La course s'emballe : Blue Origin est très bien partie pour se poser sur la Lune avant SpaceX




C’est un pas de plus vers le retour de l’humanité sur la Lune. L'atterrisseur Blue Moon Mark 1 (MK1), baptisé Endurance, vient de valider sa résistance aux conditions extrêmes de l’espace.


Il y a quelques semaines, la NASA revoyait totalement les plans du programme Artemis.

Il est désormais question d’implanter une base permanente sur notre satellite et pour cela, l’agence mise sur l’envoi de nombreux vaisseaux automatisés pour préparer le terrain aux astronautes d’Artemis IV.

Parmi eux, Blue Moon MK1 de Blue Origin.


Étape charnière

Et il vient justement de franchir une étape décisive.

Blue Origin a annoncé qu’Endurance a complété ses tests dans une chambre à vide du Johnson Space Center de la NASA, à Houston dans le Texas.

Il s’agit de l’une des plus grandes installations de vide thermique au monde.

Objectif : recréer au sol les conditions que le vaisseau rencontrera dans l’espace, en simulant à la fois le vide et les températures extrêmes auxquelles il sera exposé lors de son vol vers la Lune.

Ces essais ont permis aux ingénieurs d’évaluer les performances des systèmes embarqués et de vérifier l’intégrité structurelle et thermique de l’engin avant son lancement, prévu dès la fin de l’année.

Mais cela va aussi dépendre de la fusée New Glenn de Blue Origin, clouée au sol jusqu’à nouvel ordre à cause d’un dysfonctionnement rencontré lors de son 3e vol.

« La NASA et Blue Origin mettront à profit les enseignements tirés de la conception, de l’intégration et des essais du MK1 pour soutenir les futures missions Artemis, qui permettront de renvoyer des astronautes américains sur la Lune », indique l’agence spatiale américaine.


La fusée New Glenn de Blue Origin. ©Blue Origin



Tout est encore ouvert

Car MK1 servira bien entendu à concevoir MK2, un alunisseur qui sera lui conçu pour transporter des êtres humains jusqu’à la surface lunaire.

Et l’enjeu est majeur, alors que Starship de SpaceX n’est toujours pas opérationnelle.

Pour rappel, tout reste encore ouvert pour la suite : si Artemis III doit permettre de valider les systèmes d’amarrages des deux alunisseurs en orbite, Artemis IV doit poser des astronautes sur la Lune en 2028.

Si SpaceX devait initialement s’en charger en première, la NASA a rebattu les cartes : l’entreprise choisie sera celle qui sera prête avant l’autre.

Nul doute que Jeff Bezos et Elon Musk sont sur le pied de guerre.