Les violations de données personnelles, nouvel axe d’effort du « Cybermois » de l’année 2026




Selon un sondage du groupement d’intérêt public, près de 45% des français ont été informé d’une fuite de leurs données personnelles en 2026.


Une « bascule majeur ».

Le groupement d’intérêt public Cybermalveillance veut mettre cette année l’accent sur les violations de données personnelles à l’occasion de la nouvelle édition du « Cybermois », cette opération de sensibilisation à la sécurité informatique menée durant le mois d’octobre depuis 14 ans.

« Les violations de données personnelles touchent désormais près de la moitié de la population », alerte en effet Cybermalveillance.

Un constat qui s’appuie sur les résultats de son troisième baromètre sur la perception cyber des Français, réalisé avec Ipsos Digital.

Le taux de Français informés d'une fuite de leurs données personnelles est passé de 30 % en 2025 à 45 % en 2026 », détaille la structure.

Cette dernière est chargée d’assister les victimes, de prévenir les risques et de sensibiliser, et enfin d’observer et anticiper le risque numérique.


Ampleur floue

Des chiffres bienvenus. Objectivé notamment par la hausse des violations de données signalées à la Cnil, l’ampleur du phénomène des fuites de données reste en effet floue.

Certes, certaines entreprises communiquent autour de classements peu flatteurs pour l’Hexagone, mais sans que leurs données ne fassent consensus.

Le phénomène des violations de données de grande ampleur était pointé dès 2024 par la Cnil.

L’Anssi a récemment déploré une « évolution majeure » de la cybermenace et annoncé un redéploiement de ses moyens.

Cette série noire des fuites de données se poursuivant, Cybermalveillance anticipe déjà « une hausse continue » de ce taux des français concernés « pour les prochains mois ».


Support d’assistance

Résultat : le groupement d’intérêt public veut mieux sensibiliser avec un nouveau support pratique conçu avec la Cnil.

Dénommé « Violation de données personnelles, que faire en 3 étapes clés », ce document se présentera sous la forme d’une liste.

Le dépliant, diffusé au public à partir du 1er octobre, détaille ainsi les actions à mener en cas de divulgation de données personnelles, « du premier jour à J+30 ».

Ce parcours « pour se protéger efficacement » est « complété par des conseils pratiques à adopter au quotidien afin de renforcer sa cybersécurité ».

Une façon « d’accompagner les victimes et de les aider à anticiper les risques », résume Cybermalveillance.

Certes, les personnes interrogées dans son sondage expliquent avoir davantage de vigilance face aux sollicitations, ou avoir changé leurs mots de passe et renforcé la surveillance de leurs comptes bancaires.

Mais, estime le groupement d'intérêt public, il reste encore du travail à faire pour que les bonnes pratiques soient mises en oeuvre « par l’ensemble de nos concitoyens ».