Le service de vidéo à la demande est à la recherche de nouveaux abonnés et l'idée d'attirer avec une formule 100% gratuite fait son chemin.
Comment Netflix peut-elle transformer son succès en cash? Les responsables de la plateforme se creusent les méninges pour pouvoir davantage monétiser cette réussite. D'abord en augmentant les tarifs premium, au risque de voir certains utilisateurs résilier leur abonnement. Coup de poker fin 2023: la plateforme lance une offre bon marché mais avec des pubs (une option qui n'a pas été développée au Luxembourg).
Un peu en porte-à-faux par rapport à sa philosophie initiale de ne proposer que des contenus «purs». Mais les téléspectateurs sont au rendez-vous et s'abonnent en masse, au-delà des espérances de la direction (40 millions d'abonnés en plus début janvier contre 15 espérés).
Et s'il y avait donc un fil à tirer pour doper le nombre d'abonnés et enfin peser sur le marché publicitaire? Netflix est aujourd'hui un nain en la matière, très (très) loin d'un YouTube, Disney, Paramount ou encore même Amazon, souligne Bloomberg. Alors qu'il est un acteur incontournable du secteur de la vidéo à la demande.
Toujours selon Bloomberg, la direction pense donc à une formule 100% gratuite qui pourrait intéresser des personnes qui n'ont jamais envisagé de s'abonner. Et ainsi gonfler son nombre d'utilisateurs et enfin voir gonfler ses revenus publicitaires. Une telle offre a été testée l'année dernière au Kenya mais a été rapidement abandonnée. Cette version totalement gratuite serait envisagée dans des pays ciblés où la télévision gratuite est populaire comme en Allemagne ou encore au Japon.
À contre-courant de ce qu'ont fait ses concurrents: Amazon et Disney ont par exemple imposé la publicité à leurs abonnés en les invitant à payer plus cher pour une version sans réclame. Un choix gagnant puisque, rapporte Bloomberg, 75% des téléspectateurs de Prime Vidéo regardent désormais la version avec pub. Ce qui permet à Amazon de peser davantage sur le marché publicitaire.