qu’un serveur VPN attribue généralement une IP identique à plusieurs internautes (IP partagée).
Le trafic individuel est, de fait, noyé dans la masse d’utilisateurs actifs sur un même serveur.
La connexion entre l’ordinateur, ou l’appareil mobile, et le serveur VPN se fait grâce à l’établissement d’un tunnel chiffré, isolé du reste du trafic Internet, à l’intérieur duquel circulent les paquets de données, également chiffrés.
Ce double verrouillage doit permettre de protéger les informations sensibles contre toutes tentatives d’interceptions, qu’elles émanent de pirates informatiques ou d’autorités officielles.
Le trafic sortant du serveur VPN est, quant à lui, déchiffré avant de transiter sur le réseau public.
Toutefois, dans la mesure où il est rattaché à l’IP fournie par le VPN, il reste très difficile d’en déterminer l’origine.
Tunnel chiffré du VPN
Malgré tout, la protection apportée par un VPN repose sur un autre critère indépendant du service : la qualité de la connexion Internet.
En théorie, tant que la connexion est stable, le tunnel VPN reste efficace.
En revanche, une panne de courant, un changement de réseau insignifiant, un redémarrage inattendu de la box, une imperceptible perte de signal risquent de déconnecter le VPN et d’exposer temporairement l’identité et les données privées des internautes tant que la connexion au service de sécurité n’a pas été rétablie.
Le kill switch, l’indispensable des VPN sérieux
Dans un second temps, le kill switch préserve le secret autour de l’identité réelle de l’internaute.
L’interruption de la connexion VPN pourrait en effet révéler la véritable adresse IP des utilisateurs et utilisatrices auprès des sites web consultés, mais également leur géolocalisation.
Des informations de valeur permettant de constituer le socle d’un profil monétisable, comme expliqué précédemment.





Tunnel chiffré du VPN
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